Document - Ethiopia: Further information on possible prisoners of conscience/ fear of torture or ill-treatment
DOCUMENT PUBLIC AFR 25/014/2005 – ÉFAI
Action complémentaire sur l’AU 261/05 (AFR 25/013/2005 du
30 septembre 2005)
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
PRISONNIERS D'OPINION PRÉSUMÉS
CRAINTES DE TORTURE OU DE MAUVAIS TRAITEMENTS
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ÉTHIOPIE |
Birkayehu Mekecha (h), responsable au siège de la
Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD) ainsi que des centaines d’autres membres de partis d’opposition |
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Londres, le 28 octobre 2005
Tous les membres et responsables de partis d’opposition nommés ci-dessus ont été libérés au début du mois d’octobre. Néanmoins, la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD), une coalition d’opposition, affirme que plus de 800 de ses membres sont toujours détenus dans diverses régions du pays et qu’elle appellera à la grève et à des manifestations pacifiques s’ils ne sont pas libérés dans les plus brefs délais. Une autre coalition de l’opposition, le Front éthiopien démocratique uni (UEDF), a également signalé que certains de ses membres étaient toujours privés de liberté dans la région d’Oromia et dans le sud du pays. Il est à craindre que les personnes détenues ne soient des prisonniers d’opinion, et qu’elles n’aient été arrêtées alors qu’elles n’ont fait qu’exprimer sans violence leurs opinions politiques.
Les autorités éthiopiennes ont arrêté plusieurs centaines de membres et de sympathisants de la CUD et de l’UEDF afin de les empêcher de participer à des manifestations prévues sur l’ensemble du territoire le 2 octobre, malgré l’annulation de celles-ci. Le gouvernement a accusé l’opposition de préparer des violences avant les manifestations, ce que la CUD et l’UEDF ont nié. Apparemment, dans certaines régions, il continue d’appréhender des opposants auxquels ils prêtent de tels projets. Parmi les personnes arrêtées figure Debebe Eshetu, responsable du siège de la CUD interpellé le 15 octobre et détenu pendant quatre jours, avant d’être libéré sous caution. Selon les autorités, son arrestation n’avait rien à voir avec la politique. Daniel Bekele, chargé d’observer les scrutins locaux et membre du personnel de l’organisation non gouvernementale Action Aid, a été sauvagement battu par des inconnus armés le 16 octobre, en raison, semble-t-il, de ses critiques vis-à-vis du processus électoral.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Les manifestations du 2 octobre étaient organisées en signe de protestation contre les fraudes qui auraient entaché les élections législatives du 15 mai. Le 10 octobre, la quasi-totalité des 109 députés de la CUD fraîchement élus ont boycotté la session du nouveau Parlement éthiopien. Le Premier ministre sortant Meles Zenawi, chef de file du Front démocratique révolutionnaire populaire éthiopien (FDRPE), a été reconduit à son poste pour un troisième mandat de cinq ans et a annoncé la composition de son nouveau gouvernement.
Le Parlement a levé l’immunité parlementaire des députés qui boycottaient les travaux de l’Assemblée nationale, une mesure qui les expose au risque d’être détenus arbitrairement et de faire l’objet de charges infondées. En effet, le gouvernement et le parti au pouvoir soutiennent que la CUD prépare des violences. Le Premier ministre a publiquement accusé Hailu Shawel, président de la CUD, de trahison, bien qu’il n’ait pas encore été arrêté. De son côté, la CUD affirme qu’elle continuera de protester et d’exprimer son opposition de manière pacifique. Plusieurs journalistes appréhendés après avoir couvert les élections ont été provisoirement libérés, toutefois, ils pourraient faire l’objet de poursuites.
Merci beaucoup à tous ceux qui ont envoyé des appels. Amnesty International va continuer de surveiller la situation de près et interviendra à nouveau si nécessaire. Dans la dernière série d’appels que vous ferez parvenir au plus vite, dans la mesure du possible, aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :
– dites-vous préoccupé par les informations selon lesquelles des membres et responsables de partis d’opposition sont toujours privés de liberté et demandez instamment que ces personnes soient libérées immédiatement ou inculpées d’une infraction dûment reconnue par la loi ;
– priez les autorités de veiller à ce que ces personnes soient traitées avec humanité et à ce qu’elles soient autorisées sans délai à recevoir la visite de leurs proches, à consulter un avocat et à bénéficier de soins médicaux ;
– demandez la libération immédiate et sans conditions des personnes détenues pour des raisons d’opinion, qui n’ont fait qu’exercer pacifiquement leur droit à la liberté d’expression.
APPELS À :
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Premier ministre : His Excellency Meles Zenawi |
Ministre de la Justice (nommé récemment) : Mr Assefa Kesito Ministry of Justice PO Box 1370 Addis Ababa, Éthiopie Fax : +251 11 517 775/ 520 874 Courriers électroniques : ministry-justice@telecom.net.et Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre, |
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Responsable de la police au niveau fédéral
: |
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COPIES À :
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Ministre des Affaires étrangères : |
Ministre de l’Information (nommé récemment) : Mr Berhan Hailu Ministry of Information, PO Box 1364 Addis Ababa Éthiopie Fax : +251 1 527 969 |
ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l’Éthiopie dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 10 DÉCEMBRE 2005, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION
S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
La version originale a
été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l'adresse
suivante : http://www.efai.org