وثيقة - Indonesia: Estudiantes Indonesios pueden ser víctimas de desalojo forzoso.
AU 292/09, ASA 21/018/2009 – Indonésie 2 novembre 2009
ACTION URGENTE
DES ÉTUDIANTS INDONÉSIENS RISQUENT UNE EXPULSION FORCÉE
Environ 900 étudiants d'une université chrétienne à Djakarta, la capitale de l'Indonésie, risquent d'être expulsés de force très prochainement d'un site provisoire où ils habitent et étudient. Au moins 17 d'entre eux observent une grève de la faim. Les autorités de Djakarta ne leur ont pas proposé de solution de relogement convenable, si bien qu'ils pourraient être contraints de dormir dehors.
Ces étudiants, inscrits à l'université chrétienne Sekolah Tinggi Ilmu Teologi Injil Arastamar (STT Setia) de Djakarta, risquent d'être expulsés de force d'ici quelques jours de l'ancien bureau du maire de Djakarta-Ouest, dans le quartier de Grogol. La municipalité a récemment perdu la propriété de ce site à la suite d'un litige avec une société privée. L'alimentation en électricité et en eau a été coupée dans ce bâtiment le 26 octobre, même si les autorités ont placé des réservoirs d'eau à l'extérieur. Le maire a proposé que les étudiants s'installent sur un autre site provisoire, un ancien centre de transit pour migrants situé dans le nord de Djakarta.Cependant, l'administration de l'université STT Setia affirme que ce bâtiment est trop délabré pour que des personnes puissent y loger et étudier.
Au moins 1 400 étudiants originaires de différentes provinces ont été évacués du campus de Setia en juillet 2008, lorsque celui-ci a été attaqué par des villageois et d'autres personnes qui étaient liés, semble-t-il, à des sections du Front des défenseurs de l'islam (FPI), un groupe islamiste radical.
C'est la deuxième fois en un mois que certains de ces étudiants ont reçu un avis les sommant de quitter les lieux dans les plus brefs délais. Environ 700 d'entre eux se sont installés dans le bâtiment de Grogol ces trois dernières semaines, après avoir été expulsés d'un campement à Djakarta-Est. Plus de 1 000 étudiants de l'université de Setia logent dans des locaux provisoires dépourvus d'installations sanitaires adaptées, sans accès à l'eau salubre et aux services de santé.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en bahasa indonesia ou dans votre propre langue) :
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exhortez les autorités à ne pas expulser de force les quelque 900 étudiants de l'université STT Setia qui logent dans l'ancien bureau du maire de Djakarta-Ouest ;
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demandez-leur de garantir que tous les étudiants de Setia bénéficieront d'une solution de relogement adaptée, en ayant notamment accès à l'eau salubre, à des installations sanitaires et à des services de santé ;
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appelez-les à protéger tous les étudiants de Setia d'une expulsion forcée et à mener une véritable consultation des personnes concernées, ainsi qu'à mettre fin immédiatement à toutes les expulsions forcées ;
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priez-les instamment de prendre des mesures pour que l'université de Setia puisse poursuivre ses activités en toute sécurité dans ses propres locaux, ou bien de trouver une solution convenable qui garantira la sécurité de l'occupation et une protection contre les menaces futures de harcèlement ou d'expulsion ;
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engagez-les à mener dans les meilleurs délais une enquête impartiale sur les attaques commises contre l'université de Setia en juillet 2008 et sur les informations indiquant que la police n'a pas protégé le personnel et les étudiants.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 14 DÉCEMBRE 2009 À :
Gouverneur adjoint de Djakarta :
Prijanto
The City Jakarta Administration
Jl. Medan Merdeka Selatan 8-9
Blok G Lantai 3 Jakarta, Indonésie
Fax : +62 21 3848850
Courriers électroniques : dkiweb@jakarta.go.id
Formule d'appel : Dear Deputy Governor, / Monsieur le Gouverneur adjoint,
Chef des services municipaux de l'éducation de Djakarta :
Taufik Yudi Mulyanto
Jalan Gatot Subroto Kavling 40-41, Jakarta Selatan 12950,
Jakarta, Indonésie
Fax : +62 21 5204039
Courriers électroniques : dki@jakarta.go.id
Formule d'appel : Dear Mr Taufik, / Monsieur,
COPIES aux représentants diplomatiques de l'Indonésie dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
ACTION URGENTE
DES ÉTUDIANTS INDONÉSIENS RISQUENT UNE EXPULSION FORCÉE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
En Indonésie, les membres de minorités religieuses continuent de faire l'objet de discrimination, de manœuvres d'intimidation et de violence.
Du 25 au 27 juillet
2008, la mosquée du village de Pulo Pinang Ranti, dans le sous-district de Makassar
à Djakarta-Est, a été utilisée pour appeler la
population à attaquer l'université chrétienne de Setia après qu'un
étudiant de celle-ci eut été accusé de vol. Rapidement, plusieurs
centaines de personnes ont commencé à encercler l'établissement en
criant. Nombre d'entre elles étaient venues de l'extérieur du
village avec des machettes et des bâtons en bambou. Elles ont
attaqué les dortoirs des étudiants à l'aide de pierres et de
cocktails Molotov. Au moins 21 étudiants ont été blessés au
cours de cette attaque et de l'évacuation qui s'en est
suivie.
Le personnel de l'université de Setia a rendu compte de ces événements à la police et lui a également fourni d'autres informations. La police a indiqué dans un premier temps à l'université qu'elle enquêtait sur cette affaire, mais à la connaissance d'Amnesty International, aucune arrestation n'a été effectuée depuis. Après les violentes attaques de juillet 2008, les étudiants ont été réinstallés par la municipalité sur trois sites de relogement temporaire, à Grogol, Cibubur et Kalimalang. Pour l'heure, les locaux de l'université de Setia demeurent inoccupés.
Le 27 octobre, plusieurs centaines d'étudiants de Setia ont organisé un rassemblement près du bâtiment de Grogol. Selon certaines informations parues dans les médias, au moins quatre policiers et quelques étudiants ont été blessés à cette occasion.
Une expulsion forcée est une expulsion sans notification adéquate, sans consultation des personnes concernées, sans garanties juridiques et sans mesures de relogement dans des conditions adaptées. Aux termes du droit international, notamment du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), texte auquel l'Indonésie est partie, les expulsions forcées sont interdites et l'État est tenu de protéger la population contre ce type d'atteinte.
AU 292/09, ASA 21/018/2009, 2 novembre 2009
