01 ديسمبر 2011
Protégez la voix des femmes au Zimbabwe

Des membres de l’organisation Femmes du Zimbabwe, debout ! (WOZA) ont été arrêtées à plusieurs reprises alors qu’elles manifestaient pacifiquement contre la situation sociale, économique et relative aux droits humains au Zimbabwe. Nombre d’entre elles ont été arrêtées arbitrairement et détenues dans des conditions épouvantables. En guise de représailles pour leur militantisme, certaines, parmi celles qui ont été détenues par la police, ont été torturées et maltraitées pendant leur garde à vue ; elles se sont en outre vu refuser des soins médicaux et de la nourriture et n’ont pas été autorisées à consulter des avocats.

Quelques faits récents
1.    Le 28 février 2011, sept membres de WOZA et de son organisation partenaire, MOZA (Hommes du Zimbabwe, debout !), ont été arrêtés à Bulawayo. Ils semblent avoir été torturés au poste de police central de Bulawayo avant d’être libérés deux jours plus tard, sous caution et à la condition qu’ils se présentent auprès de la police deux fois par semaine.
2.    Le 1er mars 2011, 14 militantes de WOZA ont été arrêtées au cours de plusieurs rencontres ayant pour objectif de débattre des problèmes sociaux à Bulawayo.
3.    Le 10 mai 2011, près de 40 membres de WOZA ont été rouées de coups par la police au cours d’une manifestation pacifique contre les factures d’électricité trop élevées et la mauvaise qualité du service de la Société de distribution et de transmission d’électricité du Zimbabwe (ZETDC).


En dehors ces événements, 83 militants de WOZA et de MOZA ont été interpellés en septembre 2010, et 260 femmes, dont certaines avaient des bébés dans les bras, ont été arrêtées en 2005. Femmes et enfants sont restés en détention toute la nuit dans une cour à ciel ouvert, placés sous surveillance armée, et ont dû payer une amende pour être relâchés.

Le traitement infligé aux membres de WOZA et de MOZA illustre le manque de tolérance du gouvernement zimbabwéen à l’égard des manifestations publiques pacifiques exprimant un désaccord vis-à-vis des politiques gouvernementales. Il met également en évidence l’utilisation malveillante qui est faite de la législation, en particulier la Loi relative à l’ordre public et à la sécurité et la Loi relative aux infractions diverses, dans le but de permettre des arrestations et des détentions arbitraires et faciliter diverses autres violations des droits humains par la police.

Passez à l’action :
Écrivez au responsable adjoint de la police nationale du Zimbabwe (section criminelle) et priez-le instamment :
•    de veiller à mettre un terme aux arrestations arbitraires, aux manœuvres d’intimidation et de harcèlement ainsi qu’aux mauvais traitements dont sont victimes les militants de WOZA et de MOZA ;
•    de respecter le droit, garanti par la constitution et les textes internationaux, des membres de ces organisations à exercer leur liberté d’expression, d’association et de réunion.

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