وثيقة - سورية : منظمة العفو الدولية تدعو إلى الإفراج عن ناشط سياسي
AMNESTY INTERNATIONAL
Déclaration publique
Index AI : MDE 24/001/2008 (Public)
Bulletin n° : 002
ÉFAI
3 janvier 2008
Syrie. Amnesty International demande la libération d'un militant politique
Amnesty International demande la libération de
Faeq Ali Asad Marouf, détracteur de longue date des autorités
syriennes condamné à une peine de trois ans d'emprisonnement le
31 décembre 2007. Sa condamnation a immédiatement été commuée
en une peine de dix-huit mois d'incarcération.
Faeq Ali Asad Marouf (plus connu sous le nom de Faeq al Mir),
âgé de soixante-trois ans, est membre du Comité central du Parti
démocratique du peuple, parti politique interdit qui critique les
autorités syriennes. Arrêté le 13 décembre 2006 par les forces
de sécurité dans la ville de Tartous, il est maintenu en détention
depuis lors. Son procès s'est ouvert le 29 août 2006 devant le
premier tribunal pénal de Damas, qui l'a déclaré, le
31 décembre 2007, coupable de « diffusion de nouvelles
controuvées ou déformées susceptibles d'affaiblir le moral de la
nation », au titre de l'article 286-1 du Code pénal
syrien. Cette condamnation serait liée à un appel téléphonique que
Faeq al Mir a passé à Elias Atallah, secrétaire général du
Mouvement démocratique de gauche au Liban et membre de la Coalition
du 14 mars, connu pour ses critiques de la politique menée par
les autorités syriennes au Liban. Faeq al Mir aurait également
été accusé de s'être rendu au Liban en 2006 pour présenter ses
condoléances à la famille de George Hawi, ancien secrétaire général
du Parti communiste libanais assassiné. Faeq al Mir aurait
contesté les charges retenues contre lui et déclaré qu'il avait
téléphoné à Elias Atallah uniquement parce que celui-ci dirigeait
le Mouvement démocratique de gauche au Liban.
Il était également accusé au titre de l'article 287 du Code
pénal d'avoir « diffusé à l'étranger des informations
fausses ou exagérées susceptibles de porter atteinte à la
réputation ou à la situation financière de l'État ». Ce
chef d'inculpation a été abandonné, à la faveur de la grâce
n° 58 en 2006.
En outre, le tribunal ayant décidé d'inclure la période de
détention de Faeq al Mir dans sa condamnation, il devrait être
libéré au cours du mois prochain.
Faeq al Mir avait déjà passé dix années derrière les barreaux,
de 1989 à 1999, en raison de ses activités politiques.
Amnesty International le considère comme un prisonnier d'opinion et
demande qu'il soit libéré immédiatement et sans condition.