Document - Trinidad and Tobago: Amnesty International welcomes Prime Minister’s position against discrimination based on sexual orientation

Trinité-et-Tobago. Amnesty International salue la position de la Premier ministre contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle

AMNESTY INTERNATIONAL

DÉCLARATION PUBLIQUE

AILRC-FR

Index AI : AMR 49/002/2012

20 décembre 2012

Trinité-et-Tobago. Amnesty International salue la position de la Premier ministre contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle

Amnesty International salue la déclaration faite par la Premier ministre de Trinité-et-Tobago le 14 août 2012 et publiée récemment dans les médias nationaux, dans laquelle elle prend clairement position en faveur de la lutte contre « toute forme de discrimination fondée sur le genre ou l'orientation sexuelle ».

À Trinité-et-Tobago, la loi relative aux infractions sexuelles érige les relations entre personnes consentantes du même sexe en infraction, qui est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 25 ans de prison en fonction de l'âge des personnes reconnues coupables. En outre, la loi relative à l'immigration interdit l'entrée des « homosexuels » dans le pays. Bien que ces dispositions ne soient pas appliquées, elles contribuent à créer un climat discriminatoire envers les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Par ailleurs, la loi de 2000 relative à l'Égalité des chances interdit explicitement toute discrimination se fondant sur l'orientation sexuelle.

La Premier ministre a déclaré que la stigmatisation de l'homosexualité à Trinité-et-Tobago était une question qui devait être abordée du point de vue des droits humains et de la dignité dont chaque personne doit bénéficier au titre du droit international. La Premier ministre et son gouvernement ont aujourd'hui l'occasion historique de faire en sorte que les mots deviennent réalité et que la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre n'ait plus droit de cité à Trinité-et-Tobago.

Amnesty International exhorte les autres États des Caraïbes anglophones, où, à l'exception des Bahamas, les relations homosexuelles constituent une infraction, à suivre l'exemple positif de la Premier ministre de Trinité-et-Tobago et de son gouvernement.

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