Annual Report 2012
The state of the world's human rights

Document - Kosovo: Justicia para Petrija Piljevic. Un decenio de Impunidad

Kosovo 2009

dix ans d'impunitÉ


JUSTICE POUR PETRIJA PILJEVIĆ




AMNESTY INTERNATIONAL

Document public

EUR 70/010/2009

ÉFAI


Août 2009



© DR



Après la fin de la guerreau Kosovo (au début du mois de juin 1999) la plupart des Serbes sont partis mais certains, dont Petrija Piljević, sont restés. Dans l'après-midi du 28 juin 1999, selon des voisins, trois hommes vêtus d'uniformes de l'Armée de libération du Kosovo sont venus chercher Petrija Piljević, une femme de cinquante-sept ans, dans son appartement de Pristina. Elle pleurait et hurlait. Elle n'a jamais été revue vivante.


Ses fils ont fui vers la Serbie, où ils vivent aujourd'hui.


En août 2001, le Comité international de la Croix-Rouge a montré à l'un des fils de Petrija Piljević, Dragan Piljević, une série de photographies présentant des vêtements prélevés sur des cadavres exhumés par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Sur l'une des photographies, il a reconnu le pantalon de survêtement bleu, les chaussettes bleu marine, le chemisier beige et la veste noire de sa mère. À la suite de cette identification, le corps de Petrija Piljević a été remis à sa famille à la fin du mois d'août 2001. Elle a été ensevelie à Prokupljie, dans le sud de la Serbie.


En 2003, en réponse à des lettres émanant de membresd'Amnesty International, la Mission d'administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) a fourni par écrit les indications suivantes (traduction non officielle) :


« La police de la MINUK a ouvert une enquête sur le meurtre de Mme Piljević.Une autopsie a été effectuée et il a été déterminé qu'une blessure par balle avait causé son décès. La police de la MINUK a identifié des témoins oculaires possibles, qui résident en Serbie. Dans le cadre d'une coopération entre la police de la MINUK et la police serbe, la MINUK a récemment transmis une demande aux autorités serbes afin que la police de la MINUK puisse interroger ces témoins. »


Enjanvier 2009, Dragan Piljević a indiqué à Amnesty International qu'il avait été interrogé par un enquêteur de la MINUK, qui lui avait rendu visite à son domicile en Serbie en 2003. Il n'a plus eu de nouvelles de la MINUK depuis. Personne n'a été traduit en justice pour l'enlèvement et le meurtre de Petrija Piljević.



PASSEZ À L'ACTION !



En décembre 2008, la composante Justice de la mission « état de droit » de l'Union européenne au Kosovo (EULEX) a pris la suite de la MINUK dans l'enquête et les poursuites relatives aux crimes de guerre et autres crimes graves, y compris les cas de disparitions forcées et d'enlèvements.


MERCI D'ÉCRIRE À ALBERTO PERDUCA, RESPONSABLE DE LA COMPOSANTE JUSTICE DE L'EULEX.


  • Demandez à l'EULEX de vous tenir informé de l'avancement, depuis 2003, de l'information judiciaire ouverte sur l'enlèvement et l'homicide de Petrija Piljević.

  • Fournissez des informations détaillées sur son cas, indiquées sur la présente carte.

  • Demandez à l'EULEX de traduire en justice les responsables présumés.

  • Demandez que la famille de Petrija Piljević soit régulièrement tenue informée du déroulement de l'enquête.


Écrivez au chef de la composante Justice de l'EULEX :


Head of the EULEX Justice Component

Alberto Perduca

EULEX Kosovo Justice Building

Str. Lidhja e Prizrenit no. 9

P.O. Box: 268

1000, Pristina

Kosovo

Fax : +381 38 2030 555

Courrier électronique : alberto.perduca@eulex-kosovo.eu

Formule d'appel: Dear Mr Perduca, / Monsieur,


Copies au chef de la police de l'EULEX :


Head of EULEX police

Rainer Kuehn

EULEX Police MHQ, 5th floor

Police Avenue

P.O. Box: 268

1000, Pristina

Kosovo

Fax : +381 38 222 10 6333

Courrier électronique : rainer.kuehn@eulex-kosovo.eu



How you can help

AMNESTY INTERNATIONAL WORLDWIDE