Document - Belarus: Further information: ‘Teddy bear’ case is closed in Belarus

Bélarus. L'affaire relative à l'« Action ours en peluche » est close

IC/ AU 222/12, EUR 49/011/2013 Bélarus 11 juillet 2013

ACTION URGENTE

BÉLARUS. L'AFFAIRE RELATIVE À L'« ACTION OURS EN PELUCHE » EST CLOSE

Les autorités ont abandonné le 4 juillet les poursuites relatives à l'« Action ours en peluche » qui avait été organisée pour demander plus de liberté d'expression au Bélarus. Anton Souriapine et Sergueï Bacharimov ne risquent plus d'être condamnés à des peines d'emprisonnement.

Le 28 juin 2013, le Comité de sûreté de l'État bélarussien (KGB) a annoncé que l'affaire concernant l'« Action ours en peluche » lancée par une agence de publicité suédoise avait été close. De ce fait, les poursuites qui avaient été engagées contre Anton Souriapine et Sergueï Bacharimov ont été abandonnées. Les deux hommes ne risquent plus d'être poursuivis au pénal pour les événements qui avaient eu lieu le 4 juillet 2012. Les conditions auxquelles était associée leur libération ont été levées et ils sont désormais autorisés à quitter le pays. Tout le matériel qui avait été confisqué à Anton Souriapine lors d'une fouille lui a été restitué, et il a été informé de l'abandon des poursuites à son encontre.

Des poursuites avaient été engagées contre Anton Souriapine et Sergueï Bacharimov après que deux représentants de l'agence de publicité suédoise Studio Total avaient franchi la frontière du Bélarus à bord d'un avion monomoteur. Environ 900 ours en peluche portant des pancartes en faveur de la liberté d'expression avaient été parachutés sur le territoire. Anton Souriapine et Sergueï Bacharimov avaient été inculpés en application des articles 16 (« complicité d'infraction ») et 371 (« franchissement illégal d'une frontière ») du Code pénal bélarussien et risquaient jusqu'à sept ans d'emprisonnement.

Arrêté le 13 juillet 2012 et détenu plus d'un mois, l'étudiant en journalisme de l'Université du Bélarus Anton Souriapine avait été accusé d'avoir téléchargé des images des ours en peluche sur le site Belarusian News Photos. Il avait été adopté comme prisonnier d'opinion. Anton Souriapine avait été par la suite libéré sous caution, à la condition qu'il ne quitte pas la ville de Slutsk, au sud de Minsk, sans l'autorisation du KGB et qu'il ne donne aucune information sur l'enquête.

Sergueï Bacharimov, qui gère des appartements de location à Minsk, avait été arrêté le 6 juillet car on le soupçonnait d'avoir aidé les Suédois à traverser la frontière illégalement. Il avait loué un appartement à deux de leurs associés, qui étaient arrivés à Minsk avant l'action médiatique et étaient repartis immédiatement après. Studio Total a dénoncé les arrestations d'Anton Souriapine et de Sergueï Bacharimov, en précisant qu'aucun d'eux n'avait de lien avec le projet ni n'en avait eu connaissance.

Anton Souriapine a remercié Amnesty International pour son soutien et la campagne menée en sa faveur.

Aucune action complémentaire n'est requise pour l'instant de la part des membres du réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.�

Ceci est la deuxième mise à jour de l'AU 222/12. Pour plus d'informations, voir http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR49/015/2012/fr

Noms : Anton Souriapine, Sergueï Bacharimov

Hommes

Informations complémentaires sur l'AU 222/12, EUR 49/011/2013, 11 juillet 2013

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