Document - Brazil: Death Threats/fear for safety - Dionísio Vendresen, and other members of the Land Pastoral Comission, Parana.
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 000415 – AMR
19/016/00
AU 190/00
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
MENACES DE MORT / CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ
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BRÉSIL |
Dionisio Vandresen, 50 ans, défenseur des
droits humains |
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Londres, le 30 juin 2000
Amnesty International est préoccupée par la sécurité de Dionisio Vandresen, coordonnateur régional de la Comissão Pastoral da Terra (CPT, Commission pastorale de la terre) à Curitiba, dans l'État du Paraná.
Le 28 juin 2000, une femme travaillant pour la CPT à Guarapuava, dans l'État du Paraná, a été appelée en PCV au bureau de l'organisation par un correspondant anonyme, qui lui a déclaré : « Desta vez te pegamos ! Você a um filho da puta. » (« Cette fois nous t'aurons ! Tu es un fils de pute. ») L'emploi du masculin « filho » (au lieu du féminin « filha ») indique que la cible de ces menaces de mort était un homme.
La CPT pense que ces menaces étaient dirigées contre Dionisio Vandresen, qui a déjà été menacé de mort précédemment à plusieurs reprises. Dans le cadre d'un appel téléphonique similaire, également passé en PCV, un correspondant avait déclaré le 26 avril 2000 : « [Você] se esta metendo em tudo. » (« Tu te mêles de tout. »)
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Amnesty International collabore avec les membres de la CPT depuis de nombreuses années. Cette organisation s'emploie sans relâche à dénoncer les nombreux actes de violence perpétrés en toute impunité. Elle soutient également un grand nombre de victimes, ainsi que leurs familles, dans le cadre de procédures judiciaires qui peuvent s'étaler sur des années. L'engagement des membres d'Amnesty International a aidé la CPT à maintenir sous pression les autorités, tant au niveau fédéral qu'à celui de l'État, afin de les amener à enquêter sur les violences commises dans la région et à traduire les responsables en justice.
Les défenseurs des droits humains sont fréquemment harcelés, intimidés et menacés au Brésil.
En juin 1999, l'assemblé générale de l'Organisation des États américains (OEA) a adopté une résolution dans laquelle ses membres indiquaient leur intention d'appliquer la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, adoptée par les Nations unies le 9 décembre 1998, et s'accordaient à « reconnaître et [à] appuyer la tâche qu’accomplissent les défenseurs des droits de la personne, ainsi que la précieuse contribution qu’ils apportent à la promotion, au respect et à la protection des droits et libertés fondamentales dans les Amériques ». Cette résolution exhortait en outre les États membres de l'OEA à « assurer aux Défenseurs des droits de la personne les garanties et les facilités nécessaires pour qu’ils continuent à accomplir librement leurs travaux de promotion et de protection des droits de la personne », ainsi qu'à prendre « les mesures requises pour garantir la vie, la liberté et l’intégrité de [ces militants] ».
Si les autorités brésiliennes sont réellement déterminées à faire en sorte que les défenseurs des droits humains puissent mener leurs activités, elles doivent se conformer à lettre et à l'esprit des normes internationales relatives aux droits fondamentaux. Ce faisant, elles indiqueraient clairement que les actes d'intimidation à l'encontre des défenseurs des droits humains ne seront pas tolérés.
ACTION RECOMMANDÉE : aérogramme / lettre par avion / lettre exprès / fax (en portugais ou dans votre propre langue) :
– appelez les autorités à ouvrir immédiatement une enquête sur ces allégations de menaces de mort ;
– rappelez aux autorités fédérales qu'il leur incombe de veiller à ce que des enquêtes soient menées sur les violations des droits humains et à ce que leurs auteurs soient sanctionnés, sur tout le territoire brésilien ;
– exhortez le gouvernement brésilien à s'acquitter des obligations qui sont les siennes envers les défenseurs des droits humains aux termes de la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, adoptée par les Nations unies le 9 décembre 1998, ainsi qu'en vertu de la résolution sur les « défenseurs des droits de la personne dans les Amériques » adoptée par l’Organisation des États américains (OEA) le 7 juin 1999 [AG/RES. 1671 (XXIX-O/99)].
APPELS À :
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Gouverneur de l'État du Paraná : Exmo. Sr. Governador do Estado do Paraná Sr. Jaime Lerner Palácio Iguaçu - 3° andar Centro Cívico, 80530-909 Curitiba - Paraná Brésil Fax : 55 41 350 2400 / 254 2399 Formule d'appel : Vossa Excelência, / Monsieur le Gouverneur, |
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Ministre de la Justice : Exmo. Sr. Ministro da Justiça do Brasil Dr. José Gregori Ministério da Justiça Esplanada dos Ministérios, Bloco 23 CEP 70064-900, Brasília DF Brésil Fax : 55 61 224 2448 / 322 6817 Formule d’appel: Vossa Excelência, / Monsieur le Ministre |
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COPIES À :
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Commission pastorale de la terre (CPT) : Comissão Pastoral da Terra Rua Paula Gomez 703, 1 andar S. Francisco, 80510-070 Curitiba - Paraná Brésil Courriers électroniques : cptparana@softone.com.br |
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ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Brésil dans votre pays. |
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PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 11 AOÛT 2000, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT
ENCORE INTERVENIR. MERCI.