Document - Bolivia: Fear for safety: Dr Waldo Albarracin
ACTION URGENTE i
EXTERNEÉFAI – AU 97 0049 – AMR 18/02/97
AU 27/97
"Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer"
CRAINTE POUR LA SÉCURITÉ
BOLIVIE Waldo Albarracín, défenseur des droits de l'homme
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Londres, le 28 janvier 1997
Amnesty International est extrêmement préoccupée par des informations selon lesquelles Waldo Albarracín aurait été enlevé et torturé à La Paz par huit policiers le 25 janvier 1997. Il est maintenant hospitalisé et reçoit des soins médicaux. Amnesty International pense que l'incident est lié aux déclarations publiques de Waldo Albarracín sur les questions liées aux droits de l'homme ; l'Organisation craint qu'il ne continue à risquer d'être attaqué en raison de ses activités de défenseur des droits de l'homme.
Waldo Albarracín est président de l'Asamblea Permanente de los Derechos Humanos de Bolivia (APDHB, Assemblée permanente de défense des droits de l'homme de Bolivie), organisation non gouvernementale de défense des droits de l'homme. À 11h 30, dans la matinée du 25 janvier 1997, le véhicule de transports en commun dans lequel il se trouvait a été intercepté par une camionnette. Huit hommes en civil ont forcé Waldo Albarracín à descendre et à partir avec eux. Les yeux bandés, il a été conduit vers une destination inconnue où il a reçu des coups sur la tête, les oreilles et les testicules pendant plusieurs heures. On lui a dit qu'il allait être tué.
Vers 15 h 30, le même jour, Waldo Albarracín a été conduit au siège de la Policía Técnica Judicial (police judiciaire) à La Paz, et placé dans une cellule. Le chef de la police départementale a ordonné par la suite qu'il soit transféré dans un hôpital de la police. Craignant qu'il n'y soit toujours en danger, sa famille a fait en sorte qu'il soit emmené dans un hôpital privé où il est actuellement traité pour des ecchymoses et une côte fêlée.
Waldo Albarracín s'est vu décerner un mandat d'arrêt. Amnesty International pense que les chefs d'inculpation qui peuvent être retenus contre lui sont sans doute en rapport avec des déclarations qu'il a faites récemment au sujet de l'incident du 22 décembre 1996 : ce jour-là, neuf personnes, dont un colonel de la police, sont mortes au cours d'affrontements entre des mineurs et des policiers à Amayapampa, département du Potosí. Waldo Albarracín a demandé publiquement qu'une enquête complète soit menée sur les conditions dans lesquelles ces morts étaient survenues.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
L'Asamblea Permanente de Derechos Humanos est une importante organisation bolivienne de défense des droits de l'homme, fondée en 1976. Waldo Albarracín, qui exprime avec vigueur ses positions favorables aux droits de l'homme, en est le président depuis six ans. En mai 1996, il a participé en tant que délégué à une conférence internationale sur la protection des défenseurs des droits de l'homme organisée par Amnesty International et tenue à Bogotá, Colombie.
ACTION RECOMMANDÉE : télégramme/aérogramme/lettre par avion/fax (en espagnol, en français ou dans votre propre langue) :
– faites part de votre vive préoccupation au sujet de l'enlèvement et des actes de torture dont Waldo Albarracín a été victime et dont des policiers sont responsables ;
– priez instamment les autorités boliviennes de prendre des mesures pour garantir la sécurité de Waldo Albarracín ;
– demandez la mise à pied immédiate des policiers soupçonnés d'avoir participé à l'enlèvement et aux actes de torture dont Waldo Albarracín a été victime, dans l'attente d'une enquête complète et indépendante ;
– insistez pour que les résultats de l'enquête soient rendus publics, et pour que les responsables soient traduits en justice :
– demandez des informations détaillées sur les chefs d'inculpation éventuellement retenus contre Waldo Albarracín.
APPELS À :
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Président Excelentisimo Sr. Presidente Lic. Gonzalo Sánchez de Lozada Palacio de Gobierno La Paz, Bolivie Télégrammes : Excmo. Sr. Presidente, La Paz, Bolivie Fax : 59 12 391216 (si répondeur, demandez : “me puede dar tono de fax, por favor”) Formule d'appel : Monsieur le Président/Señor Presidente |
Ministre de l'Intérieur Sr. Carlos Sánchez Berzaín Av. Arce esq. Belisario Salinas La Paz, Bolivie Télégrammes : Sr. Ministro de Gobierno, La Paz, Bolivie Fax : 59 12 371334 Formule d'appel : Monsieur le Ministre/ |
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Ministre de la Justice Sr. Ministro de Justicia Dr. Raul España Smith Ministerio de Justicia Palacio de Comunicaciones Piso 6, Avenida Mariscal Santa Cruz La Paz, Bolivie Télégrammes : Sr. Ministro Justicia, La Paz, Bolivie Fax : 59 12 356530 Formule d'appel : Monsieur le Ministre/Señor Ministro |
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COPIES À :
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Journal national Presencia Jefe de redacción, Sr. Pedro Glasinovich Avenida Mariscal Santa Cruz, No 2150 Casilla de Correo 3276 Cajón Postal 10152 La Paz, Bolivie Fax : 59 12 391040 |
Organisation non-gouvernementale Assemblée Permanente des droits de l’homme Asamblea Permanente de los Derechos Humanos de Bolivia Cajón Postal 9282 La Paz, Bolivie |
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ainsi qu'aux représentants diplomatiques de la Bolivie dans votre pays |
PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 11 mars 1997,
VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR
iLa version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 8DJ, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée par les Éditions Francophones d'Amnesty International - éfai -