Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - ZIMBABUE. Uso excesivo de la fuerza / tortura.Dirigentes y partidarios del Movimiento por el Cambio Democrático


ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC Index AI : AFR 46/001/2008 – ÉFAI

28 janvier 2008


AU 26/08 Recours excessif à la force / torture

ZIMBABWE les dirigeants et sympathisants du Mouvement pour le changement démocratique (MDC)



Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d'opposition du Zimbabwe, est en train d'organiser des manifestations politiques d'ampleur nationale à l'approche des élections présidentielle et législatives, qui auront lieu le 29 mars 2008. Lors d'une des premières manifestations du MDC sur ce thème, le 23 janvier, la police a agressé et arrêté des sympathisants et des leaders de cette formation, et Amnesty International craint qu'elle ne fasse usage d'une force excessive lors des prochains rassemblements.


Le 23 janvier, à 4 heures du matin, des membres de l'unité spéciale de la police nationale chargée du maintien de l'ordre – tristement célèbre pour les actes de torture auxquels elle s'est livrée sur des militants politiques et des défenseurs des droits humains en détention – sont venus chercher Morgan Tsvangirai, dirigeant de la plus importante faction du MDC, à son domicile. Il a été détenu au poste de police central de Harare avant d'être libéré sans inculpation vers 8 heures du matin. Deux autres responsables du MDC, Ian Makone et Denis Murira, ont également été arrêtés puis relâchés. Ces arrestations semblent destinées à intimider et à harceler ces leaders du MDC.


Le 21 janvier, la police a interdit une manifestation du MDC qui devait avoir lieu le 23 janvier à Harare, alors qu'elle l'avait autorisée par écrit le 18 janvier. Le MDC a contesté cette décision devant un tribunal de première instance, qui a statué le 23 janvier que les sympathisants du MDC, bien que ne pouvant défiler dans Harare, étaient autorisés à se rassembler au Glamis Stadium, près du centre-ville, et que la police « ne [devait] pas intervenir en interdisant le rassemblement, en y mettant fin, en le bloquant ou en agissant de toute autre manière, et de façon calculée, pour empêcher qu'il n'ait lieu. ». Or, alors que des manifestants se rendaient à pied au stade, la police aurait fait usage de gaz lacrymogène et aurait agressé et arrêté plusieurs d'entre eux.


Le quotidien The Herald, très proche du gouvernement, a indiqué que le porte-parole de la police, le commissaire adjoint Wayne Bvudzijena, avait confirmé l'arrestation de 15 personnes (le secrétaire du MDC, Elias Mudzuri, deux de ses gardes du corps et 12 autres personnes). Elias Mudzuri, ses gardes du corps et trois badauds ont par la suite été remis en liberté.


INFORMATIONS GÉNÉRALES


Les dirigeants du MDC sont la cible d'actes de harcèlement et de manœuvres d'intimidation persistantes de la part du gouvernement zimbabwéen.En mars 2007, Morgan Tsvangirai et une cinquantaine d'autres dirigeants du MDC et de la société civile ont été arrêtés et roués de coups. Certains d'entre eux ont été torturés.


La police a arrêté et brutalisé à maintes reprises des défenseurs des droits humains et des militants du MDC qui participaient à des manifestations pacifiques. Les personnes placées en détention sont alors souvent maltraitées et privées de nourriture, de soins et de l'assistance d'un avocat.


L'unité spéciale de la police nationale chargée du maintien de l'ordre se comporte de manière particulièrement brutale avec les membres du MDC et les militants de la société civile qui critiquent la politique du gouvernement. Amnesty International dispose de preuves corroborées attestant que des militants détenus par la police ont été torturés et maltraités par des agents de cette unité.


La police applique la Loi relative à l'ordre public et à la sécurité d'une manière partisane, en autorisant les membres de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF), le parti au pouvoir, à exercer pleinement leur droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques, et en restreignant durement les activités du MDC, des défenseurs des droits humains et des personnes soupçonnées d'être des opposants au président Robert Mugabe.

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en anglais ou dans votre propre langue) :

- appelez le chef de la police à veiller à ce que les manifestations pacifiques du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), ainsi que ses réunions et rassemblements puissent se dérouler sans entrave ;

- priez-le de faire le nécessaire pour que tous les officiers de police placés sous son commandement fassent preuve de modération lorsqu'ils interviennent dans des manifestations publiques ;

- demandez-lui de garantir que tous les détenus, y compris les membres du MDC et les défenseurs des droits humains, soient autorisés à consulter des avocats de leur choix, qu'ils soient nourris et puissent bénéficier de soins médicaux.


APPELS À :

Chef de la police :
Commissioner-General of Police Augustine Chihuri

Zimbabwe Republic Police

Police Headquarters

PO Box 8807

Causeway

Harare

Zimbabwe

Fax : +263 4 253 212

Formule d'appel : Dear Commissioner General, / Monsieur le Commissaire général,


COPIES À :


Mouvement pour le changement démocratique :
The Movement for Democratic Change

44 Nelson Mandela Avenue

Harare

Zimbabwe

Fax : +263 4 780 301

+263 4 780 302


ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Zimbabwe dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT. APRÈS LE 29 MARS 2008, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.


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