Document - Lebanon: Further information on Medical concern/Torture/Unfair trial.
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 020716 – MDE
18/014/02
Action complémentaire sur l'AU 171/02 (MDE 18/008/02 du
11 juin 2002) et suivante (MDE 18/010/02 du
16 août 2002)
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES DE TORTURE / PROCÈS INIQUE /
PRÉOCCUPATIONS D’ORDRE MÉDICAL
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LIBAN |
Ahmad Abu Ghosh (h) [libéré]
Bilal Mahmud (h) [nouveau nom]
Said Minawi (h) |
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Londres, le 6 novembre 2002
Amnesty International a récemment appris qu’Ahmad Abu Ghosh, Masjad Ghayth, Fadi Taybah et Ali al Hamawi avaient été libérés le 20 août dernier sans avoir été inculpés. Ils avaient été détenus pendant deux semaines dans le centre de détention du ministère de la Défense à Yarzé et dans celui des services de renseignements de l’armée à Baabda, près de Beyrouth.
Selon les informations recueillies, Fadi Taybah aurait été torturé et maltraité au centre de détention des services de renseignements de l’armée à Baabda. Il a, semble-t-il, reçu des coups violents à la tête, sur les mains et sur le ventre et s’est fait injurier. Selon certaines sources, les séances de torture ont eu lieu pendant trois jours. Fadi Taybah a déclaré qu’il avait été privé de nourriture et de boisson pendant deux de ces trois jours. Le troisième jour, un gardien, qui a constaté que Fadi Taybah saignait des mains et des pieds, a donné à celui-ci un peu de nourriture et un verre d’eau. D’après Fadi Taybah, au cours de son interrogatoire, les officiers de renseignements lui auraient mouillé les plantes des pieds pour en rendre la peau plus tendre avant de les fouetter à l’aide de câbles métalliques. Apparemment, Fadi Taybah a également été soumis au supplice du ballanco (la « balançoire », qui consiste à suspendre la victime par les poignets préalablement attachés dans le dos).
Fadi Taybah, Ahmad Abu Ghosh, Masjad Ghayth, et Ali al Hamawi avaient été arrêtés en relation avec leur participation présumée à des affrontements violents entre des militants sunnites armés et les forces militaires et de sécurité libanaises dans la région de Dhinniyya (nord du Liban) en février 2000.
Les frères Bilal et Khalid Mahmud, qui ont également été interpellés à la suite des affrontements de Dhinniyya de février 2000, ont entamé une grève de la faim il y a quinze jours pour protester contre leur isolement cellulaire prolongé. Le 29 octobre, ils ont été transférés de la prison de Roumié à l’hôpital Dhahr al Bashiq situé à Beyrouth.
L’organisation de défense des droits humains n’a reçu aucune nouvelle information au sujet des 11 autres personnes (au moins) détenues en relation avec les affrontements de Dhinniyya.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que
vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires
mentionnés
ci-après (en arabe, en
français, ou dans votre propre langue) :
– accueillez favorablement la nouvelle de la libération d’Ahmad Abu Ghosh, de Masjad Ghayth, de Fadi Taybah et d’Ali al Hamawi ;
– dites-vous préoccupé par les allégations selon lesquelles Fadi Taybah aurait été torturé ;
– demandez que ces allégations fassent l’objet d’une enquête impartiale et indépendante et que les personnes soupçonnées d’être responsables de ces agissements soient déférées en justice et jugées équitablement ;
– faites part de la préoccupation que vous inspire l’état de santé de Bilal et de Khalid Mahmud, qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur maintien en isolement cellulaire en raison de leur participation présumée aux affrontements de Dhinniyya en février 2000 ;
– exhortez les autorités à faire en sorte que toutes les personnes arrêtées pour leur implication présumée dans les affrontements ayant eu lieu dans la région de Dhinniyya soient jugées sans délai dans le respect des normes internationales d’équité ;
– cherchez à obtenir l’assurance que ces personnes seront bien traitées en tout temps et qu’elles ne seront pas soumises à des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements ;
– rappelez aux autorités libanaises que, selon la Convention contre la torture à laquelle le Liban est partie, les « aveux » obtenus sous la contrainte n’ont aucune valeur.
APPELS À :
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Président de la République : Président Émile Lahoud Bureau du Président Palais Ba’abda Ba’abda, Beyrouth Liban Télégrammes : Président Lahoud, Beyrouth, Liban Fax : + 961 1 425 393 Télex : 21000 Formule d'appel : Monsieur le Président de la République,
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Ministre de la Justice : M. Samir Jisr Ministre de la Justice Ministère de la Justice Rue Sami Sohl Beyrouth, Liban Télégrammes : Ministre de la Justice, Beyrouth, Liban Fax : + 961 1 611 142 Formule d'appel : Monsieur le Ministre,
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COPIES À :
Procureur général :
M. Adnan Addoum
Procureur général
Palais de Justice, Beyrouth
Liban
Fax : + 961 1 427 819 (Si un correspondant vous répond, demandez la ligne de fax.)
Formule d'appel : Monsieur le Procureur général,
ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Liban dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR
IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 18 DÉCEMBRE 2002, VÉRIFIEZ AUPRÈS
DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
La version originale a
été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
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Vous pouvez également consulter le site Internet des ÉFAI :
www.efai.org