Annual Report 2012
The state of the world's human rights

Document - Venezuela: Further information on Fear for Safety / Ill-treatment

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 010219 – AMR 53/002/01
Action complémentaire sur l’AU 03/01 (AMR 53/001/01 du 4 janvier 2001)

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.



CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ / MAUVAIS TRAITEMENTS / 

Nouveau sujet de préoccupation : MENACES DE MORT



VÉNÉZUÉLA 

La communauté des indigènes pemon de San Rafael de Kamoirán
Silvano Castro

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Londres, le 30 mars 2001


Silvano Castro, un dirigeant indigène qui avait déjà été la cible d’actes de harcèlement, a été brutalisé par des soldats et a reçu des menaces de mort.


Le 22 mars 2001, des indigènes pemon ont organisé des manifestations non violentes, bloquant une autoroute. L’armée a dispersé les contestataires au moyen de gaz lacrymogène et de chevrotines. Silvano Castro, qui tentait de filmer les événements, a été sauvagement battu, de même qu’un autre manifestant, qui a été grièvement blessé au visage. Silvano Castro a tenté d’emmener celui-ci vers un lieu où des soins pourraient lui être dispensés, mais s’est vu barrer la route par deux camions civils et deux camions militaires. Les soldats lui ont donné l’ordre de sortir de son véhicule, menaçant de le tuer s’il refusait d’obtempérer. Lorsqu’il leur a demandé s’ils avaient un mandat d’arrêt, ils ont réitéré leurs menaces.


Les soldats ont interpellé Silvano Castro et sept autres manifestants. Tous ont été interrogés par les autorités militaires à Ciudad Bolívar. Ils ont toutefois refusé de coopérer, arguant qu’ils n’avaient de comptes à rendre qu’à la justice civile, et non à la justice militaire. Tous ont été relâchés le 24 mars, sur l’ordre du Fiscalía General de la República (Bureau du procureur général), à Caracas, la capitale.


Ces événements récents ne sont qu’un exemple parmi d’autres du harcèlement systématique dont les indigènes pemon sont la cible depuis qu’ils protestent contre la construction d’un réseau de distribution électrique dans la région de Gran Sabana. Des membres de la communauté ont fait la déclaration suivante : le harcèlement continuel de l’armée « se produit sur nos propres terres, affecte notre vie quotidienne et menace notre culture et notre sécurité ». Amnesty International est préoccupée par le fait que ces actes d’intimidation se poursuivent au mépris de la Constitution vénézuélienne, dont certaines dispositions prévoient que les membres des communautés indigènes et leur environnement doivent être protégés.


ACTION RECOMMANDÉE : télégramme / lettre par avion / aérogramme / fax (en espagnol ou dans votre propre langue) :

– dites-vous préoccupé par les informations selon lesquelles Silvano Castro a été brutalisé, menacé de mort et interpellé par des soldats qui n’ont pas présenté de mandat d’arrêt ;


– demandez instamment que soit menée sans délai une enquête indépendante sur les mauvais traitements dont cet homme aurait fait l’objet et les menaces de mort qui auraient été proférées à son encontre, que les résultats de ces investigations soient rendus publics et que les responsables présumés soient déférés à la justice ;


– dites-vous préoccupé par le fait que l’armée continue de soumettre cet homme et d’autres indigènes pemon à des actes d’intimidation ;


– exhortez les autorités à veiller à ce que les Pemon puissent mener leurs légitimes actions de protestation sans que leur sécurité soit menacée.


APPELS À :

Président de la République :

Sr. Hugo Chávez Frías

Presidente de la República Bolivariana de Venezuela

Palacio de Miraflores

Esquina de Bolero

Av. Urdaneta

Caracas

Vénézuéla

Fax : +582 806 3101 / 3325 (Ces numéros peuvent être difficiles à obtenir. Nous vous invitons à faire preuve de patience et à ne pas vous décourager.)

Formule d’appel : Señor Presidente, / Monsieur le Président de la République,


Ministre de l’Intérieur et de la Justice :

Sr. Luis Miquilena

Ministro del Interior y Justicia

Ministerio del Interior y Justicia

Avenida Urdaneta Esquina de Platanal

Edificio Interior y Justicia

Despacho del Ministro, piso tres

Caracas, Vénézuéla

Fax : +582 861 1967 / 0363

Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre,



COPIES À :

Organisation de défense des droits des indigènes :

AMIGRANSA

Apartado Postal 50460

Caracas 1050-A

Vénézuéla



ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Vénézuéla dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 11 MAI 2001, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d’Amnesty International - ÉFAI -
Vous trouverez les documents en français sur LotusNotes, rubrique ÉFAI - IS documents
Vous pouvez également consulter le site ÉFAI sur Internet :
www.efai.org

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