Document - Belarus: Man sentenced to death in Belarus: Alyaksandr Haryunou

Bélarus. Un homme condamné à mort

AU 157/13, EUR 49/008/2013 – Bélarus 19 juin 2013 19 juin 2013

ACTION URGENTE

BÉLARUS. UN HOMME CONDAMNÉ À MORT

Le 14 juin dernier, dans l'est du Bélarus, un homme âgé de 25 ans a été condamné à mort pour le meurtre d'une étudiante commis le 20 septembre 2012.

Le 14 juin 2013, Alexandre Hariounou a été condamné à mort par un tribunal de Homel pour le meurtre d'une étudiante commis le 20 septembre 2012. Selon la police, le jeune homme aurait poignardé la victime à 102 reprises et celle-ci serait morte sur place. Devant le tribunal, il a expliqué que l'étudiante, Natalia Emelentchikava, l'avait insulté devant ses amis et qu'elle avait refusé de s'excuser. Alexandre Hariounou a déjà été condamné à huit ans de prison pour avoir blessé mortellement le compagnon de sa mère.

Le 12 juin, cette dernière a confié aux journalistes qu'elle espérait que son fils serait condamné à 25 ans d'emprisonnement : « Il n'a rien vu de bien dans sa vie et maintenant ça, ils réclament sa mort. Son père a été tué alors qu'il n'était qu'un enfant et on n'a jamais retrouvé les meurtriers. Oui, il a tué mon compagnon, mais il défendait sa petite amie qui se disputait avec mon compagnon. »

D'après la presse locale, les médecins ont diagnostiqué un trouble de la personnalité chez Alexandre Hariounou. Celui-ci n'a rien fait pour se défendre et a gardé le silence après le verdict. Un examen psychiatrique a permis de conclure qu'il était apte à être jugé. Lors d'une audience qui s'est tenue le 12 juin dernier, le jeune homme a reconnu être coupable et demandé pardon à la mère de la victime. Alexandre Hariounou a déposé un recours auprès de la Cour suprême.

Le Bélarus est le dernier pays d'Europe qui procède encore à des exécutions. Trois hommes ont été mis à mort en 2012 et trois personnes ont été condamnées à mort depuis le début de l'année, dont Rigor Youzeptchouk, condamné le 24 avril, et un autre individu, sanctionné récemment par un tribunal de Grodno.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en bélarussien, en russe, en anglais ou dans votre propre langue :

exhortez le président bélarussien à commuer sans délai la condamnation à mort prononcée contre Alexandre Hariounou ;

priez-le instamment de commuer immédiatement toutes les condamnations à mort prononcées au Bélarus ;

appelez-le à instaurer un moratoire officiel sur l'application de la peine capitale.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 31 JUILLET 2013 À :

Président du Bélarus

Alyaksandr Lukashenka

ul.Karla Marksa 38

220016 Minsk, Bélarus

Fax : +375 17 226 0610 / +375 17 222 3872

Courriel : contact@president.gov.by

Formule d'appel : Dear President Lukashenka, / Monsieur le Président,

Copies à :

Président de la Cour suprême

Valentin Sukalo

Lenina 28, 220030 Minsk, Bélarus

Fax : +375 17 3271225

Courriel : scjustrb@pmrb.gov.by

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Bélarus dans votre pays (adresse/s à compléter) :

nom(s), adresse(s), n° de fax, adresse électronique, formule de politesse

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

ACTION URGENTE

BÉLARUS. UN HOMME CONDAMNÉ À MORT

COMPLÉMENT D'INFORMATION

Au Bélarus, les condamnations à mort sont souvent prononcées à l'issue de procès iniques sur la base d'« aveux » obtenus sous la contrainte. Elles sont appliquées dans le plus grand secret et sans que les intéressés, leurs familles ou leurs avocats en soient informés dans un délai raisonnable. Les autorités refusent de rendre les corps des personnes exécutées à leurs familles ou de dire à ces dernières où leurs proches ont été inhumés. Les exécutions perdurent bien que le Comité des droits de l'Homme des Nations unies ait appelé le gouvernement bélarussien à s'en abstenir. Le Comité et d'autres organes ont reconnu que l'application de la peine de mort au Bélarus bafouait les droits humains des condamnés et de leurs familles.

Amnesty International s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances, sans exception, car elle viole le droit à la vie inscrit à la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Il s'agit du châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit.

Nom : Alexandre Hariounou

Genre : homme

AU 157/13, EUR 49/008/2013, 19 juin 2012

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AMNESTY INTERNATIONAL WORLDWIDE