وثيقة - Bolivia: Fear for safety/Ill-treatment/Medical concern - Margarita Terán
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 000758 – AMR
18/013/00
AU 362/00
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ / MAUVAIS TRAITEMENTS / PRÉOCCUPATIONS
POUR LA SANTÉ
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BOLIVIE |
Margarita Terán (f), 18 ans, militante d'une association de femmes |
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Londres, le 27 novembre 2000
Deux femmes policiers ont essayé de nuit d'emmener la militante Margarita Terán hors de la prison où elle est incarcérée. Amnesty International craint qu'elles n'aient tenté de la faire « disparaître » et est préoccupée par la sécurité de cette militante.
Le 22 novembre, deux femmes encagoulées appartenant à la police se sont apparemment rendues à la prison pour femmes de San Sebastián, à Cochabamba, où Margarita Terán est détenue depuis le 13 novembre. Elles ont tenté de l'emmener de force à trois reprises entre minuit et 4 heures du matin, mais elles en ont été empêchées par d'autres prisonnières, qui ont menacé de déclencher une émeute si Margarita Terán était emmenée.
D'après les informations recueillies, Margarita Terán a été frappée à coups de poing, rudoyée et injuriée. Elle a été contrainte à dormir dehors, alors qu'elle souffre de tuberculose. L'administration pénitentiaire l'a également maintenue une journée à l'isolement pour l'empêcher de parler avec des journalistes.
Margarita Terán est une des responsables de la Federación Unica de Mujeres "Centrales Unidas" del Trópico de Cochabamba, une association de femmes. Elle a été appréhendée en compagnie d'un autre militant, Leonardo Romero, et d'une vingtaine d'autres personnes au début du mois de novembre. Tous avaient été initialement relâchés à condition de se présenter à la police à une date ultérieure. Toutefois, lorsque Margarita Terán et Leonardo Romero se sont exécutés, ils ont été arrêtés, en se voyant apparemment accusés d'avoir organisé la récente mise en place de barrages sur certaines des principales routes de la région du Chaparé, au niveau desquels un membre des forces de sécurité et sa femme ont été tués. Leonardo Romero est détenu dans une autre prison.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Les brutalités policières constituent une pratique généralisée en Bolivie, où au moins une personne est morte en garde à vue en 1999. Dans la région du Chaparé, les forces de sécurité ont commis de graves violations des droits humains contre des cultivateurs de coca et d'autres paysans, alors qu'elles tentaient d'imposer la mise en œuvre d'un programme gouvernemental de destruction des plantations de coca.
En avril, des paysans et d'autres militants ont bloqué les principales routes de la région du Chaparé, demandant que le gouvernement propose d'autres politiques de développement, applique les accords conclus avec les organisations paysannes, démilitarise la zone et respecte les droits fondamentaux des cultivateurs de coca. Alors qu'elles tentaient de réprimer ce mouvement de protestation, les forces de sécurité ont fait un usage abusif de la force, tuant apparemment dix paysans, dont un enfant, blessant plus de 60 personnes et procédant à plus de 200 arrestations arbitraires.
Les contestataires ont de nouveau manifesté en septembre, bloquant les routes une fois de plus. Cette fois-ci, les forces de sécurité ont tué neuf paysans. Deux responsables de l'application des lois ont également été tués et les corps de quatre soldats ainsi que de la femme de l'un d'entre eux, qui avaient été portés disparus à ce moment-là, ont été retrouvés ultérieurement. Ces cadavres portaient des marques de torture.
ACTION RECOMMANDÉE : télégramme / aérogramme / lettre par avion / fax (en espagnol ou dans votre propre langue):
– exhortez les autorités à garantir la sécurité de Margarita Terán et à veiller à ce que son éventuel transfert de la prison pour femmes de San Sebastián se fasse en bonne et due forme ;
– dites-vous préoccupé par les informations selon lesquelles elle a été maltraitée et contrainte à dormir dehors, alors qu'elle souffre de tuberculose ;
– demandez instamment qu'elle ne soit plus maltraitée et qu'elle bénéficie des soins requis par son état de santé ;
– demandez à être informé des éventuelles charges retenues contre Margarita Terán et Leonardo Romero ;
– appelez les autorités à ouvrir sans délai une enquête impartiale et efficace sur les homicides dont ont été victimes tant des civils que des militaires au cours des récents mouvements de protestation, à rendre publics les résultats de ces investigations et à traduire en justice les responsables présumés.
APPELS À :
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Directrice de la prison pour femmes de San Sebastián : Sra. Gobernadora de la Cárcel de San Sebastián Mayor Lidia Senzano Cochabamba, Bolivie Formule d'appel : Sra. Gobernadora, / Madame la Directrice,
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Ministre de l'Intérieur : Sr. Ministro de Gobierno Guillermo Fortún Ministerio de Gobierno Av. Arce esq. Belisario Salinas La Paz, Bolivie Fax : + 59 12 442 589 Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre, |
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Ministre de la Justice : Sr. Ministro de Justicia Luis Vásquez Ministerio de Justicia Palacio de Comunicaciones Piso 6 Avenida Mariscal Santa Cruz La Paz, Bolivie Fax : + 59 12 392 982 (Si un correspondant vous répond, dites : « Fax, por favor », et attendez le signal sonore.) Formule d'appel : Sr. Ministro, / Monsieur le Ministre,
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COPIES À :
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Organisation non gouvernementale (ONG) : Red Andina de Información 25 de Mayo, entre Jordan y Colama Edif. Cine Avaroa 3er piso, Casilla 4817 Cochabamba, Bolivie Fax : + 59 14 252 835 |
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Médiatrice : Defensora del Pueblo Ana María Romero de Campero Calle Heriberto Gutierrez 2374, Casilla 792 La Paz, Bolivie
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ainsi qu'aux représentants diplomatiques de la Bolivie dans votre pays. |
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PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 8 JANVIER 2001, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT
ENCORE INTERVENIR. MERCI.