Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - Zimbabue: Es preciso el examen internacional del pacto entre Zimbabue y la Commonwealth

Amnesty International

BULLETIN D'INFORMATION 159/01

7 septembre 2001 page 1



ZIMBABWE

L’accord conclu entre le Zimbabwe et le Commonwealth doit faire l’objet d’une surveillance internationale

Index AI : AFR 46/009/01

Les élections législatives partielles qui doivent prochainement avoir lieu dans les régions rurales du Zimbabwe constitueront la première réelle mise à l’épreuve de la volonté du gouvernement de respecter l’accord qui a été signé jeudi au Nigéria et qui vise à mettre un terme aux violences à caractère politique.

Amnesty International accueille avec prudence l’accord conclu à Abuja, au Nigéria, entre la délégation du Common­wealth et le gouvernement du Zimbabwe. En vertu de cet accord, les autorités du Zimbabwe s’engagent à respecter la Déclaration du Commonwealth signée à Harare en 1991 ; celle-ci appelait les pays membres du Commonwealth à œuvrer «en faveur de la protection et de la promotion des valeurs politiques fondamentales du Commonwealth » – entre autres l’État de droit et l’ensemble des droits fondamentaux.

Amnesty International a déclaré que « pour garantir le succès de l’accord d’Abuja, le gouvernement du Zimbabwe doit créer un climat qui permette à tous, y compris aux candidats et sympathisants des partis de l’opposition, d’exprimer librement leurs convictions politiques, de se réunir dans le calme et de faire campagne sans avoir à craindre la violence ».

Lors des prochaines élections, prévues les 22 et 23 septembre, la situation des
droits humains dans la circonscription de Chikomba, province du Mashonaland-Est, constituera la première réelle mise à l’épreuve de la volonté du gouvernement de respecter l’accord visant à mettre un terme aux violences politiques signé jeudi.

Cet accord est intervenu trop tardivement pour empêcher les violations des droits humains qui se sont produites dans la circonscription de Makoni-Ouest, où la période précédant les élections des 8 et 9 septembre a été marquée par des passages à tabac, des incendies et des déplacements forcés.

Dans le passé, les élections législatives organisées dans certaines circonscriptions rurales ont été entachées de violations des droits humains, contre des personnes suspectées de soutenir le Movement for Democratic Change (MDC, Mouvement pour le changement démocratique), un parti de l’opposition ; le cas le plus récent est celui des élections qui se sont tenues à Bindura, les 28 et 29 juillet derniers.

À Makoni-Ouest, lors de la campagne qui a précédé les élections des 8 et 9 septembre, des partisans du parti au pouvoir, le Zimbabwe African National Union-Patriotic Front (ZANU-PF, Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique), ont eu recours à des violences à caractère politique et bafoué les libertés des personnes qui
ne soutenaient pas ouvertement le gou­vernement.

Amnesty International a invité « les membres de la délégation du Commonwealth à Abuja, entre autres les représentants du Kenya, du Canada, de l’Australie et du Royaume-Uni, à surveiller étroitement la période précédant le scrutin de Chikomba, de manière à garantir le respect des droits humains ».

L’organisation appelle également le Commonwealth et, plus généralement, la communauté internationale, à dépêcher d’urgence des observateurs sur le terrain pour surveiller la situation des droits humains au Zimbabwe. Amnesty Inter­national craint que les mois précédant l’échéance de l’élection présidentielle en 2002 soient marqués par une recrudescence des violations des droits humains. C’est pourquoi, selon Amnesty International, l’envoi d’observateurs sur place devrait être entamé le plus tôt possible.དྲ


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La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International – Éfai –
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