تقرير منظمة العفو الدولية لعام  2013
حالة حقوق الإنسان في العالم

بيان صحفي

5 أغسطس 2013

Sri Lanka. L'enquête sur la mort de manifestants qui auraient été tués par l'armée doit être véritablement indépendante

Les autorités sri-lankaises ne doivent pas autoriser l’armée à enquêter elle-même sur les allégations de recours excessif à la force par des militaires après la mort de plusieurs personnes, tuées début août alors qu’elles manifestaient pour défendre leur droit à l’eau potable, a déclaré Amnesty International.

« L’armée n’aurait jamais dû être chargée du maintien de l’ordre face à des manifestants sans arme et l’idée qu’elle enquête sur ses propres agissements est tout simplement ridicule », a déclaré Polly Truscott, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

« Les autorités sri-lankaises doivent de toute urgence ouvrir une enquête efficace sur ces événements tragiques. Cette enquête doit être indépendante et impartiale, menée avec professionnalisme, et elle doit disposer des ressources et des pouvoirs nécessaires pour faire toute la lumière sur cette affaire. L’armée ne peut pas enquêter elle-même. En faire moins donnerait l’impression que le recours excessif à la force contre des manifestants est autorisé. »

Juridiquement, le Sri Lanka est tenu, au titre des traités internationaux relatifs aux droits humains, de respecter et de protéger le droit à la vie, et de fournir un recours effectif quand ce droit est bafoué.

Des manifestations ont débuté la semaine dernière. Des milliers d’habitants de Weliweriya, une ville située dans l’ouest du pays, se plaignaient de la pollution de leur source d’eau potable par une usine située à proximité.

Plusieurs personnes sont décédées jeudi 1er août à la suite de heurts entre des manifestants et l’armée. Des images filmées montrent des soldats tirer à balles réelles sur des manifestants, dont certains jettent des pierres.

Selon les médias, Akila Dinesh, 17 ans, est mort dans un hôpital local peu après les premiers heurts, le 1er août, et Ravishan Perera, 19 ans, est décédé le 3. Un homme de 29 ans dont Amnesty International ignore le nom est mort à l’hôpital national de Colombo dimanche 4 août. Toujours selon les médias, de nombreux autres manifestants auraient été blessés et des membres de l’armée s’en seraient aussi pris à des personnes qui s’étaient réfugiées dans une église.

AI Index: PRE01/392/2013
المنطقة آسيا والباسيفك
For further information, contact مكتب الإعلام الدولي

مكتب الإعلام الدولي

هاتف : +44 (0) 20 7413 5566
الساعة 9:30 حتي 17:00 بتوقيت جرينتش يوم الاثنين الى الجمعة
هاتف : +44 (0) 777 847 2126
الخط المفتوح 24 ساعة في اليوم
فاكس : +44 (0) 20 7413 5835
مكتب الإعلام الدولي
Peter Benenson House
1 Easton Street
London
WC1X 0DW
بريطانيا
لمتابعة المكتب الدولي للاعلام على تويتر
@amnestypress