Documento - Zimbabue.Cuantificación de la destrucción - Imágenes de satélite de los desalojos forzosos
Amnesty International Document public
Section française
76, bd de la Villette
75940 Paris Cedex 19
France
Amnesty International
Z I M B A B W E
Evaluation quantitative des destructions
Images satellites des expulsions forcées

Index AI : AFR 46/014/2006
SF 06_COO_348
Zimbabwe
Evaluation quantitative de la destruction - images satellites des expulsions forcées
Introduction
Entre mai et juillet 2005, au Zimbabwe, quelque 700 000 personnes ont perdu leur toit, leurs moyens de subsistance ou les deux, suite à l’Opération Murambatsvina1du gouvernement, programme à grande échelle d’expulsions forcées, de démolition d’habitations et d’ échoppes. Dans certaines régions, des localités entières ont été rayées de la carte. Les démolitions ont eu lieu dans tout le pays, mais tout particulièrement dans les zones urbaines à haute densité de population à Harare, Chitangwiza, Bulawayo, Mutare, Kariba et les chutes Victoria. Dans ces zones, des dizaines de milliers de familles pauvres vivaient dans ce que l’on appelle des « constructions d’arrière cour » ou annexes – c’étaient de petites constructions souvent en briques, construites sur des terrains résidentiels entourant le bâtiment principal, parfois rattachées à celui-ci, parfois un peu éloignées. Elles comportaient de une à plusieurs pièces. Dans les zones urbaines, ces constructions constituaient la seule possibilité de se loger pour les pauvres, qui ne pouvaient pas acheter un bout de terrain et y construire leur maison. Au Zimbabwe, les autorités gouvernementales et locales n’offrent pratiquement aucune possibilité de logement à loyer peu élevé.
L’Opération Murambatsvina a été menée dans tout le pays. Le présent rapport comporte des images satellites « avant » et « après » de quatre sites concernés par cette opération : la localité de Porta Farm et une partie de Hatcliffe et de Chitangwiza, toutes situées autour de la capitale, Harare, et Killarney, une implantation informelle près de Bulawayo, au sud du Zimbabwe2Ces images, qui ne représentent qu’une petite partie des démolitions, constituent une preuve visuelle éclatante du niveau des destructions et des violations des droits humains qui ont eu lieu au Zimbabwe en 2005. Grâce à la technologie en matière de satellites il a également été possible de compter le nombre de structures détruites sur ces sites, donnant ainsi une preuve chiffrée des démolitions. Rien que dans les quatre zones couvertes par les images satellites plus de 5 000 constructions ont été détruites.
Le gouvernement du Zimbabwe soutient que toutes les habitations démolies étaient des constructions « illégales ». Toutefois, les habitations et les implantations détruites comprenaient des implantations informelles de longue date où le gouvernement lui-même avait installé des gens, des habitations sur des sites où les habitants avaient un bail avec le gouvernement, et des zones où les expulsions étaient interdites par ordonnance du tribunal.3
Quoiqu’en dise le gouvernement du Zimbabwe, les expulsions forcées et les démolitions sans procédure régulière, même lorsqu’il s’agit de constructions jugées « illégales », ne sont pas autorisées aux termes de la législation internationale. La Commission des droits de l’homme des Nations unies considère que la pratique des expulsions forcées constitue une très grave violation des droits humains, et notamment du droit à un logement convenable4tandis que le Comité des Nations unies sur les droits économiques, sociaux et culturels qui contrôle les respect du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels auquel le Zimbabwe est Etat-partie, a déclaré que les cas d’expulsions forcées étaient en principeincompatibles avec les exigences de la convention et ne pouvaient se justifier que dans des circonstances absolument exceptionnelles, et conformément aux principes y afférents du droit international.5 Les expulsions massives de l’opération Murambatsvina ont été effectuées sans préavis convenable, ordonnances du tribunal, protection juridique, réparations ou mesures de relogement correctes. Il s’en est ensuivi que des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans toit en hiver.
Au sujet du présent rapport
Les images satellites qui figurent dans le présent rapport ont été réalisées à la demande d’Amnesty International et ont été analysées par l’ «American Association for the Advancement of Science » grâce à des fonds de la Fondation Mac Arthur aux USA.
Analyse des images de Porta Farm
Tôt dans la matinée du 28 juin 2005, un convoi de véhicules et des policiers a fait irruption dans l’implantation de fortune de Porta Farm, érigée en 1991 et dans laquelle vivaient en 2005 entre 6000 et 10 000 personnes, selon les estimations. Les policiers étaient puissamment armés. Ils ont commencé à expulser les habitants et à détruire les bâtiments. Les habitants n'ont rien pu faire quand les bulldozers et les policiers équipés pour la lutte anti-émeutes ont démoli leurs habitations. Lors des opérations de démolition, de nombreuses personnes ont perdu leurs biens, et notamment leurs moyens de subsistance. La destruction de Porta Farm s’est poursuivie toute la journée et n’a pris fin qu’à la tombée de la nuit. Des milliers de personnes ont été contraintes de passer la nuit dehors, dans les décombres, au beau milieu de l’hiver. Le 29 juin, les policiers sont revenus pour achever les démolitions. Ils ont par ailleurs commencé à charger de force les habitants à l’arrière de camions. Nombre de ces personnes n’ont eu d’autre choix que d’abandonner meubles et autres biens à Porta Farm, les camions n’étant pas suffisamment grands pour transporter leurs affaires. Elles ont été placées dans des camps de transit avant d’être installées dans un camp pour personnes déplacées dans leur propre pays situé à Harare, où nombre d’entre elles demeurent toujours, vivant dans des abris de fortune.
Deux images du satellite QuickBird ont été obtenues. Elles montrent
la zone de Porta Farm. Il y a notamment une image
« d’avant » datant du 22 juin 2002 et une photographie
« d’après » prise le 6 avril 2006 (voir figure
1)6.
L’image satellite montre clairement Porta Farm en 2002 comme une
localité dynamique, alors que seules quelques-unes des routes et de
la végétation demeurent en 2006.

Figure 1 : Porta Farm avant et après l’Opération Murambatsvina
Imagerie satellite haute définition de la localité de Porta Farm au Zimbabwe. On peut observer plus de 850 structures sur l’image « d’avant » (gauche), qui sont pratiquement toutes absentes de l’image « d’après » (droite). Veuillez noter que la différence significative de couleur entre les deux images est due aux différences de saisons, la première image ayant été prise à la saison sèche, tandis que la seconde a été prise à la saison des pluies. Images © COPYRIGHT 2006 DigitalGlobe, Inc., tous droits réservés.
Procédé et analyse
L’analyse visuelle de l’image de 2002 a été réalisée en vue de déterminer le nombre approximatif de structures ayant disparu entre 2002 et 2006. Plus précisément, l’image de 2002 a été chargée dans ArcView GIS et toutes les structures visibles ont été comptées (voir figure 2). On en dénombre 870 au total. La plupart d’entre elles n’apparaissent pas sur l’image « d’après ». A partir de l’analyse des images, on constate que plus de 870 structures ont apparemment disparu au cours de l’Opération Murambatsvina.
La localité et de ses structures ont également été mesurées, révélant que l’axe le plus long de Porta Farm mesurait 1017 mètres et le plus court 257 mètres. La taille des structures elles-mêmes varie de manière assez importante, les petites structures mesurant quatre mètres et les plus grandes pouvant mesurer plus de quarante mètres carré.

Figure 2 : Décompte des structures de Porta Farm
La localité de Porta Farm avec les points centraux des structures détruites.
Images © COPYRIGHT 2006 DigitalGlobe, Inc., tous droits réservés.
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Analyse des images d’Hatcliffe Extension
La localité d’Hatcliffe Extension, comprenant le camp de transit d’Hatcliffe Extension et Hatcliffe Extension New Stands, à l’extérieur de Harare, a été détruite dans le cadre de l’Opération Murambatsvina.
Dès la nuit du mardi 26 mai 2005, jusqu’à 10 000 personnes ont été chassées de force de leur domicile d’Hatcliffe Extension dans le nord d’Harare. La police a détruit leurs habitations, laissant les familles dans le dénuement le plus complet, sans toit où passer la nuit en période hivernale. Dans un premier temps, nombre des personnes expulsées ont été installées par le gouvernement à Hatcliffe Extension New Stands, ainsi que dans le camp de transit d’Hatcliffe Extension. A Hatcliffe Extension New Stands, beaucoup étaient également en possession de contrats de bail.
Par la suite, certaines personnes ont dormi pendant des semaines dans les ruines de leurs anciennes maisons. La police les a menacées de manière répétée et enjoints de quitter la zone, bien qu’aucune solution de relogement ne leur ait été proposée. Certains ont été relogés de force en zone rurale, et d’autres dans un camp de transit à Harare. En juillet 2005, on leur a dit qu’ils pouvaient retourner à Hatcliffe Extension New Stands, dans les décombres de leurs anciennes habitations. Des milliers de personnes y sont depuis retournées afin de tenter de rebâtir leur maison et leur vie.
Quatre images de QuickBird ont été obtenues7. La première série d’images (figure 3) montre une image « d’avant » datant du 14 mai 2004 et une image « d’après » du 2 septembre 2005 de la zone d’Hatcliffe Extension connue sous le nom de Hatcliffe Extension New Stands. L’imagerie satellite montre clairement l’implantation de 2004, tandis que l’image de 2005 montre que la plupart des habitations ont disparu.

Figure 3 : Hatcliffe Extension New Stands avant et après l’Opération Murambatsvina
Imagerie par satellite haute résolution de la localité d’Hatcliffe Extension New Stands au Zimbabwe. Plus de 700 structures sont visibles sur l’image « d’avant » (gauche), dont la plupart sont absentes de l’image « d’après » (droite). Veuillez noter que la différence significative de couleur entre les deux images est due aux différences de saisons, la première image ayant été prise à la saison sèche, tandis que la seconde a été prise à la saison des pluies. Images © COPYRIGHT 2006 DigitalGlobe, Inc., tous droits réservés.

Figure 4: Hatcliffe Extension New Stands – 14 mai 2004
Images (C) COPYRIGHT 2006 DigitalGlobe, Inc. TOUS DROITS RESERVES.

Figure 5: Hatcliffe Extension New Stands – 2 septembre 2005
Images (C) COPYRIGHT 2006 DigitalGlobe, Inc. TOUS DROITS RESERVES.


Figures 6 and 7: Hatcliffe Extension Holding Camp avant et après l’Opération Murambatsvina
Ces images montrent une image “d’avant” datant du 14 mai 2004 et une image “d’après” du 2 septembre 2005 du camp de transit d’Hatcliffe Extension.
Procédé et analyse
Comme précédemment, les images ont été analysées en vue de déterminer le nombre approximatif de structures ayant été détruites. Cette analyse a révélé qu’un total de 764 structures étaient visibles sur l’image « d’avant » d’Hatcliffe Extension New Stands et 875 structures visibles sur l’image « d’avant » du camp de transit d’Hatcliffe Extension, celles-ci étant absentes des images « d’après ». Par ailleurs, il est aussi possible qu’un nombre indéterminé de constructions « d’arrière-cour » aient été détruites dans la proche banlieue officielle d’Hatcliffe.
La taille des structures elles-mêmes varie de manière assez importante, les petites structures mesurant quatre mètres et les plus grandes pouvant mesurer plus de quarante mètres carrés.

Figure 8: Décompte des structures d’Hatcliffe Extension New Stands
La localité d’Hatcliffe Extension New Stands avec les points centraux des structures détruites. Images (C)
COPYRIGHT 2006 DigitalGlobe, Inc. TOUS DROITS RESERVES.
Analyse des images de Chitangwiza
En juin 2005, la ville de Chitangwiza, en pleine expansion, à l’extérieur de Harare, a été le témoin de multiples démolitions de ce qu’il est convenu d’appeler constructions « d’arrière cour » dans le cadre de l’Opération Murambatsvina. Afin de quantifier et de mettre en lumière les destructions, deux images satellites QuickBird, montrant une partie du faubourg St Mary à Chitangwiza, ont été obtenues et analysées. L’image « d’avant » est datée du 25 août 2004 ; l’image « d’après » date du 22 juin 2005.8Le, lieu représenté couvre une zone d’approximativement 3 km de long et 2 km de large. Le centre de ce lieu se trouve à 31,04° de latitude est et -17,99° de longitude sud
L
’analyse des images semble indiquer de très nombreuses démolitions
de constructions « d’arrière-cour ». Celles-ci étaient
pour l’essentiel bâties sur de petites parcelles de terrain données
à bail à des locataires par les propriétaires de structures plus
importantes et autorisées (voir figure 9). Des chercheurs d’Amnesty
International se sont rendus dans la région de St Mary en août
2005, période à laquelle les preuves des démolitions étaient
nombreuses. Pratiquement chaque maison de St Mary était entourée
des décombres de briques provenant des constructions
“d’arrière-cour” démolies. Dans de nombreux cas, les blocs de
fondation étaient clairement visibles, et des habitants vivaient
dans les jardins et les vérandas.
Figure 9: Chitangwiza avant et après l’Opération Murambatsvina
Sous-ensemble d’images satellites haute résolution de la ville de Chitangwiza au Zimbabwe. Des constructions d’arrière-cour sont visibles sur l’image de gauche (d’avant) et constituent les structures les plus petites découvertes à la périphérie et dans les allées de structures plus importantes, qui sont absentes de l’image de droite (d’après). Par ailleurs, ce qui apparaissait comme étant une place de marché sur l’image « d’avant » est absent de l’image « d’après ».
Images (C) COPYRIGHT 2006 DigitalGlobe, Inc. TOUS DROITS RESERVES.
Procédé et analyse
L
’analyse des images montre que plus de 2000
constructions d’arrière cour ont été détruites dans la partie de
Chitangwiza apparaissant sur les images satellite. Par ailleurs, un
marché de Chitangwiza au moins a été détruit durant l’opération. Au
total, l’analyse des images satellite indique que 2470 structures
ont disparu de cette partie de Chitangwiza pendant l’Opération
Murambatsvina. La taille des structures elles-mêmes varie de
manière assez importante, les petites constructions
« d’arrière cour » étant longues de quatre mètres et les
plus grandes comme les marchés pouvant mesurer plus de quarante
mètres carré.
Figure 10: Décompte des structures de Chitangwiza
Chitangwiza le 22 juin 2005 avec les points centraux des 2470 structures détruites.
Images (C) COPYRIGHT 2006 DigitalGlobe, Inc. TOUS DROITS RESERVES.
Analyse des images de Killarney
L’implantation informelle de Killarney, à l’extérieur de Bulawayo, a été détruite en juin 2005 dans le cadre de l’Opération Murambatsvina. Deux images QuickBird couvrant cette zone ont été obtenues, notamment une image « d’avant » datant du 22 août 2004 et une image « d’après » du 7 septembre 2005.9L’imagerie satellite montre clairement l’implantation en 2004, tandis qu’il apparaît sur l’image de 2005 que la plupart des habitations ont disparu.

Figure 11: Killarney avant et après l’Opération Murambatsvina
Sous-ensemble d’images satellites haute résolution de l’implantation de Killarney au Zimbabwe. Veuillez noter que l’intégralité de l’implantation de Killarney qui a été détruite mesurait plus de trois kilomètres du nord au sud et 1,6 kilomètres d’est en ouest. Compte tenu de la taille réduite des structures, celles-ci ne pourraient être visibles si l’image était présentée dans son entièreté. Quelques-unes des plus de 465 structures composant Killarney apparaissent sur l’image “d’avant” (à gauche), alors qu’elles sont pour la plupart absentes de l’image de sous-ensemble“d’après” (à droite). Images (C) COPYRIGHT 2006 DigitalGlobe, Inc. TOUS DROITS RESERVES.
Procédé et analyse
Au total, 486 structures ont été décomptées dans la principale zone de déplacement/destruction. La taille des structures étaient en général relativement réduite, inférieure à quatre mètres. Une habitation peut parfois être composée de plusieurs petits bâtiments.

Figure 12: Décompte des structures de Killarney
L’implantation informelle de Killarney (les structures détruites sont trop petites pour être vue
à une telle résolution). Points centraux des 486 structures détruites
La version originale en langue anglaise de ce document a été publiée par Amnesty International, 1 Easton Street, Londres WC1X ODW, Royaume Uni, sous le titre Zimbabwe : Quantifying destruction – satellite images of forced evictions . Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée aux sections francophones et au Secrétariat international par le Service Régions et Commissions de la Section Française d’Amnesty International – septembre 2006
1 Opération Murambatsvina signifie “éliminer les déchets” en Shona.
2 Les chercheurs d’Amnesty International se sont rendus à Porta Farm, Chitangwiza et Hatcliffe en août 2005 et ont pu observer les preuves visibles des démolitions et expulsions de tous ces sites. Ils se sont entretenus avec certains habitants de Porta Farm, Chitangwiza, Hatcliffe et Killarney, également en 2005. Les habitants de Porta Farm et Killarney, qui ont toutes deux été détruites, ont été interrogés aux divers lieux où ils se sont rendus suite à l’Opération Murambatsvina, notamment les églises et un camp de transit établi par le gouvernement. Les chercheurs d’Amnesty International se sont par la suite rendus à Porta Farm, Hatcliffe et Killarneyen en avril et mai 2006 et ont interrogé des personnes étant retournées à Killarney et Hatcliffe. Porta Farm avait été déserté et son accès limité par des « wildlife officers » (employés chargés du respect de la vie sauvage) qui affirment se trouver là afin d’empêcher la pêche illégale dans le lac voisin.
3 Rapport de la mission d’information au Zimbabwe visant à évaluer la portée et l’impact de l’Opération Murambatsvina par l’envoyé spécial de l’ONU sur les questions d’implantations humaines au Zimbabwe, 22 juillet 2005. Voir également: Amnesty International, “Zimbabwe : Des vies brisées – le cas de Porta Farm”, Index AI AFR 46/004/2006, 31 mars 2006
4 Commission des droits de l’homme des Nations unies, Résolution 1993/77, para 1.
5 CESCR Comité des droits économiques, sociaux et culturels Observation générale N° 4 sur le droit à un logement convenable (1991), para. 18.
6 Les deux images satellite QuickBird ont été obtenues de Digital Globe. De façon précise, une image sans nuages de Porta Farm datant du 22 juin 2002, provenant des archives de Digital Global, a été commandée via la société MapMart. Malheureusement, Digital Globe n’avait aucune image d’archive convenable de Porta Farm pour la période ayant suivi l'Opération Murambatsvina. Une nouvelle prise d’image a été demandée via MapMart afin de disposer des photographies du site tel qu’il apparaît actuellement. La commande a été passée le 20 mars 2006. Le satellite QuickBird comporte un capteur multispectral mesurant la radiation électromagnétique reflétée dans les longueurs d’onde rouges, vertes, bleues et proche infrarouge. Sa résolution spatiale est d’environ 0,65 mètres en mode panchromatique. Il convient de ce fait pour apprécier des structures particulières ne mesurant que quelques mètres. Sa fréquence nominale de revisite est de trois jours, bien qu’en pratique on n’attend au mieux qu’une image par semaine environ. Comme tous les capteurs spectraux il ne peut percer les nuages, ce qui le rend encore moins disponible.
7 Les images satellite d’Hatcliffe prises par QuickBird ont été trouvées et obtenues à partir des archives de Digital Globe via la société MapMart.
8 Les images satellite de Chitangwizaprises par QuickBird ont été trouvées et obtenues à partir des archives de Digital Globe via la société MapMart.
9 Les images satellite de Chitangwizaprises par QuickBird ont été trouvées et obtenues à partir des archives de Digital Globe via la société MapMart.