Document - Solomon Islands: Further information on fear for safety - Duran Angiki (journalist), his wife and 3 children; and Dykes Angiki (Duran Angiki's uncle), his wife and 7 children
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 000650 – ASA
43/012/00
Informations complémentaires sur l'AU 303/00 (ASA 43/010/00 du
28 septembre 2000)
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES POUR LA
SÉCURITÉ
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SALOMON |
Duran Angiki (journaliste), sa femme et leurs
trois enfants |
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Londres, le 5 octobre 2000
Le porte-parole du groupe armé qui avait apparemment menacé un journaliste et sa famille a déclaré que leur sécurité serait garantie.
Dans le cadre d'une interview accordée hier (mercredi 4 octobre 2000) à Radio Australia, l’avocat Andrew Nori, porte-parole de la Malaita Eagle Force (MEF, Force de l’aigle de Malaita), groupe armé d'opposition impliqué dans le conflit interethnique qui se déroule actuellement aux Îles Salomon, a déclaré que le Conseil suprême de la MEF avait « adopté une résolution selon laquelle aucun membre de la Malaita Eagle Force, y compris ses dirigeants, ne [devait] menacer M. Angiki ou quelque autre membre de sa famille, ni s'en prendre à eux ». Il a ajouté que depuis la semaine dernière, il avait reçu « de nombreuses lettres qui [lui avaient] été envoyées directement par fax » à propos du journaliste Duran Angiki, à la suite d'appels lancés par Amnesty International.
Au cours d'une conférence de presse organisée par la MEF le 2 octobre, Andrew Nori a nié avoir menacé ce journaliste ou ses proches. Il a néanmoins confirmé qu'il avait mis en garde Duran Angiki contre les risques qu'il prenait en se livrant à des déclarations provocatrices et mensongères, destinées à faire sensation, sur la crise actuelle, affirmant que le journaliste s'était engagé dans une « campagne de propagande mensongère contre la Malaita Eagle Force ». Il a également précisé que les dirigeants de la MEF avaient précédemment inclus le journaliste dans leur liste d'individus représentant un « risque potentiel en matière de sécurité » en raison de ses articles. L'avocat a réaffirmé que la MEF était attachée au respect inconditionnel de la liberté de la presse aux Îles Salomon, « pourvu que ce qui est rapporté soit vrai, juste et informatif ».
Aucune action complémentaire n'est requise de la part des membres du Réseau d'Actions urgentes. Merci beaucoup à tous ceux qui sont intervenus en faveur de Duran Angiki et de sa famille.