Annual Report 2012
The state of the world's human rights

Document - Irán: Ejecución inminente por delito cometido siendo menor.


AU 234/09, MDE 13/095/2009 – Iran 3 septembre 2009


ACTION URGENTE

un mineur dÉlinquant risque d'Être ExÉcutÉ

Hossein Haghi pourrait être exécuté à tout moment pour un meurtre commis alors qu'il était âgé de seize ans. Son dossier est actuellement examiné par l'Unité d'application des peines à Téhéran, qui doit fixer une date d'exécution.

La condamnation à mort de Hossein Haghi a été confirmée par la 27e chambre de la Cour suprême et, au cours de la dernière semaine d'août 2009, son dossier a été transféré à l'Unité d'application des peines, l'instance chargée de superviser les exécutions.À moins que le responsable du pouvoir judiciaire n'intervienne, il ne peut désormais échapper à l'exécution que si tous les proches de la victime acceptent le paiement de la diya(« prix du sang »).


Le 12 août 2003, Hossein Haghi, alors âgé de seize ans, et un ami sont intervenus pour mettre fin à une altercation entre un de leurs amis et un autre garçon, Mehdi Khalili.D'après le témoignage de Hossein Haghi, Mehdi Khalili a commencé à le frapper alors que d'autres le retenaient par derrière.Hossein Haghi a pu dégager ses mains et a sorti un couteau de sa poche pour se défendre.Mehdi Khalili a été tué d'un coup de couteau à la poitrine.Lors de son arrestation, Hossein Haghi a reconnu avoir un couteau en sa possession et avoir frappé Mehdi Khalili pour l'effrayer et le pousser à fuir.Au cours de son procès, cependant, il a nié avoir porté à Mehdi Khalili un coup de couteau mortel.Le 8 février 2004, Hossein Haghi a été condamné à mort à titre de qisas(« réparation ») par la 74e chambre d'une juridiction pénale.Sur la base de ses aveux initiaux, il a été déclaré coupable de meurtre avec préméditation.Le 25 juin 2004, la Cour suprême a confirmé sa condamnation à mort.L'avocat de Hossein Haghi a déposé une requête en révision.Bien que celle-ci ait été rejetée, l'affaire a été réexaminée et renvoyée devant la 33e chambre de la Cour suprême par le responsable du pouvoir judiciaire.Cette instance a confirmé la condamnation à titre de qisas(« réparation »), avant de soumettre son jugement au responsable du pouvoir judiciaire pour approbation.En septembre 2008, ce dernier a annulé cette condamnation et renvoyé l'affaire devant la 71e chambre du tribunal pénal de Téhéran afin que Hossein Haghi soit rejugé pour le même chef d'accusation de meurtre.Il a été à nouveau condamné à la peine capitale.


DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en persan, en arabe, en anglais, en français ou dans votre propre langue) :

  • déclarez-vous préoccupé par le fait que Hossein Haghi risque d'être exécuté pour un crime commis alors qu'il avait moins de dix-huit ans ;

  • exhortez les autorités à commuer la peine capitale prononcée contre lui ;

  • rappelez aux autorités que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et la Convention relative aux droits de l'enfant, deux traités auxquels l'Iran est partie, interdisent le recours à la peine capitale contre les personnes qui étaient âgées de moins de dix-huit ans au moment des faits qui leur sont reprochés.


ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 15 OCTOBRE 2009 À :

Guide spirituel de la République islamique d'Iran :

Ayatollah Sayed ‘Ali Khamenei

The Office of the Supreme Leader

Islamic Republic Street – End of Shahid Keshvar Doust Street, Tehran, République islamique d'Iran

Courriers électroniques : via son site Internet : http://www.leader.ir/langs/en/index.php?p=letter (en anglais)

http://www.leader.ir/langs/fa/index.php?p=letter (en persan)

Formule d'appel : Your Excellency, / Excellence,



Responsable du pouvoir judiciaire :

Ayatollah Sadeqh Larijani

Howzeh Riyasat-e Qoveh Qazaiyeh (Office of the Head of the Judiciary)

Pasteur St., Vali Asr Ave., south of Serah-e Jomhouri, Tehran 1316814737, République islamique d'Iran

Courriers électroniques : par l'intermédiaire de son site Internet : http://www.dadiran.ir/tabid/81/Default.aspx (premier champ comportant une étoile : prénom ; deuxième champ : nom de famille ; troisième champ : adresse électronique)

Formule d'appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,



Copies à :

Chef du Comité des droits de l'homme au sein du pouvoir judiciaire :

Mohammad Javad Larijani

Howzeh Riassat-e Ghoveh Ghazaiyeh

Pasteur St, Vali Asr Ave., south of Serah-e Jomhouri, Tehran 1316814737, République islamique d'Iran

Fax : +98 21 3390 4986 (merci de vous montrer persévérant)

Courriers électroniques : fsharafi@bia-judiciary.ir ou int_aff@judiciary.ir (dans le champ réservé à l'objet, veuillez écrire : « FAO Mohammad Javad Larijani »)

Formule d'appel : Dear Mr Larijani, / Monsieur,


Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de l'Iran dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

ACTION URGENTE

UN MINEUR DÉLINQUANT RISQUE D'Être EXÉCUTÉ

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Le cas de Hossein Haghi a déjà fait l'objet de deux actions urgentes : l'AU 107/08, MDE 13/056/2008, 23 avril 2008 (http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE13/056/2008/fr) et sa mise à jour, MDE 13/153/2008, 20 octobre 2008 (http://www.amnesty.org/en/library/info/MDE13/153/2008/en).


L'article 206-b du Code pénal iranien dispose : « Un homicide est considéré comme prémédité si le meurtrier commet intentionnellement un acte de nature à provoquer la mort, même si [le meurtrier] n'a pas l'intention de tuer ».


Depuis 1990, l'Iran a exécuté au moins 44 mineurs délinquants présumés, dont huit en 2008 et au moins trois en 2009.


L'exécution de mineurs délinquants est interdite par le droit international, en particulier par l'article 6-5 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et par la Convention relative aux droits de l'enfant. En tant que partie à ces deux traités, l'Iran s'est engagé à ne pas exécuter une personne pour un crime commis alors qu'elle avait moins de dix-huit ans.


En Iran, une personne reconnue coupable de meurtre n'est pas autorisée à demander une grâce ou une commutation à l'État, en violation de l'article 6-4 du PIDCP. Dans ce pays, la famille d'une victime d'homicide a le choix entre exiger l'exécution de l'accusé ou lui pardonner, en échange d'une compensation financière, la diya.


Pour en savoir plus sur les exécutions de mineurs délinquants en Iran, veuillez consulter le document intitulé Iran: The last executioner of children (index AI : MDE 13/059/2007, juin 2007, disponible en anglais à l'adresse suivante : http://web.amnesty.org/library/index/engmde130592007.


AU 234/09 MDE 13/095/2009, 3 septembre 2009


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