وثيقة - ????: ???? ?? ??? ????????? ?? ?????????
Amnesty International
BULLETIN D'INFORMATIONS 051/00
30 mars 2000
CUBA
Les dissidents sont en butte à de nouvelles formes de harcèlement
Index AI : AMR 25/009/00
Embargo : 30 mars 2000
Incarcérations, menaces, expulsions du domicile, interdiction de quitter le territoire… Pour être de plus en plus rarement frappés de lourdes peines d’emprisonnement, les dissidents cubains n’en font pas moins l’objet de diverses autres mesures punitives, a déclaré ce jour (jeudi 30 mars 2000) Amnesty International à l’occasion de la parution du rapport intitulé Cuba. Short term detention and harassment of dissidents [en cours de traduction].
« Si le nombre de prisonniers d’opinion est en baisse à Cuba et si les lourdes peines d’emprisonnement que les autorités avaient coutume d’imposer aux dissidents se font de plus en plus rares, les détentions de courte durée se généralisent, de même que d’autres formes de harcèlement, a précisé l’organisation de défense des droits humains.
« Les modalités de la répression ont peut-être évolué, mais la liberté d’organiser des réunions, d’exprimer des points de vue ou de former des organisations en marge de la ligne gouvernementale n’en demeure pas moins soumise à de fortes restrictions à Cuba. »
Dans son rapport, Amnesty International fait état des préoccupations que lui inspirent les mesures punitives infligées à des individus dont le seul tort est d’avoir exercé leurs libertés fondamentales. L’Organisation rend notamment compte de cas d’exil forcé, de manœuvres d’intimidation, d’agressions, d’expulsions, de pertes d’emploi, de restrictions à la liberté de circulation, d’interrogatoires, de placements en résidence surveillée, de perquisitions au domicile et d’écoutes téléphoniques.
L’Organisation mentionne notamment le cas de 260 dissidents arrêtés à l’occasion du sommet ibéro-américain qui s’est tenu l’an dernier à La Havane. Neuf d’entre eux demeurent en détention et sont considérés par Amnesty International comme des prisonniers d’opinion.
« Tous les citoyens cubains doivent pouvoir jouir sans restriction de la liberté d’expression, d’association et de réunion ; les journalistes, les défenseurs des droits humains et les militants politiques ne doivent pas faire exception », a conclu l’Organisation, réitérant à cette occasion son appel en faveur de la libération de l’ensemble des prisonniers d’opinion. ?
Pour obtenir de plus amples informations, organiser un entretien ou recevoir un exemplaire du rapport Cuba. Short term detention and harassment of dissidents [en cours de traduction], veuillez contacter le service de presse d'Amnesty International, à Londres, au 44 207 413 5562. Vous pouvez aussi consulter le site de l’Organisation à l’adresse suivante : http://www.amnesty.org.