Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - GAMBIA. Temor por la seguridad / detención en régimen de incomunicación / posible preso de conciencia

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 020501 – AFR 27/003/02
AU 239/02

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.


CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ / DÉTENTION AU SECRET /
PRISONNIER D’OPINION PRÉSUMÉ


GAMBIE 

Guy-Patrick Massoloka (h), journaliste

________________________________________________________________________________________________________

Londres, le 29 juillet 2002


Amnesty International est préoccupée par la sécurité de Guy-Patrick Massoloka, journaliste à l'Agence panafricaine d'information (API). Cet homme est en effet détenu au secret depuis qu'il a été arrêté le 19 juillet à Banjul, la capitale, par des agents de la National Intelligence Agency (NIA, Agence nationale de renseignements).

On pense qu'il est détenu au siège de la NIA, à Banjul, où des personnes sont régulièrement placées en détention au secret et maltraitées. Il n'a apparemment pas été autorisé à consulter un avocat.

Ressortissant congolais, Guy-Patrick Massoloka est arrivé en Gambie il y a environ un mois. D'après les informations recueillies, il a été appréhendé à son domicile par des agents de la NIA vêtus en civil le 19 juillet. Il est apparemment accusé de diriger un journal non déclaré, mais à la connaissance du Gambia Press Union (Syndicat de la presse de Gambie), Guy-Patrick Massoloka n'a jamais été impliqué dans la publication d'un journal non autorisé. Il travaillait précédemment pour l'API, une agence de presse respectée, à Dakar, au Sénégal.

Il semble qu'il ait été appréhendé au seul motif de ses activités légitimes de journaliste, et il est possible que cet homme soit un prisonnier d'opinion. Cette arrestation vient s'ajouter aux nombreux cas de journalistes et autres professionnels de l'information harcelés, intimidés et détenus sans inculpation en Gambie. Depuis que le président Yahya Jammeh est arrivé au pouvoir en 1994, plusieurs journalistes ont été expulsé de ce pays au seul motif de leurs activités professionnelles.



INFORMATIONS GÉNÉRALES

L'exercice de la liberté d'expression est strictement limité en Gambie, où des journalistes et d'autres professionnels de l'information sont fréquemment harcelés, intimidés, détenus sans inculpation, expulsés ou menacés de violence par les forces de sécurité.

Déjà draconienne, la législation relative aux médias et à la liberté d'expression a été encore durcie récemment. Le 24 juillet, le Parlement a adopté un projet de loi portant création d'une National Media Commission (Commission nationale des médias) dotée de pouvoirs judiciaires. Cet organisme sera habilité à infliger des amendes à des journalistes et à les faire incarcérer s'ils refusent de témoigner, gênent les activités de la Commission, offensent cette dernière ou lui désobéissent d’une quelconque manière.



ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :

– dites-vous préoccupé par la sécurité de Guy-Patrick Massoloka, qui a été arrêté par la National Intelligence Agency (NIA, Agence nationale de renseignements) le 19 juillet ;

– demandez aux autorités de révéler les motifs de son arrestation et de son maintien en détention au siège de la NIA ;

– appelez les autorités à le libérer, à moins qu'il ne soit inculpé dans les plus brefs délais d'une infraction prévue par la loi ;

– exhortez les autorités à veiller à ce que Guy-Patrick Massoloka ne soit soumis à aucune forme de mauvais traitements en détention ;

– demandez qu'il soit autorisé à consulter un avocat et à bénéficier des soins médicaux éventuellement requis par son état de santé ;

– déclarez-vous inquiet à l'idée que cette arrestation n'est apparemment que le dernier épisode d'une longue série de manœuvres de harcèlement et d'actes d'intimidation dirigés contre des journalistes, et appelez les autorités à prendre les mesures nécessaires pour garantir l'exercice de la liberté d'expression.



APPELS À :

Ministre de l'Intérieur :

Ousmane Badjie

Minister of the Interior

Ministry of the Interior

71 Dobson Street

Banjul, Gambie

Télégrammes : Minister of the Interior, Banjul, Gambie

Fax : + 220 201 320 (L'obtention de cette ligne peut s'avérer difficile. Merci de vous montrer persévérant.)

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,


Directeur de la National Intelligence Agency
(NIA, Agence nationale de renseignements) :

Abdoulie Kujabi

NIA Headquarters

Banjul, Gambie

Télégrammes : Director of the NIA, Banjul, Gambie

Fax : + 220 225 562

Formule d’appel : Dear Mr Kujabi,  / Monsieur le Directeur,


Ministre de la Justice et procureur général :

Joseph Joof

Ministry of Justice and Attorney General's Chambers

Marina Parade

Banjul, Gambie

Télégrammes : Minister of Justice, Banjul, Gambie

Fax : + 220 225 352

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,


COPIES À :

Syndicat de la presse de Gambie :

Gambia Press Union

PO Box 1440

Banjul, Gambie

Fax : + 220 377 020

Courriers électroniques : gpu@quanet.gm


ainsi qu'aux représentants diplomatiques de la Gambie dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 9 SEPTEMBRE 2002, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous trouverez les documents en français sur LotusNotes, rubrique ÉFAI - IS documents
Vous pouvez également consulter le site Internet des ÉFAI :
www.efai.org

Cómo puedes ayudar

AMNISTÍA INTERNACIONAL EN EL MUNDO