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8 December 2011

Il faut libérer les militants des droits humains arrêtés au Zimbabwe

Amnesty International considère les trois défenseurs des droits humains zimbabwéens arrêtés en début de semaine comme des prisonniers d'opinion et demande leur libération immédiate et inconditionnelle, a déclaré l'organisation jeudi 8 décembre.

Ces trois personnes travaillent pour le Projet de surveillance des médias pour le Zimbabwe, qui encourage la liberté d'expression et un journalisme responsable. Arrêtées lundi 5 décembre à Gwanda, dans la province du Matabeleland-Sud, elles attendent une décision de justice qui devrait être rendue le 9 décembre concernant leur demande de mise en liberté sous caution. Elles sont actuellement détenues au centre de détention provisoire de Gwanda.

« Les militants placés en détention ont été arrêtés uniquement en raison de leur action légitime en faveur de la liberté d'expression et d'une réforme des médias au Zimbabwe », a déclaré Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d'Amnesty International. « Nous considérons ces personnes comme des prisonniers d'opinion et nous demandons leur libération immédiate et inconditionnelle. »

Fadzai December et Molly Chimhanda, membres du personnel du Projet de surveillance des médias pour le Zimbabwe, et Gilbert Mabusa, membre de l'organisation, ont été arrêtés au poste de police de Gwanda après s'y être présentés à la demande des autorités, qui souhaitaient les interroger à propos d'une réunion organisée par l'organisation en novembre.

Tous trois se sont présentés au poste de police en compagnie de leur avocat et ont été inculpés d'infraction à la Loi relative à l'ordre public et à la sécurité, parce qu'ils auraient « participé à un rassemblement sans en demander l'autorisation à l'autorité compétente » et également enfreint la Loi relative à la codification et à la réforme du droit pénal en « distribuant du matériel susceptible de troubler l'ordre public ».

Mardi 6 décembre, à Harare, quatre agents de l'unité de la police du Zimbabwe chargée du maintien de l'ordre ont arrêté le coordonnateur du Projet de surveillance des médias pour le Zimbabwe, Andrew Moyse, parce qu'il aurait été en possession de matériel lié à l'opération de sécurité Gukuruhundi, menée par le gouvernement dans les années 1980 dans certaines régions des provinces du Matabeleland et des Midlands, au cours de laquelle des milliers de civils ont été tués ou mutilés par les forces de sécurité. La police, qui disposait d'un mandat de perquisition, a également saisi des DVD qui se trouvaient dans les locaux de l'organisation. Andrew Moyse a été interrogé pendant plusieurs heures avant d'être libéré sans inculpation.

« L'arrestation et le placement en détention de Fadzai December, Molly Chimhanda et Gilbert Mabusa, ainsi que l'interrogatoire auquel a été soumis Andrew Moyse, sont caractéristiques des actes de harcèlement et d'intimidation systématiques, menés contre les défenseurs des droits humains par la police et les autres organisations chargées de la sûreté de l'État, qui ont perduré sous le gouvernement d'union nationale du Zimbabwe », a déclaré Erwin van der Borght.

« Les autorités doivent immédiatement faire cesser ce harcèlement et respecter les droits des défenseurs des droits humains facilitant le dialogue autour de sujets nationaux clés tels que les médias, le domaine de la sécurité et les réformes législatives », a ajouté Erwin van der Borght.

AI Index: PRE01/619/2011
Region Africa
Country Zimbabwe
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