Annual Report 2013
The state of the world's human rights

19 July 2012

Serbie : les familles roms expulsées ont enfin obtenu un accès à l'eau

Serbie : les familles roms expulsées ont enfin obtenu un accès à l'eau
À la suite de leur expulsion forcée de leur logement à Belgrade, les familles roms n'ont pas eu l'eau courante pendant près de trois mois.

À la suite de leur expulsion forcée de leur logement à Belgrade, les familles roms n'ont pas eu l'eau courante pendant près de trois mois.

© Amnesty International


Au nombre des personnes roms relogées dans l'entrepôt désaffecté se trouvent des enfants et une femme enceinte.

© Amnesty International


L'accès permanent à l'eau potable représente un progrès modeste mais très appréciable en vue du respect des droits de ces familles.
Source: 
Jezerca Tigani, directrice adjointe du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International

L'action menée par Amnesty International a conduit les autorités de la ville de Nis, en Serbie, à fournir de l'eau potable aux familles roms qui ont subi une expulsion forcée à Belgrade, la capitale du pays, il y a près de trois mois.

Depuis qu'elles ont été chassées du quartier informel de Belvil, le 26 avril, cinq familles – 18 personnes au total, parmi lesquelles des enfants et un bébé né peu après leur arrivée – vivent dans un entrepôt désaffecté à Nis, dans le sud de la Serbie, où elles n'ont pas l'eau courante ni des installations sanitaires ni l'électricité.

Amnesty International a travaillé avec d'autres ONG en Serbie afin d'obtenir des autorités qu'elles fassent respecter le droit de ces familles à l'eau, à la suite d'une visite de l'entrepôt par une délégation de l'organisation en juin. Les températures commençaient alors à dépasser les 35 °C, ce qui rendait les conditions de vie encore plus difficiles.

Mercredi, les services du nouveau maire de Nis, récemment élu, ont fait savoir à l'organisation que l'entrepôt avait finalement été raccordé au réseau d'eau potable.

« L'accès permanent à l'eau potable représente un progrès modeste mais très appréciable en vue du respect des droits de ces familles », a déclaré Jezerca Tigani, directrice adjointe du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

« Il est aberrant que les autorités aient attendu près de trois mois avant de permettre l'approvisionnement en eau alors que les températures ont été très élevées. »

Amnesty International va continuer de faire pression sur les autorités de la ville de Nis pour qu'elles fournissent des solutions de relogement adéquates aux familles qui ont été chassées de chez elles, et pour qu'elles améliorent d'ici là leurs conditions de vie, notamment en leur fournissant de l'électricité.

« Nous comprenons que les autorités locales qui ont reçu les familles expulsées ont eu à leur trouver un logement d'urgence en l'espace de quelques jours seulement, a ajouté Jezerca Tigani.

« Mais elles doivent à présent faire en sorte que ces familles soient rapidement installées dans des logements de remplacement convenables conformes aux normes internationales relatives aux droits humains. »

Les Roms qui ont été relogés dans l'entrepôt de la rue Daniciceva à Nis font partie des plus de 240 familles expulsées de force du quartier de Belvil, à Belgrade, le 26 avril. Plus de 100 de ces familles, qui n'étaient pas inscrites sur les listes d'habitants de la ville de Belgrade, ont été emmenées hors de la capitale et conduites dans différentes localités à travers le pays.

Au moment de l'expulsion forcée – qui, pour Amnesty International, a violé de manière « flagrante » le droit international – une jeune fille de 17 ans enceinte qui allait être conduite à Nis à dit à l'organisation qu'elle n'avait pas de logement ni nulle part où résider dans cette ville. Elle vit actuellement avec son bébé dans l'entrepôt, avec les autres familles.

Quand les familles sont arrivées à l'entrepôt, à Nis, il n'y avait pas d'eau courante mais les infrastructures nécessaires étaient déjà en place pour amener l'eau dans le bâtiment.

Deux mois plus tard, quand les représentants d'Amnesty International se sont rendus à Nis, les autorités de la ville leur ont assuré que le raccordement à l'eau potable serait réalisé dans les jours suivants. Or, mis à part une rapide visite sur le site d'employés de la compagnie des eaux, rien n'a été fait jusqu'à cette semaine, après la prise de fonction du nouveau maire de la ville.

Dans l'intervalle, les familles ont été forcées d'utiliser des récipients en plastique pour aller chercher de l'eau dans le bâtiment d'un marché municipal situé à 115 mètres. L'accès à l'eau était limité aux heures d'ouverture du bâtiment – de 7 heures à 15 heures – et soumis aux caprices des responsables du marché qui empêchaient souvent les familles roms d'en bénéficier.

L'autre point d'eau municipal le plus proche se trouvait à plus d'une demi-heure de marche, dans le centre-ville.

Le droit à l'eau implique que l'eau doit être accessible là – ou à proximité immédiate de l'endroit – où vivent les gens. Selon l'Organisation mondiale de la santé, les personnes encourent des problèmes de santé quand le point d'approvisionnement en eau se trouve à plus de 100 mètres de leur foyer, ou quand il leur faut plus de cinq minutes pour aller chercher de l'eau.

Issue

Children 
Demand Dignity 
Discrimination 
Economic, Social and Cultural Rights 
Roma Rights 

Country

Serbia 

Region

Europe And Central Asia 

Campaigns

Demand Dignity 

@amnestyonline on twitter

News

21 August 2014

Children accused of being members of armed groups in the conflict in Mali are languishing in adult jails while human rights abuses continue.

Read more »
15 August 2014

The number of killings perpetrated by the police is on the rise again in the Dominican Republic whilst legislation intended to fix the problem stalls and stagnates in Congress... Read more »

29 August 2014

The execution of two men in Japan on Friday flies in the face of growing calls in the country to halt the use of capital punishment, said Amnesty International.

Read more »
29 August 2014

Russia’s official branding of a civil society organization as a “foreign agent”, an expression akin to “spying”, for speaking out on Ukraine is a sign of the country’s... Read more »

29 August 2014

Peaceful activist Mohamed Bachir Arab has been held in secret since he was arrested by the Syrian intelligence forces on 2 November 2011. He is one of Syria's many "disappeared... Read more »