Annual Report 2012
The state of the world's human rights

Document - Cameroon: The government must throw more light on the disappearance of 9 children in Douala

Amnesty International

BULLETIN D'INFORMATION 039/01

2 mars 2001 page 1



CAMEROUN

Que sont devenus les neuf adolescents qui ont disparu à Douala ?

Index AI : AFR 17/002/01

« Le gouvernement camerounais doit faire toute la lumière sur les disparitions qui ont eu lieu à Douala », a déclaré Amnesty International vendredi 2 mars 2001.

L’organisation a appelé les autorités à répondre de toute urgence aux préoccupations de la population, de la société civile et des médias camerounais et à leur permettre de s’exprimer librement sur ce problème.

Le 23 février, neuf adolescents ont été arrêtés par les forces de sécurité de Bepanda Omnisports, à Douala, parce qu’ils étaient soupçonnés d’avoir volé une bouteille de gaz dans le quartier. Marc Etaha, Frédéric Ngouffo, Chatry Kuete, Éric Chia, Jean- Roger Tchiwan, Charles Kouatou, Effician Chia, Élysée Kouatou et Fabrice Kuate ont ensuite été transférés à Bonanjo-Douala dans un lieu de détention appartenant au Commandement opérationnel. Ce corps spécial des forces de sécurité a été créé en 2000 pour lutter contre la criminalité à Douala et à Yaoundé. Les proches des adolescents les ont vus pour la dernière fois les 26 et 27 février, et on ignore tout depuis lors du sort qui leur a été réservé.

Des habitants du quartier de Bepanda Omnisports ont prévu de manifester dimanche 4 mars pour obtenir des informations sur ce que sont devenus les neufs jeunes gens.

Des organisations non gouvernementales (ONG) locales ont signalé à plusieurs reprises que, depuis sa création l’année dernière, le Commandement opérationnel procédait à des exécutions extrajudiciaires à grande échelle dans le cadre de sa lutte contre la criminalité dans les rues de Douala. En novembre 2000, un charnier avait été découvert à Douala et Amnesty International s’était dite préoccupée par l’impunité et le non respect de l’état de droit དྲ

Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d'Amnesty International, à Londres, au +44 20 7413 5566 ou consulter notre site web : http://www.amnesty.org

La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International – Éfai –
Vous pouvez également consulter le site ÉFAI sur internet : http://efai.i-france.com

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