Annual Report 2012
The state of the world's human rights

Document - Ethiopia:Further information on possible prisoners of conscience/fear of torture or ill-treatment/health concern: Detainees on hunger strike

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC AFR 25/020/2005 – ÉFAI
Action complémentaire sur l’AU 284/05 (AFR 25/017/2005 du 2 novembre 2005) et suivante (AFR 25/018/2005 du 10 novembre 2005)

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.

PRISONNIERS D'OPINION
craintes de TORTURE ET DE MAUVAIS TRAITEMENTS
PRÉOCCUPATIONS POUR LA SANTÉ

Éthiopie 

Hailu Shawel (h), député et président de la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD)

Mesfin Woldemariam (h), ancien secrétaire général du Conseil éthiopien des droits humains, 75 ans

Birtukan Mideksa (f), vice-présidente de la CUD, avocate et ancienne magistrate

Berhanu Negga (h), député de la CUD, maire d’Addis-Abeba et professeur d’économie à l’université

Getachew Mengiste (h), responsable de la CUD et député

Gizachew Shifferaw (h), député et membre du comité exécutif de la CUD

Hailu Araya (h), membre de la CUD, ancien rédacteur en chef de la revue Press Digest et député

Yakob Hailemariam (h), député de la CUD et ancien envoyé spécial des Nations unies

Debebe Eshetu (h), responsable des relations publiques de la CUD

Muluneh Eyual (h), secrétaire général de la CUD

Daniel Bekele (h), responsable de l’organisation non gouvernementale Action Aid

ainsi que des milliers d’autres personnes

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Londres, le 6 décembre 2005


À ce jour, la police a placé en détention plus de 40 personnes sur les 58 qui figurent sur un avis de recherche publié le 7 novembre. Elles sont accusées de conspiration violente dans le contexte des manifestations organisées pour protester contre des fraudes électorales présumées. Les détenus ont déclaré aux journalistes autorisés à leur parler en détention que ces accusations étaient infondées.


Nombre des personnes nommées ci-dessus sont en grève de la faim depuis le 28 novembre pour protester contre leur maintien en détention sans inculpation. Amnesty International les considère comme des prisonniers d’opinion, détenus pour avoir exprimé pacifiquement leurs convictions politiques.


Parmi les détenus on compte actuellement 10 députés de l’opposition ainsi que 14 journalistes qui avaient déjà été arrêtés ou reconnus coupables au cours des années précédentes en vertu de lois relatives à la presse. La police continue de rechercher les autres personnes dont les noms figurent sur la liste. Le Premier ministre Meles Zenawi a déclaré le 5 novembre que les 58 personnes de cette liste seraient prévenues de trahison, une infraction passible de la peine capitale.


Le 1er décembre, les personnes détenues ont comparu pour la deuxième fois devant la Haute Cour fédérale à Addis-Abeba, la capitale. Le juge a de nouveau refusé leur mise en liberté sous caution en raison de la gravité des accusations qui pèsent sur elles. Il a toutefois ordonné qu’elles soient inculpées dans les quinze jours.


Elles se trouvent actuellement dans la prison de Kaliti, à Addis-Abeba. Elles sont autorisées à recevoir des visites, et à consulter leurs avocats deux fois par semaine, mais ne peuvent voir personne en privé. Mesfin Woldemariam souffrirait encore du dos, mais il aurait pu avoir accès aux médicaments dont il a besoin.



INFORMATIONS GÉNÉRALES

Des milliers de membres présumés de la Coalition pour l’unité nationale et la démocratie (CUD) et d’autres mouvements ou partis d’opposition auraient été arrêtés durant et après les manifestations organisées début novembre à Addis-Abeba et dans d’autres villes pour protester contre les fraudes qui auraient entaché les élections législatives du 15 mai dernier. La police a tué par balles 42 personnes et en a blessé 200 autres au cours de ces manifestations. Les arrestations se poursuivent. Le 30 novembre, trois étudiants auraient été abattus par la police à Jildu, dans la région d’Oromia. En novembre, quelque 8 000 détenus ont été libérés sans inculpation. Des milliers d’autres seraient encore maintenus en détention au secret dans des camps de l’armée tels que celui de Dedessa, dans l’est de la région d’Oromia. Selon les informations reçues par Amnesty International, des détenus ont peut-être été torturés et certains d’entre eux tués.


Le Parlement a chargé une commission d’enquête d’établir d’ici à trois mois un rapport sur les violences ayant entouré les manifestations de juin et de novembre.


ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après(en anglais ou dans votre propre langue) :

– appelez les autorités à libérer immédiatement et sans conditions toutes les personnes détenues en raison de leurs convictions politiques, considérées par Amnesty International comme des prisonniers d’opinion ;


– demandez instamment que tous les détenus soient traités avec humanité et ne fassent pas l’objet d’actes de torture ou de mauvais traitements ;


– priez instamment les autorités de permettre aux prisonniers de recevoir en privé la visite de leur famille et d’avocats et de bénéficier de tous les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin, notamment les détenus en grève de la faim ;


– dites-vous préoccupé par les informations selon lesquelles des milliers d’autres personnes seraient détenues au secret, sans inculpation, dans divers lieux de détention, en relation avec les actes de protestation contre les fraudes électorales présumées ;


– demandez qu’une enquête indépendante et impartiale soit menée sur les informations selon lesquelles des personnes auraient été torturées ou seraient mortes au cours de la récente vague de protestations antigouvernementales.


APPELS À :

Premier ministre :

His Excellency Meles Zenawi

Office of the Prime Minister

PO Box 1031, Addis Ababa, Éthiopie

Fax : +251 11 552020 / 552030 (veuillez noter que l’indicatif a changé)

Formule d'appel : Your Excellency, / Monsieur le Premier Ministre,


Ministre de la Justice :

Mr Assefa Kesito

Ministry of Justice

PO Box 1370, Addis Ababa

Éthiopie

Fax : +251 11 517775 / 520874

Courriers électroniques : ministry-justice@telecom.net.et

Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,



Responsable de la police au niveau fédéral :

Mr Workneh Gebeyehu

Ministry of Federal Affairs

PO Box 5068, Addis Ababa, Éthiopie

Formule d'appel : Dear Commissioner, / Monsieur,


COPIES À :

Ministre des Affaires étrangères :

Mr Seyoum Mesfin

Ministry of Foreign Affairs

PO Box 393, Addis Ababa, Éthiopie

Fax : +251 11 514300

Courriers électroniques : mfa.addis@telecom.net.et


ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l’Éthiopie dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 17 JANVIER 2006, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l'adresse suivante :
http://www.efai.org

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