Document - Pakistan: Women protestors face police batons (Web feature)
ASA 33/039/2007
14/11/2007
La police disperse des manifestantes à coups de matraque
Web
ÉFAI
Mercredi 14 novembre 2007
De très nombreux militants politiques des partis
d’opposition ont été arrêtés et incarcérés au cours des trois
derniers jours dans tout le pays. La police a utilisé les matraques
et le gaz lacrymogène pour disperser des manifestants pacifiques
qui ont ensuite été arrêtés.
Ce mercredi 14 novembre, à Lahore, 37 militantes politiques du
parti d’opposition Parti du peuple pakistanais (PPP) ont été
placées en détention provisoire pour six jours par une juridiction
antiterroriste. La police a engagé des poursuites au titre de la
Loi antiterroriste.
Parmi ces militantes figurent Mehreen Raja, membre de l’Assemblée
nationale, ainsi que Farzana Raja et Uzma Bokhari, toutes deux
membres de l’Assemblée du Pendjab. Selon certaines informations,
des manifestantes ont été violemment frappées par la police.
Imran Khan, ancienne star du cricket et dirigeant d'un parti
d'opposition, s’était réfugié dans la clandestinité après
l’instauration de l’état d’urgence. Il a été arrêté dans la matinée
du 14 novembre à l’Université du Pendjab, à Lahore, où il
participait à une manifestation étudiante. Il est détenu par la
police ; une ordonnance de placement en détention pour une durée de
quatre-vingt-dix jours a été rendue contre lui.
Selon des informations diffusées par les médias, le responsable de
la police de Lahore a déclaré qu’Imran Khan allait être inculpé au
titre de la Loi antiterroriste pour avoir fait des déclarations
incendiaires dans lesquelles il aurait notamment « incité
la population à prendre les armes […] appelé à la
désobéissance civile [et] incité à la
haine ».
Libérés contre une déclaration sous serment
Des avocats qui avaient été arrêtés en vertu de la loi sur le
maintien de l'ordre public ont dû remettre des déclarations sous
serment précisant les conditions auxquelles ils devaient se
soumettre pour obtenir leur libération. Ils devaient ainsi prendre
l’engagement de ne pas participer à des activités dirigées contre
l’État, de ne pas faire de déclarations hostiles à l’égard du
général Musharraf et de ne pas participer à des manifestations
contre le gouvernement dans l’enceinte des tribunaux. Ceux qui ne
respecteront pas ces règles ne seront pas autorisés à participer
aux élections au barreau.