Document - Make Some Noise: John Lennon ? inspiring change through music
Amnesty International
BULLETIN D'INFORMATION 331/2005 page
MAKE SOME NOISE
John Lennon : insuffler le changement grâce à la musique
Index AI : ACT 30/023/2005
ÉFAI
Mardi 6 décembre 2005
SYNTHÈSE DESTINÉE AUX MÉDIAS
En tant qu’artiste solo, John Lennon, porté par son talent unique et sa campagne passionnée en faveur de la paix dans le monde, est devenu l’un des militants les plus influents que le monde ait connus. « La paix, c’est l’absence de violence, de frustration, de peur », disait-il. Inspiré par ce mantra lyrique, il s’est efforcé de promouvoir les valeurs auxquelles il croyait et d’insuffler le changement grâce à une musique qui provoquait autant qu’elle unissait les communautés.
C’est en 1968 que Lennon s’aventure pour la première fois vers une carrière musicale sans les Beatles, lorsqu’il enregistre avec Yoko Ono un disque expérimental, Unfinished Music, No. 1: Two Virgins. Le 20 mars 1969, le couple se marie et célèbre sa lune de miel à Amsterdamen organisant le fameux « bed-in » pour la paix, moyen simple selon Lennon « d’obtenir le meilleur résultat avec le minimum d’effort ».
Le « bed-in » pour la paix
C’est le second « bed-in » des jeunes mariés, à l’hôtel Reine Elizabeth de Montréal, qui constitue un tournant dans le mouvement pour la paix. Du 26 mai au 2 juin 1969, John et Yoko parlent de paix à qui veut bien les entendre, du fond de leur confortable lit. Le torrent d’interviews répétitives donne naissance à un slogan simple et puissant, « Give Peace a Chance », repris comme hymne du mouvement pour la paix lorsqu’un studio est improvisé dans leur chambre d’hôtel. Le 1er juin 1969, Lennon et Ono sont rejoints par un groupe éclectique, dont la chanteuse Petula Clark et des adeptes de Hare Krishna, qui forment les chœurs de cette chanson contagieuse.
Militantisme lyrique
Au cours de ses deux dernières années au sein des Beatles, Lennon consacre une grande partie de son temps avec Yoko Ono à protester publiquement contre la guerre du Viêt-Nam. Il renvoie la médaille de Membre de l’Empire britannique qui lui a été décernée au plus fort de la Beatlemania pour protester contre l’intervention britannique au Biafra (Nigéria) et le soutien apporté aux États-Unis dans la guerre du Viêt-Nam. Il organise également une campagne d'affichage dans douze grandes villes sur le thème : « La guerre est finie ! Si vous le voulez. »
Instant Karma
En février 1970, John Lennon écrit, enregistre et publie Instant Karma, en tout juste une semaine. Dans cette chanson, il se demande pourquoi nous consacrons tant de temps à des choses dénuées d’importance, au lieu de penser au monde qui nous entoure et aux gens avec qui nous le partageons. Ce tube a compté parmi les dix meilleures ventes au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Une musique porteuse d’un message
Après la séparation officielle des Beatles le 31 décembre 1970, la musique protestataire de Lennon se colore d’une intensité nouvelle. La sortie de Power to the People début 1971 met en lumière la conviction de John selon laquelle si les gens s’unissent, tout est possible. Dans sa chanson, il exhorte chacun à passer à l’action : « Say you want a revolution, Well you get on your feet, And out on the street » (Dites que vous voulez une révolution, Allez, relevez-vous, Et descendez dans la rue).
Lennon publie l’album Imagine, dans lequel figure le fameux tube éponyme, en octobre 1971. Sur fond de troubles de l’ordre public et de guerre, sa sortie est parfaitement bien choisie et l’album et le single caracolentimmédiatement au sommet des hits-parades. Inspiratrice et porteuse d’espoir, Imagine est la mieux accueillie par le public et la critique de toutes les réalisations de John Lennon dans l’ère post-Beatles.
C’est son œuvre de la fin des années 60 et du début des années 70 qui conforte la position de Lennon en tant que véritable icône, tant comme auteur-compositeur que comme militant social ; il publie toutefois cinq autres albums au cours des neuf années qui suivent.
Sa mort prématurée le 8 décembre 1980 ébranle le monde entier. L’assassinat de John, tout juste âgé de quarante ans, laisse un vide dans le cœur de millions de personnes. Peu d’artistes ont égalé ce don de captiver et d’enflammer la conscience du public à travers la musique. Vingt-cinq ans après sa disparition, ses mélodies et ses paroles extraordinaires continuent d’inspirer et de responsabiliser les jeunes générations.
Le legs de Yoko Ono à Amnesty International
En 2002, Yoko Ono a fait don à Amnesty International des droits sur le recueil de chansons solos de John Lennon. Actuellement, avec la bénédiction de Yoko Ono, des artistes se réunissent pour enregistrer des reprises des chansons de John les plus profondes et évocatrices, afin de raviver ce cocktail si unique et si puissant d’art et de militantisme. Dans un monde toujours frappé par la guerre et la misère, le message que John Lennon a transcrit dans ses chansons n’a rien perdu de sa pertinence
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La version originale a été publiée par Amnesty
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La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
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