Annual Report 2012
The state of the world's human rights

Document - DRC/Rwanda: Further information on 'Disappearance' / fear of torture or ill-treatment

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 020386 – AFR 62/010/02
Action complémentaire sur l'AU 159/02 (AFR 62/008/02 du 30 mai 2002)

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.

« DISPARITIONS » /
CRAINTES DE TORTURE OU DE MAUVAIS TRAITEMENTS /
Nouveaux sujets d'inquiétude : PRISONNIER D'OPINION / PRÉOCCUPATIONS POUR LA SANTÉ


RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) / RWANDA
Personnes relâchées :


Nouveaux noms :

Zélote Farini Luendo Shandwe (h)

Kikandi Shandwe (h)
Bernard Bafulwa Baranga (h)

Djento Mahungu (h), militant de la société civile
Simon Salumu (h), commerçant

________________________________________________________________________________________________________

Londres, le 13 juin 2002


Kikandi Shandwe et Bernard Bafulwa Baranga ont été libérés sans inculpation le 31 mai. Accusé d'avoir pris part à un attentat à la grenade perpétré à Goma en mars 2002, Zélote Farini Luendo Shandwe est, quant à lui, toujours détenu. Amnesty International craignait que ces trois hommes n'aient « disparu » le 27 mai à la suite d'une vague d'arrestations.


L'organisation est également préoccupée par le sort de deux autres hommes interpellés vers le même moment, qui sont également maintenus en détention. Djento Mahungu est considéré par Amnesty International comme un prisonnier d'opinion, tandis que Simon Salumu a besoin de soins médicaux de toute urgence.


Les deux hommes relâchés et Zélote Farini Luendo Shandwe étaient retenus captifs dans une résidence privée de Goma, occupée par des officiers de l'Armée patriotique rwandaise (APR). Ils ont eu les yeux bandés et les bras étroitement liés derrière le dos tout au long de leur détention, ce qui les a fait atrocement souffrir. En outre, on les a fait dormir à l'extérieur de la maison la nuit.


Le 31 mai, les trois hommes ont été présentés au cours d'une « conférence de presse » organisée par le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), groupe armé d'opposition soutenu par le Rwanda qui contrôle de fait la région. Au cours de cette conférence, Zélote Farini Luendo Shandwe s'est lui-même accusé d'avoir participé à l'attentat à la grenade. Des sources locales pensent qu'il a peut-être fait cette déclaration sous la contrainte. Kikandi Shandwe et Bernard Bafulwa Baranga ont été remis en liberté après cette conférence de presse.


Djento Mahungu, chargé de relations publiques pour la société civile de Goma, a été appréhendé le 30 mai. On pense que son arrestation a été provoquée par une interview qu'il avait accordée à des radios internationales sur la situation tendue et les arrestations en série à Goma. Amnesty International le considère comme un prisonnier d'opinion. Il est détenu au G2, dans le quartier général des forces du RCD-Goma. Des militants locaux des droits humains se sont vu refuser la permission de lui rendre visite.


Simon Salumu, commerçant à Sake, non loin de Goma, a été appréhendé le 29 mai par des soldats de l'APR. Il est accusé d'avoir partie liée avec un groupe politique armé, les Maï maï (Eau eau), opposé au RCD-Goma et à la présence rwandaise dans la région. Selon des témoins, il a été roué de coups lors de son arrestation, notamment avec des ceintures militaires (appelées cordelettes).


Un membre de sa famille qui a pu le voir en détention à Goma a indiqué qu'il était dans un état de santé préoccupant. Il y est détenu dans les locaux de la Direction générale de sécurité (DGS). Amnesty International craint que son état de santé ne requière des soins urgents.



ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après
(en français ou dans votre propre langue) :

– saluez la libération de Kikandi Shandwe et Bernard Bafulwa Baranga ;


– demandez instamment que Djento Mahungu soit libéré immédiatement et sans condition, à moins qu'il ne soit inculpé sur la base d'éléments probants d'une infraction prévue par la loi ;


– appelez les autorités à veiller immédiatement à ce que des soins médicaux soient dispensés à Simon Salumu, certaines sources ayant indiqué qu'il avait été roué de coups lors de son arrestation ;


– efforcez vous d'obtenir l'assurance que Djento Mahungu, Simon Salumu et Zélote Farini Luendo Shandwe ne seront pas soumis à la torture ni à d'autres formes de mauvais traitements en détention ;


– demandez instamment que ces hommes soient autorisés sans délai à recevoir la visite des membres de leur famille, d'avocats, ainsi que de représentants d'organisations humanitaires et de défense des droits humains ;


– appelez les autorités à fournir des éclaircissements sur les charges retenues contre ces trois hommes et les preuves réunies contre eux ;


– exhortez les autorités à veiller à ce que les individus présumés avoir maltraité ces détenus soient traduits devant un tribunal indépendant et impartial.



APPELS À :

Remarque : l'obtention des lignes de fax peut s'avérer difficile. Merci de vous montrer persévérants.

Président de la République rwandaise :

Président Paul Kagame

Présidence de la République

B.P. 15, Kigali, Rwanda

Fax : + 250 84390

Courriers électroniques : presirep@rwanda1.com

Formule d’appel : Monsieur le Président de la République,



Chef du département de la Justice, des Droits humains et du Règlement des conflits du RCD-Goma :

Maître Moïse Nyarugabo

Chef du département de la Justice, des Droits humains et du Règlement des conflits

Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma

Fax : + 250 54 06 96

Formule d'appel : Monsieur,


Chef du département de l'intérieur du RCD-Goma :

Dr Bizima Karaha

Chef du département de l'intérieur

Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma

Fax : + 250 54 06 96

Formule d'appel : Monsieur,


ainsi qu’aux représentants diplomatiques du Rwanda dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 25 JUILLET 2002, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous trouverez les documents en français sur LotusNotes, rubrique ÉFAI - IS documents
Vous pouvez également consulter le site Internet des ÉFAI :
www.efai.org

How you can help

AMNESTY INTERNATIONAL WORLDWIDE