تقرير منظمة العفو الدولية لعام  2012
حالة حقوق الإنسان في العالم

وثيقة - JAHANGIR ALAM AKASH. Bangladesh: Defensor de los derechos humanos torturado se enfrenta a la cárcel.

Bangladesh

DÉJÀ TORTURÉ, UN DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS RISQUE LA PRISON

JAHANGIR ALAM AKASH




AMNESTY INTERNATIONAL

Document public

ASA 13/007/2008

ÉFAI



Décembre 2008


© Jahangir Alam Akash




« Ils lui ont tiré dans les deux jambes, chez lui, devant sa fille et sa femme.J'ai dénoncé ce qui s'est passé, et ils m'ont torturé. »

Jahangir Alam Akash



Jahangir Alam Akash, journaliste et responsable de deux organisations locales de défense des droits humains, a été arrêté en octobre 2007 dans la ville de Rajshahi, dans l'ouest du pays. Détenu pendant plus d'un mois, il a été torturé par le Bataillon d'action rapide (RAB), la force d'élite de la police du Bangladesh.


Son arrestation avait fait suite à un reportage télévisé de mai 2007, dans lequel il révélait que des agents du RAB avaient tiré sur un homme non armé.L'épouse de la victime décrivait dans les détails comment les agents du RAB avaient fait irruption dans sa maison et tiré dans les jambes de son mari avant de l'emmener. Dès le lendemain de la diffusion du reportage, Jahangir Alam Akash a commencé à être harcelé par le RAB.


« Un responsable du RAB m'a appelé au téléphone.Il était grossier et en colère à cause de mon reportage, et il a menacé de me punir. »


En janvier 2008, Jahangir Alam Akash a raconté qu'alors qu'il se trouvait aux mains du RAB il avait été soumis à des décharges électriques, frappé à coups de bâton sur la plante des pieds et suspendu au plafond, les mains attachées.


Jahangir Alam Akash a été inculpé de chantage ; cette accusation est considérée par de nombreuses personnes comme fausse et motivée par des considérations politiques.Depuis sa remise en liberté – sous caution –, des agents du RAB ont tenté de faire annuler cette libération en invoquant des règlements d'exception qui interdisent toute libération sous caution. Il a perdu son emploi et il a peur de rester dans sa ville, Rajshahi, de crainte d'être à nouveau arrêté.


On assiste au Bangladesh à une pratique qui consiste à faire taire les défenseurs des droits humains en les inculpant d'infractions forgées de toutes pièces. Plusieurs dizaines de personnes se retrouvent ainsi poursuivies devant les tribunaux et devant le risque d'être à nouveau arrêtées. Un avocat qui avait contribué à obtenir la libération sous caution de Jahangir Alam Akash s'est plaint d'avoir lui aussi été harcelé, le RAB ayant été à l'origine d'une inculpation dont il a fait l'objet.


Bien qu'impliqués dans des violations des droits humains, des agents du RAB continuent à œuvrer en toute impunité.


AGISSEZ !


Demandez au chef du gouvernement du Bangladesh :

  • de faire cesser le harcèlement de Jahangir Alam Akash et de son avocat, et de les protéger contre toute arrestation motivée par des considérations politiques, et contre la torture ;

  • de faire en sorte que les poursuites visant Jahangir Alam Akash soient abandonnées, leur but étant de l'empêcher d'user de son droit légitime de défendre les droits humains ;

  • de veiller à ce qu'une enquête soit menée sur toutes les informations faisant état de torture et d'en traduire les auteurs en justice.




Veuillez écrire à :

Dr Fakhruddin Ahmed

Chief Adviser

Office of the Chief Adviser

Tejgaon

Dacca

Bangladesh

Formule d'appel : Dear Chief Adviser, / Monsieur,


Amnesty International ASA 13/007/2008 - ÉFAI