Document - Amnesty International welcomes the European Union's Parliament resolution on Charles Taylor; calls for its full implementation
Amnesty International
BULLETIN D'INFORMATION 054/2005 page
NIGÉRIA
Se félicitant de la résolution adoptée par le Parlement de l’Union européenne au sujet de Charles Taylor, Amnesty International sollicite sa pleine application
Index AI : AFR 44/005/2005
ÉFAI
Mardi 8 mars 2005
DÉCLARATION PUBLIQUE
Amnesty International se félicite ce mardi 8 mars 2005 de la résolution adoptée par le Parlement de l’Union européenne (UE), qui exhorte le gouvernement nigérian à remettre au Tribunal spécial pour la Sierre Leone l’ancien président du Libéria, Charles Taylor.
Cette résolution représente une étape décisive dans les efforts déployés pour déférer à la justice Charles Taylor, auteur présumé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et d’autres crimes relevant du droit international.
Adoptée le 24 février 2005, elle demande aux organisations intergouvernementales, dont le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Union africaine (UA), de collaborer avec l’UE afin d’en garantir la pleine et entière exécution.
Amnesty International engage l’UE et ses États membres à donner dûment effet à cette résolution, en veillant à ce que Charles Taylor soit livré au Tribunal spécial pour la Sierre Leone en vue d’être jugé. À cette fin, l’UE doit œuvrer en étroite collaboration avec l’UA, pour que justice soit rendue au Libéria et que chacun soit tenu de répondre de ses actes.
Parallèlement, Amnesty International invite l’UA à coopérer sans réserve avec l’UE et ainsi à s’inscrire dans la droite ligne des objectifs fondamentaux qu’énonce son Acte constitutif, à savoir « promouvoir et protéger les droits de l’homme et des peuples », en s’appuyant sur le principe de la « condamnation et du rejet de l’impunité ». Amnesty International exhorte l’UA à faire preuve d’une volonté politique plus marquée afin de résoudre durablement la situation relative aux droits humains qui prévaut au Libéria. Elle doit notamment s'associer aux démarches de la communauté internationale visant à déférer Charles Taylor à la justice.
En tant que président de l’UA, le président nigérian Olusegun Obasanjo, se doit de veiller à la mise en œuvre indéfectible des principes de l’organisation etd’user de ses bons offices afin d’adopter des mesures garantissant la comparution de Charles Taylor devant le Tribunal spécial pour la Sierre Leone.
Complément d’information
Le 4 juin 2003, le Tribunal spécial pour la Sierre Leone a inculpé Charles Taylor, l’accusant de porter la responsabilité la plus lourde dans des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres crimes graves relevant du droit international. Les chefs d’inculpation incluaient notamment l’homicide, la mutilation, le viol et autres formes de violence sexuelle, l’esclavage sexuel, l’enrôlement d’enfants, l’enlèvement et le travail forcé, toutes ces exactions ayant été perpétrées par les forces de l’opposition armée sierra-léonaise, que Charles Taylor soutenait activement.
En août 2003, il a quitté le Libéria pour le Nigéria, où il se trouve actuellement. Les autorités nigérianes n’ont pris aucune mesure visant à le remettre au Tribunal spécial ou à ouvrir une enquête sur les charges retenues contre lui. Charles Taylor s’est par la suite vu accorder le statut de réfugié, en violation des conventions internationales et régionales relatives aux réfugiés.
La résolution adoptée par le Parlement de l’UE, entre autres, invite le Conseil de sécurité des Nations unies à examiner cette question de toute urgence et incite la communauté internationale à exercer des pressions en faveur de l’extradition de Charles Taylor. Par ailleurs, elle appuie la décision prise par le gouvernement de transition du Libéria de geler les avoirs de Charles Taylor et de ses associés, et demande à l’UE de continuer à soutenir l’accord de paix conclu en 2003 au Libéria. Enfin, elle exhorte tous les États de la région à s’abstenir de toute initiative susceptible de contribuer à l’instabilité dans les pays voisins
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La version originale a été publiée par Amnesty
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La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
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