وثيقة - نشرة أخبار عقوبة الإعدام: يناير/كانون الثاني – فبراير/شباط 2009
BULLETIN PEINE DE MORT
SOMMAIRE
AFRIQUE
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AMÉRIQUES
PAGE 2
ASIE
PAGE 3
MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD
PAGE 4
ACT 53/002/2009
BULLETIN PEINE DE MORT
JANVIER-FÉVRIER 2009
Adans ce numÉro
Ce Bulletin peine de mort d’Amnesty International expose les principaux événements relatifs à la peine de mort sur la période du 1er janvier au 28 février 2009. Il présente une mise à jour de la situation au Ghana, au Nigeria, en Ouganda, en Zambie, aux États-Unis, au Nicaragua, en Chine, au Japon et en Iran.
FRIQUE
NIGERIA-
Élargissement DU CHAMP D'APPLICATION DE
LA PEINE DE MORT
Cinq États du sud du Nigeria procèdent à la révision de leur législation et de leur Code criminel en vue de rendre l'enlèvement passible de la peine de mort. Cette démarche bafoue les obligations et les engagements internationaux du Nigeria en matière de droits humains, aux termes desquels la peine de mort ne doit être imposée que pour les crimes les plus graves. Ces États s'efforcent ainsi de réagir publiquement à l'augmentation du nombre d'enlèvements dans la région du delta du Niger au cours des derniers mois.
Le 13 janvier 2009, le gouverneur de l'État d'Abia, Theodore Orji, a promulgué le Code criminel de 2008, rendant l'enlèvement passible de la peine capitale. De même, le 19 février, l'Assemblée de l'État d'Enugu a adopté un projet de loi portant modification du Code criminel de 2004.
L
e 26 février, Aniekan
Umanah, commissaire à l'information et à la réorientation de l'État
d'Akwa-Ibom, a déclaré à l'agence de presse du Nigeria (NAN) que
son gouvernement allait soumettre à l'Assemblée de l'État un projet
de loi prévoyant la peine de mort pour les auteurs d'enlèvements.
Le 3 mars, le Parlement de l'État de Rivers a adopté la loi de
2009 relative aux enlèvements et à la prohibition, promulguée par
le gouverneur de l'État Rotimi Amaechi le 10 mars.
L
OUGANDA- L'IMPOSITION OBLIGATOIRE DE LA PEINE DE MORT JUGÉE INCONSTIITUTIONNELLE
Le 21 janvier 2009, la Cour suprême de l’Ouganda a confirmé la décision rendue par la Cour constitutionnelle du pays, qui avait estimé que l'imposition obligatoire de la peine de mort était inconstitutionnelle. La Cour suprême a cependant précisé que ce châtiment était en soi conforme à la Constitution. Cet arrêt fait suite aux recours présentés par le gouvernement contre la décision rendue en 2005 par la Cour constitutionnelle qui stipulait que l'imposition obligatoire de la peine de mort était inconstitutionnelle. En 2005, plus de 400 condamnés à mort avaient formé des recours. La Cour a également indiqué, dans le cadre de cette même décision, que les peines capitales obligatoires prononcées contre la grande majorité des plus de 400 condamnés ayant présenté un recours dans cette affaire devaient être commuées en peines de réclusion à perpétuité.
.
En janvier 2009, le gouvernement d'Anambra a fait part de son intention d'élargir le champ d'application de la peine capitale et d'ajouter l'enlèvement aux crimes passibles de ce châtiment.
Cette évolution contredit la déclaration du ministre nigérian des Affaires étrangères qui affirmait le 9 février, lors de la 4e session de l'Examen Périodique Universel des Nations unies, que « le Nigeria continue d'observer un moratoire qu'il s'est lui-même imposé sur l'application de la peine de mort ».
D
BONNE NOUVELLE !
DES CONDAMNATIONS À MORT COMMUÉES AU GHANA ET EN ZAMBIE
Au Ghana, le 6 janvier 2009, le président sortant John Kufuor a commué toutes les condamnations à mort en peines de réclusion à perpétuité, tandis que le 13 janvier le président de la Zambie commuait les sentences capitales prononcées contre 53 prisonniers en peines d’emprisonnement.
Si aucune exécution n’a eu lieu au Ghana depuis 1993 et en Zambie depuis 1997, la peine de mort demeure inscrite dans la loi et des condamnations à mort sont toujours prononcées dans les deux pays.
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AMÉRIQUES
États-Unis, OHIO - JEFFREY HILL A ÉtÉ GRACIÉ
L
e 12 février, le gouverneur de
l'Ohio, Ted Strickland, a octroyé une
grâce à Jeffrey Hill. Cet homme devait être exécuté le 3 mars.
Il a été condamné à mort en 1992 pour le meurtre de sa mère, Emma
Hill, commis en 1991. Le 6 février, le Comité des grâces et
des libérations conditionnelles de l'Ohio avait recommandé de
manière non contraignante au gouverneur Ted Strickland de commuer
la condamnation à mort de Jeffrey Hill en une peine de réclusion à
perpétuité, avec la possibilité de bénéficier d'une libération
conditionnelle au bout de vingt-cinq ans.
L
LE NICARAGUA RATIFIE LE DEUXIEME PROTOCOLE FACULTATIF SE RAPPORTANT AU PACTE INTERNATIONAL RELATIF AUX DROITS CIVILS ET POLITIQUES
Le 25 février 2009, le Nicaragua a ratifié le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant l’abolition de la peine de mort. Cet État avait signé le Protocole le 21 février 1990.
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ASIE
CHINE- UN HOMME SOUFFRANT D'UN HANDICAP MENTAL CONDAMNÉ À MORT
D'après des articles parus dans les médias, le 17 février 2009, un tribunal de la province du Hubei, dans le centre de la Chine, a condamné à mort Zhang Jinfu, qui souffre de schizophrénie, pour le meurtre de six personnes.
M
algré le témoignage d'un
expert de l'hôpital provincial du Hubei, le tribunal l'a reconnu
coupable de meurtre conformément au Code pénal chinois, selon
lequel les personnes souffrant d'une maladie mentale peuvent être
tenues comme pénalement responsables si elles n'ont pas
complètement perdu la capacité de se rendre compte de leur conduite
au moment de la commission du crime ou de la contrôler. Toutefois,
leur sanction peut être allégée.
D
JAPON- QUATRE EXÉCUTIONS
Le ministre de la Justice japonais a signé les ordres d’exécution émis contre quatre hommes, qui ont été pendus le 29 janvier 2009 dans trois centres de détention. C’est la deuxième fois que le ministre de la Justice Eisuke Mori, qui a pris ses fonctions le 24 septembre 2008, autorise des exécutions.
Ces derniers événements confirment l’accélération des exécutions qui s’est traduite par la mise à mort de 15 personnes en 2008.
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MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD
IRAN- EXÉCUTION D'UN AUTRE MINEUR DÉLINQUANT
Le 21 janvier 2009, les autorités iraniennes ont exécuté Mola Gol Hassan, ressortissant afghan, pour un crime commis alors qu'il avait dix-sept ans. L'exécution de mineurs délinquants est prohibée au titre de la Convention relative aux droits de l'enfant et de l'article 6-5 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques : « Une sentence de mort ne peut être imposée pour des crimes commis par des personnes âgées de moins de 18 ans et ne peut être exécutée contre des femmes enceintes. »
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La version originale en langue anglaise de ce document a été
publiée par Amnesty International, Secrétariat international, Peter
Benenson House, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni, sous le titre :
Death Penalty News January-February
2009
La version en langue française a été traduite et diffusée aux
sections francophones et au Secrétariat international
par LES ÉDITIONS FRANCOPHONES D'AMNESTY INTERNATIONAL
– ÉFAI – mars 2009
V
ous pouvez consulter notre site Internet à l'adresse
suivante : http://www.amnesty.org/fr
MARS 2009
ACT 53/002/2009