Annual Report 2012
The state of the world's human rights

Document - Honduras: Honduran radio journalist fears for his life: Luis Galdámez


AU 309/09, AMR 37/009/2009 – Honduras 16 novembre 2009


ACTION URGENTE

UN JOURNALISTE RADIO HONDURIEN CRAINT POUR SA VIE

Luis Galdámez, un journaliste travaillant en free-lance pour une station de radio indépendante au Honduras, a reçu des menaces de mort pour avoir diffusé des travaux et commentaires en faveur du président évincé du pays, Manuel Zelaya.

Luis Galdámez, qui présente une émission quotidienne intitulée « Tras La Verdad » (« Derrière la vérité ») sur Radio Globo, une station nationale, a reçu un certain nombre de menaces de mort sous la forme de SMS et d'appels anonymes sur son téléphone portable. Ces menaces visant lui-même et sa famille ont commencé peu après qu'il eut utilisé son émission de radio pour critiquer les autorités de facto.L'un des SMS contenait le message suivant :« On te tient maintenant, cette fois tu ne t'échapperas pas [...]. Tu es prévenu, on sait où tu vis et où tes enfants vont à l'école, fils de pute, on vous surveille bien, toi et ta famille, si tu ne te tais pas on te tuera, saleté. »

Le 21 septembre, Luis Galdámez a fait son émission depuis l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, alors que Manuel Zelaya venait d'y arriver après être resté hors du pays depuis son éviction. Depuis cette date, ce journaliste n'a pas quitté l'enceinte de l'ambassade, car il craint d'être tué s'il en sort au vu des menaces qu'il a reçues.La Commission interaméricaine des droits de l'hommea demandé aux autorités honduriennes de protéger Luis Galdámez. Cependant, ce dernier a indiqué à Amnesty International qu'elles n'avaient encore pris aucune mesure pour assurer sa sécurité.

Depuis que le président Zelaya a été évincé, le 28 juin, un certain nombre d'attaques visant des professionnels des médias ont eu lieu. Le 5 novembre, un engin explosif a été lancé sur les locaux de la station de radio HRN, blessant deux personnes et endommageant du matériel de diffusion.Le 6 novembre, après qu'un câble en fibres optiques eut été coupé, le directeur de Canal 36 a affirmé que cette action s'inscrivait dans les tentatives des autorités visant à empêcher sa chaîne de télévision d'émettre.À la connaissance d'Amnesty International, personne n'a été amené à rendre des comptes à la suite de ces attaques.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en espagnol ou dans votre propre langue) :

  • exhortez les autorités de facto à prendre immédiatement des mesures pour fournir toute la protection nécessaire à Luis Galdámez, en respectant ses souhaits ;

  • demandez qu'une enquête indépendante, approfondie et impartiale soit menée sur les menaces qu'il a reçues, que les résultats en soient rendus publics et que les responsables présumés soient déférés à la justice.


ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 28 DÉCEMBRE 2009 À :

Chef du gouvernement de facto :

Roberto Micheletti

Casa Presidencial

Boulevard Juan Pablo Segundo

Palacio José Cecilio del Valle

Tegucigalpa, Honduras

Fax : +504 239 32 98 (ce numéro n'est peut-être pas fiable ; veuillez envoyer vos appels par courrier également)

Formule d'appel : Sr. Micheletti, / Monsieur Micheletti,













Copies à :

ONG locale :

Comité por la Libre Expresión (C-Libre)

Colonia Rubén Darío,

Calle Palermo, casa No. 2244B

Tegucigalpa

Honduras

Fax : + 504 239 8246




Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Honduras dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

ACTION URGENTE

UN JOURNALISTE RADIO HONDURIEN CRAINT POUR SA VIE

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Le président démocratiquement élu du Honduras, José Manuel Zelaya Rosales, a été chassé du pouvoir le 28 juin par un groupe de responsables politiques soutenus par l'armée et emmenés par Roberto Micheletti, alors président du Congrès national. Le pays est en proie à des troubles de grande ampleur depuis lors, et de nombreux affrontements ont opposé l'armée et la police à des citoyens qui manifestaient. Selon des sources locales, au moins sept personnes seraient mortes dans des circonstances peu claires depuis le 28 juin.

De plus, les professionnels des médias sont soumis à une pression accrue depuis que Roberto Micheletti a pris le pouvoir. De nombreuses émissions de radio ont été interdites d'antenne et deux stations ont été fermées par les autorités de facto, dont Radio Globo. Le 28 juin, des policiers ont effectué une descente dans les locaux de cette dernière et ont saisi son matériel de diffusion. Le 26 septembre, Roberto Micheletti a pris un décret autorisant la fermeture de journaux et de diffuseurs si ceux-ci « insultent les fonctionnaires ». À la suite de pressions internationales, ce texte a finalement été abrogé, mais les menaces et attaques visant des professionnels de médias, des stations de radio et des chaînes de télévision se poursuivent. Radio Globo a été autorisée à émettre de nouveau le 19 octobre.



AU 309/09, AMR 37/009/2009, 16 novembre 2009

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