Document - India: Maoist armed group should immediately release Chhattisgarh District Administrator and Orissa Legislator

Inde. Des groupes armés maoïstes doivent relâcher immédiatement un administrateur de district au Chhattisgarh et un législateur en Orissa

AMNESTY INTERNATIONAL DÉCLARATION PUBLIQUE Index AI : ASA 20/018/2012 23 avril 2012 Inde. Des groupes armés maoïstes doivent relâcher immédiatement un administrateur de district au Chhattisgarh et un législateur en Orissa Le Parti communiste indien (maoïste), un groupe armé d'opposition, doit immédiatement libérer deux otages - un responsable de district dans l'État du Chhattisgarh (centre de l'Inde) et un législateur dans l'État voisin d'Orissa - et veiller à leur bien-être tant que ceux-ci seront entre leurs mains, a déclaré Amnesty International le 23 avril 2012. Selon des témoins, le 21 avril au soir, des maoïstes armés ont enlevé Alex Paul Menon, 32 ans, directeur de l'administration du district de Sukma, dans la région de Bastar, au Chhattisgarh, après avoir abattu deux de ses agents de sécurité. Alex Paul Menon revenait tout juste d'une réunion avec des paysans adivasis (indigènes) dans le village voisin de Majhipara. Les maoïstes ont envoyé un message à certaines chaînes d'information, indiquant qu'ils relâcheraient cet homme seulement si les autorités interrompaient toute opération les visant au Chhattisgarh et libéraient huit de leurs collègues : Markam Gopanna (« Satyam Reddy »), Nirmal Akka (« Vijayalakshmi »), Devpal Chandrashekhar Reddy, Shantipriya Reddy, Meena Choudhari, Korsa Sunny, Markam Sunny et Asit Kumar Sen. Ils ont également menacé de déférer Alex Paul Menon devant un « tribunal populaire » si leurs requêtes n'étaient pas accordées avant le 25 avril. Les maoïstes ont transmis des messages similaires à certaines chaînes d'information en Orissa au sujet de Jina Hikaka, 28 ans, législateur dans cet État enlevé il y a trois semaines dans le district de Koraput. En échange de cet homme, ils réclament la libération de 29 prisonniers, tous membres du Chasi Mula Adivasi Sangh, un groupe disant militer en faveur des droits fonciers des Adivasis dans ce district. Amnesty International exhorte les maoïstes à ne pas tuer ou maltraiter les otages, ou à les menacer de tels agissements, mais à garantir leur sécurité et à les relâcher immédiatement. L'enlèvement et la prise d'otages sont interdits par le droit international. Il est contraire aux principes d'humanité les plus élémentaires, consacrés par le droit international humanitaire, de capturer ou de détenir une personne et de menacer de la tuer ou de lui faire du mal si les autorités ne répondent pas favorablement aux revendications des preneurs d'otages. Plusieurs individus ont été victimes des agissements des maoïstes. Le 14 mars 2012, Paolo Bosusco, un voyagiste italien installé en Orissa, le touriste Claudio Colangelo et deux Indiens ont été enlevés dans le district de Kandhamal. Ils ont été séquestrés respectivement pendant près d'un mois, une semaine et trois jours. Ils ont par la suite été remis en liberté en échange de six maoïstes détenus par le gouvernement de l'État d'Orissa. En mars 2011, Vineel Krishna, directeur de l'administration du district de Malkangiri (sud-ouest de l'Orissa ) et Pabitra Majhi, un jeune ingénieur, ont été relâchés après avoir été retenus en otage pendant près de deux semaines. En février 2011, cinq membres de la police armée de l'État du Chhattisgarh ont été libérés deux semaines après avoir été enlevés.

En septembre 2010, huit membres des forces de police du Chhattisgarh ont été kidnappés ; trois d'entre eux ont été tués, les autres ont été remis en liberté par la suite. Pendant le même mois, trois des quatre policiers pris en otage dans le district de Lakhisarai, dans l'État du Bihar (est de l'Inde) ont été relâchés ; le corps criblé de balles du quatrième policier, Lucas Tete, avait été retrouvé la veille. Dans le cadre de la confrontation opposant depuis longtemps les maoïstes et les forces de sécurité dans plusieurs États de l'Inde, des civils sont régulièrement victimes d'homicides ou d'enlèvements perpétrés par l'une ou l'autre partie au conflit, qui agissent dans un climat d'impunité généralisée. Des centaines de suspects maoïstes emprisonnés dans le centre et l'est du pays attendent d'être jugés. FIN

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