Des centaines de milliers de personnes sont touchées par la pollution pétrolière dans le delta du Niger. Ce sont notamment les plus pauvres et ceux qui dépendent des moyens de subsistance traditionnels comme la pêche et l'agriculture.
En matière de droits humains, les conséquences sont graves. Pourtant, elles ne sont pas suffisamment signalées, ni prises correctement en compte par le gouvernement du Nigeria ou les compagnies pétrolières. Les problèmes ont été aggravés par un manque d'information.
Les déversements d'hydrocarbures, les rejets de déchets et les torchères de gaz (le gaz est séparé du pétrole et, au Nigeria, la plus grande partie du gaz est brûlée comme un déchet) sont endémiques dans le delta du Niger. Cette pollution, qui affecte la région depuis des décennies, a endommagé la terre, l'eau et la qualité de l'air.
Les populations du delta du Niger – y compris celles qui sont les « hôtes » des compagnies pétrolières – n'ont que rarement accès aux informations les plus élémentaires concernant l'impact de l'industrie pétrolière sur leurs vies.
Le gouvernement nigérian et Shell – la principale compagnie pétrolière opérant dans le delta du Niger – ont pour responsabilité d'assainir les opérations pétrolières et de rendre des comptes concernant l'impact humain de l'industrie pétrolière dans le delta du Niger.
Amnesty International appelle le gouvernement du Nigeria et le nouveau dirigeant de Shell à assainir l'industrie pétrolière et à dévoiler la vérité sur les conséquences de la pollution pétrolière sur les droits des populations vivant dans le delta du Niger.
Nous demandons en particulier au nouveau dirigeant de Shell, pendant les 100 premiers jours de son mandat, de rendre publiques les informations concernant l'impact des opérations de Shell au Nigeria, et de s'engager formellement à assainir les opérations de Shell dans le delta du Niger. M. Peter Voser prend son poste de directeur exécutif de Shell le 1er Juillet 2009.
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