Annual Report 2012
The state of the world's human rights

Document - Argentina: Further information: Fear for safety / death threats

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 010188 – AMR 13/008/01
Action complémentaire sur l'AU 62/01 (AMR 13/007/01 du 16 mars 2001)

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.


CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ / MENACES DE MORT


ARGENTINE

Pedro Ortiz
Mary Ortiz (f), son épouse
Lidia Zarate (f)
Delia Garcilazo (f)
Oscar Rios
Silvia Ruiz (f)
Alberto Barreto
et leurs familles

]
]
]
]
]
]
]





parents d’enfants abattus par des policiers

Personne tuée :

Martín González Zarate, 16 ans, fils de Lidia Zarate


________________________________________________________________________________________________________

Londres, le 20 mars 2001


Martín González Zarate, âgé de seize ans, a été abattu par un tueur non identifié qui roulait dans un véhicule dans la province de Buenos Aires, le 16 mars. D'après les informations recueillies, un policier a été arrêté à la suite de cet homicide.

Le frère aîné de Martín, Juan Marcelo, a été tué par la police le 19 mars 2000. Depuis lors, leur mère Lidia Zarate, mène campagne pour que les responsables de sa mort soient traduits en justice. Les membres de la famille Zarate ont été menacés à maintes reprises et se sont vu ordonner de renoncer à tenter d'obtenir réparation. Un policier a récemment déclaré à Lidia Zarate qu'elle devait s'occuper de ses autres enfants si elle voulait pas qu'ils finissent comme Juan Marcelo. L'année dernière, les forces de l'ordre avaient appréhendé Martín par trois fois. Il aurait alors été frappé et on lui aurait dit qu’il allait mourir encore plus jeune que son frère. Il avait également été blessé ultérieurement par des hommes armés, qui lui avaient tiré dans les jambes alors qu'ils passaient en véhicule, en lui hurlant : « Ce qui t’arrive là est de la faute de ta mère. Dis-lui d’arrêter de faire l’imbécile avec la police. »

Lidia Zarate fait partie de la Comisión de Familiares de Víctimas de Gatillo Fácil (Commission des proches de victimes de la « gâchette facile »), une organisation créée par un groupe de parents dont les enfants avaient été tués par des policiers. Ses membres militent pour que toute la lumière soit faite sur ces homicides et pour que les responsables présumés soient déférés à la justice. Dernièrement, plusieurs personnes appartenant à cette organisation, dont celles nommées ci-dessus, ont été intimidées et menacées par la police (voir l'AU 62/01). Le meurtre de Martín González Zarate illustre la gravité de la situation et le danger que courent ces personnes.



ACTION RECOMMANDÉE : aérogramme / télégramme / lettre par avion / fax (en espagnol ou dans votre propre langue)  :

– déclarez-vous consterné par la mort de Martín González Zarate, qui a été abattu après que la police eut déclaré à cet adolescent, de même qu'à sa mère, qu'il serait tué ;

– demandez instamment que soit menée une enquête exhaustive et indépendante sur cet homicide, que les conclusions en soient rendues publiques, et que les responsables présumés soient traduits en justice ;

– dites-vous préoccupé par la sécurité des membres de la Comisión de Familiares de Víctimas de Gatillo Fácil (Commission des proches de victimes de la « gâchette facile »), notamment de Pedro Ortiz, de Mary Ortiz, de Lidia Zarate, de Delia Garcilazo, d'Oscar Rios, de Silvia Ruiz et d'Alberto Barreto, qui ont été menacés par la police en raison du combat légitime qu'ils mènent pour que justice soit rendue à leur enfants abattus par des policiers ;

– exhortez les autorités à garantir la sécurité de ces personnes et de leurs proches, et à reconnaître publiquement la légitimité de leur action ;

– demandez que des enquêtes approfondies et impartiales soient menées sur ces menaces, que les résultats de ces investigations soient rendus publics, et que les responsables présumés soient déférés à la justice.


APPELS À :

Autorités nationales :

Ministre de la Justice et des Droits humains :

Sr. Ministro de Justicia y Derechos Humanos

Dr. Jorge de la Rúa

Ministerio de Justicia y Derechos Humanos

Sarmiento 329, 5o. Piso, 1041 Buenos Aires

Argentine

Télégrammes : Ministro Justicia, Buenos Aires, Argentine

Fax : + 54 11 4328 5395

Formule d'appel : Sr. Ministro, / Monsieur le Ministre,



Ministre de l’Intérieur :

Sr. Ministro del Interior

Dr. Federico Storani

Ministerio del Interior

Balcarce 50, 1064 Buenos Aires

Argentine

Fax : + 54 11 4342 6081

Formule d'appel : Sr. Ministro, / Monsieur le Ministre,

Autorités de la province :

Gouverneur de la province de Buenos Aires :

Sr. Gobernador de la Provincia de Buenos Aires

Sr. Carlos Ruckauf

Casa de Gobierno

Calle 6 Entre 51 y 53, 1900 La Plata

Buenos Aires C.F., Argentine

Fax : + 542 21 429 4189

Formule d'appel : Sr. Gobernador, / Monsieur le Gouverneur,


COPIES À :

Journaux :

Clarín

Tacuarí 1846

1139 Buenos Aires

Argentine



Página 12

Avenida Belgrano 671/77

1092 Buenos Aires

Argentine


ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l'Argentine dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 1er MAI 2001, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous trouverez les documents en français sur LotusNotes, rubrique ÉFAI - IS documents
Vous pouvez également consulter le site ÉFAI sur Internet :
www.efai.org

How you can help

AMNESTY INTERNATIONAL WORLDWIDE