تقرير منظمة العفو الدولية لعام  2013
حالة حقوق الإنسان في العالم

26 أكتوبر 2012

Brésil : une communauté indigène risque d'être expulsée

Brésil : une communauté indigène risque d'être expulsée
Le processus de délimitation des terres ancestrales des peuples indigènes lancé par les autorités brésiliennes accumule les retards.

Le processus de délimitation des terres ancestrales des peuples indigènes lancé par les autorités brésiliennes accumule les retards.

© Amnesty International


La communauté de Pyelito Kue/Mbarakay a fait clairement comprendre que la chasser une nouvelle fois de ses terres ancestrales reviendrait à provoquer purement et simplement l'extinction de sa culture ; l'ordre d'expulsion doit donc être suspendu immédiatement.
Source: 
Átila Roque, directeur de la section brésilienne d'Amnesty International.

Les autorités brésiliennes doivent immédiatement suspendre la décision de justice ordonnant d'expulser une communauté indigène guarani-kaiowá d'une portion de ses terres ancestrales, a déclaré Amnesty International après que les personnes concernées ont juré de mourir ensemble plutôt que d'être chassées de leur territoire.

Il s'agit des quelque 170 membres – dont 70 enfants – de la communauté de Pyelito Kue/Mbarakay, installée près d'Iguatemi, dans l'État méridional du Mato Grosso do Sul (Brésil). Ceux-ci sont en effet visés par un ordre d'expulsion qu'un tribunal fédéral régional a confirmé le 17 septembre.

Ils occupent deux hectares de forêt sur les berges du cours d'eau Hovy depuis que des hommes armés ont totalement rasé leurs habitations, il y a près d'un an.

Si l'ordre d'expulsion était appliqué, ils n'auraient d'autre choix que de camper en bordure de route, ce qui les placerait dans une situation extrêmement dangereuse et les couperait de leurs terres ancestrales et de leur mode de vie.

« La communauté de Pyelito Kue/Mbarakay a fait clairement comprendre que la chasser une nouvelle fois de ses terres ancestrales reviendrait à provoquer purement et simplement l'extinction de sa culture ; l'ordre d'expulsion doit donc être suspendu immédiatement », a déclaré Átila Roque, directeur de la section brésilienne d'Amnesty International.

La communauté est revenue vivre sur ses terres ancestrales – actuellement revendiquées par les producteurs de soja et de cane à sucre venus s'y établir – en novembre 2011, après qu'un camion entier d'hommes armés ont lancé une attaque contre son campement précédent, situé au bord d'un chemin de terre. Les assaillants ont tiré des balles en caoutchouc sur les habitants et incendié les cabanes et autres biens.

Depuis la réinstallation de la communauté, les agriculteurs barrent les points d'entrée et les Guaranis-Kaiowás ne peuvent donc pas scolariser leurs enfants, avoir accès à des soins de santé ni s'approvisionner en denrées alimentaires. La communauté s'est plainte de ses conditions de vie terribles et des menaces dont elle est victime ; elle se trouve pratiquement en état de siège.

« Les autorités doivent immédiatement faire en sorte que la communauté de Pyelito Kue/Mbarakay ait accès aux biens et services de base, notamment la nourriture, l'eau et les soins de santé. Toutes les informations faisant état de menaces à son encontre doivent donner lieu à une enquête approfondie », a ajouté Átila Roque.

Le parquet fédéral a contesté les démarches entreprises par les agriculteurs, qui ont saisi les tribunaux pour tenter de faire expulser les Guaranis-Kaiowás. Selon lui, le juge n'a pas tenu compte d'un rapport technique publié en mars 2012 par la Fondation nationale de l'Indien (FUNAI), qui démontre sans équivoque que la communauté vit sur des terres occupées traditionnellement par les Guaranis-Kaiowás.

La communauté a réaffirmé son droit à disposer de ses terres ancestrales et juré de résister à toutes les actions qui viseraient à l'en déloger.

Dans une lettre ouverte au gouvernement et au responsable du pouvoir judiciaire, ses membres ont écrit : « Nous savons que nous allons être chassés des berges par les tribunaux, mais nous avons décidé de ne pas partir. En tant que peuple indigène installé sur ces terres de longue date, nous avons décidé d'y être tués ensemble. »

Amnesty International a exhorté les autorités brésiliennes à remplir les obligations que leur imposent des accords internationaux et la Constitution en procédant à toutes les délimitations de terres qui restent à effectuer afin de déterminer l'étendue des territoires occupés historiquement par des peuples indigènes.

Les Guaranis-Kaiowás

L'État du Mato Grosso do Sul comprend certaines des zones indigènes les plus petites, les plus pauvres et les plus densément peuplées du Brésil.

Quelque 60 000 Guaranis-Kaiowás y mènent une existence précaire, la désintégration des structures sociales ayant pour conséquence un taux élevé de violences, de suicides et de malnutrition. Ils sont globalement en mauvaise santé et vivent dans des conditions misérables.

Frustrés par la lenteur du processus de délimitation des terres, les Guaranis-Kaiowás ont commencé à se réinstaller sur leurs terres ancestrales mais ils font l'objet de manœuvres d'intimidation et d'expulsions violentes.

En novembre 2007, le ministère de la Justice, le parquet fédéral, la FUNAI et 23 responsables indigènes ont signé un accord (Termo de Ajustamento de Conduta, TAC) engageant la FUNAI à identifier 36 terres ancestrales guaranis-kaiowás, notamment celles de Pyelito Kue/Mbarakay, d'ici au mois d'avril 2010.

Ce processus n'est toujours pas achevé en raison du manque de ressources et de différends juridiques.

En attendant qu'il le soit, plusieurs communautés guaranis-kaiowás sont contraintes à s'installer au bord des autoroutes. Elles sont menacées par les agents de sécurité engagés pour les empêcher de se réinstaller sur leurs terres, et sont en proie à des problèmes de santé en raison des conditions de vie précaires dans leurs abris temporaires et du manque de soins médicaux. Par ailleurs, un grand nombre de personnes sont tuées ou blessées dans des accidents de la route.

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