Annual Report 2012
The state of the world's human rights

Document - Ethiopia: Further information on fear of torture / health concern

ACTION URGENTEi

DOCUMENT PUBLICÉFAI – 990794 – AFR 25/08/99

Action complémentaire sur l'AU 241/99 (AFR 25/06/99 du 15 septembre 1999)

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées

ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.


CRAINTES DE TORTURE / PRÉOCCUPATIONS POUR LA SANTÉ


ÉTHIOPIE



Nouveau nom :

Mossisa Duressa, 55 ans, responsable de la Croix-Rouge éthiopienne

Tassew Begashaw, médecin

Mulugetta Tirfessa Tufa, employé d'une compagnie d'assurance

Mulugetta Asfaw, responsable de la Croix-Rouge éthiopienne

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Londres, le 18 octobre 1999


Amnesty International a appris que le responsable de la Croix-Rouge Mossisa Duressa avait été relâché sans inculpation le 14 octobre 1999. Il subit actuellement des examens dans le cadre d'un bilan de santé, étant donné qu'il a été privé des médicaments nécessaires au traitement de son diabète pendant les deux mois qu'il a passés en détention.

Amnesty International demeure préoccupée par la sécurité de Tassew Begashaw, Mulugetta Tirfessa Tufa et Mulugetta Asfaw, un collègue de Mossisa Duressa dont on sait aujourd'hui qu'il avait été arrêté en même temps que lui. Cet homme est toujours détenu mais on ignore où il se trouve.

Mossisa Duressa, président local de la Société de la Croix-Rouge éthiopienne à Nekemte, dans la région de l'Oromia, avait été appréhendé le 15 août 1999 dans cette même ville, située à 250 km à l'ouest de la capitale, Addis-Abeba. D'après les informations recueillies, il figurait au nombre de plusieurs personnes interpellées lorsque des tracts du Front de libération oromo (FLO) ont été diffusés dans la ville. Mossisa Duressa nie entretenir le moindre lien avec le FLO. Outre ses activités au sein de la Croix-Rouge éthiopienne, il exerce les fonctions de directeur du personnel de l'Église évangélique éthiopienne Mekane Yesus – qui fait partie de la Fédération luthérienne mondiale (FLM) ; la plupart de ses fidèles étant des Oromo, cette Église a été prise pour cible précédemment par le gouvernement en raison de ses liens présumés avec le FLO.

Tassew Begashaw, médecin employé par la clinique Tarika, à Addis-Abeba, a aussi été arrêté le 15 août. Il fait également partie du groupe ethnique des Oromo et aurait été accusé d'avoir prodigué des soins à des suspects appartenant au FLO. Selon des sources non officielles, il est détenu au secret à laprisoncentraled'investigationdeMaikelawi(outroisièmepostedepolice), à Addis-Abeba, où des cas de prisonniers politiques torturés ou maltraités ont été signalés.

Mulugetta Tirfessa Tufa a « disparu » après avoir été appréhendé dans la capitale éthiopienne le 19 août. D'après les informations recueillies, il est également détenu au secret à la prisoncentraled'investigationdeMaikelawi. Soupçonné d'avoir apporté son soutien au FLO, il avait déjà été interpellé en 1995 et maintenu en détention sans inculpation ni jugement durant plusieurs mois.


INFORMATIONS GÉNÉRALES

Depuis que le FLO a quitté la coalition gouvernementale en 1992, des dizaines de milliers de membres de l’ethnie (ou « nationalité ») oromo ont été arrêtés et maintenus en détention illégalement dans la plupart des cas, sans inculpation ni jugement, en raison de leurs liens présumés avec le FLO. Ce mouvement d'opposition lutte contre le gouvernement dans la région de l'Oromia, qui couvre le sud, l’ouest et l’est de l'Éthiopie. Il semble que des milliers d'Oromo soient actuellement incarcérés, dont certains pourraient être des prisonniers d'opinion n'ayant aucun lien avec l'opposition armée.


ACTION RECOMMANDÉE : télégramme / aérogramme / lettre par avion / fax (en anglais ou dans votre propre langue) :

– saluez la libération de Mossisa Duressa ;

– faite part de vos craintes concernant la sécurité de Mulugetta Asfaw, Tassew Begashaw et Mulugetta Tirfessa Tufa, qui sont apparemment maintenus en détention au secret sans inculpation ni jugement ;

– exhortez les autorités à veiller à ce qu'ils ne soient ni torturés, ni soumis à aucune autre forme de mauvais traitements, et à ce qu'ils soient immédiatement autorisés à recevoir la visite des membres de leurs familles, à consulter des avocats et à se faire dispenser par les médecins de leur choix les soins requis par leur état de santé ;

– demandez instamment qu'ils soient déférés sans délai à la justice conformément aux lois et à la Constitution éthiopiennes, qui prévoient que toute personne arrêtée doit être présentée à un juge sous quarante-huit heures, et qu'ils soient jugés équitablement dans un délai raisonnable s'ils devaient être inculpés d'infractions prévues par la loi, ou relâchés.


APPELS À :

Premier ministre :

His Excellency Meles Zenawi

Prime Minister, Prime Minister's Office

PO Box 1031, Addis Ababa, Éthiopie

Télégrammes : Prime Minister Meles, Addis Ababa, Éthiopie

Fax : 2511 552 030

Formule d'appel : Your Excellency, / Monsieur le Premier Ministre,


Directeur de la Sécurité :

Mr Kinfe Gebre-Medhin, General Manager,

Public Security, Prime Minister's Office

PO Box 1031, Addis Ababa, Éthiopie

Télégrammes : Security Director Kinfe, Prime Minister’s Office, Addis Ababa, Éthiopie

Fax : 2511 552 030

Formule d'appel : Dear Sir, / Monsieur le Directeur,

Ministre de la Justice :

Mr Werede-Wold Wolde

Minister of Justice, Ministry of Justice

PO Box 1370, Addis Ababa, Éthiopie

Télégrammes : Justice Minister, Addis Ababa, Éthiopie

Fax : 2511 550 278 / 550 722

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,



COPIES À :

Chef de l’État :

His Excellency President Negaso Gidada

Office of the President

PO Box 1031, Addis Ababa, Éthiopie

Fax : 2511 552 030


Président de l'Oromia :

Mr Kuma Demeksa, President of Oromia

Oromia Regional State Council

PO Box 62297, Addis Ababa, Éthiopie




ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l'Éthiopie dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.

APRÈS LE 29 NOVEMBRE 1999, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

ia version originale a été publiée par Amnesty International,

Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.

La version française a été traduite et diffusée par les Éditions Francophones d'Amnesty International - éfai -

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