Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - ERITREA.Temor por la seguridad

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 020230 – AFR 64/002/02
AU 107/02

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.

CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ


ÉRYTHRÉE

Yosef Mohamed Ali (h), rédacteur en chef de Tsigenay
Amanuel Asrat (h), rédacteur en chef de Zemen
Seyoum Tsehaye (h), photographe éditeur indépendant, ancien directeur de la télévision publique érythréenne
Temesgen Gebreyesus (h), reporter à Keste Debena
Mattewos Habteab (h), rédacteur en chef de Meqaleh
Dawit Habtemichael (h), rédacteur en chef adjoint de Meqaleh
Medhanie Haile (h), rédacteur en chef adjoint de Keste Debena
Dawit Isaac (h), reporter à Setit, citoyen suédois
Fessahaye Yohannes (« Joshua ») (h), reporter à Setit
Said Abdulkadir (h), rédacteur en chef du magazine Admas

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Londres, le 8 avril 2002


Les 10 journalistes nommés ci-dessus sont détenus au secret sans inculpation ni jugement depuis le 18 septembre 2001, date à laquelle les journaux indépendants pour lesquels ils travaillaient ont été interdits par le gouvernement. Le 31 mars 2002, ils ont entamé une grève de la faim, en exigeant d'être jugés équitablement par un tribunal indépendant. Trois jours plus tard, ils ont été emmenés hors du poste de police où ils étaient retenus captifs, et neuf d'entre eux ont été conduits dans des lieux de détention inconnus, où ils risquent fort d'être maltraités.


Ces hommes ont été arrêtés pour avoir publié des articles critiques à l'égard du gouvernement. Amnesty International les considère comme des prisonniers d'opinion, incarcérés au seul motif de leurs activités journalistiques légitimes.


Ces hommes étaient détenus au poste de police n° 1 d’Asmara, la capitale de l'Érythrée. Lorsqu'ils ont entamé leur grève de la faim, les autorités les ont apparemment privés d'eau. D'après les informations recueillies, ils ont été emmenés du poste de police en deux groupes par des membres des forces de sécurité. Le citoyen suédois Dawit Isaac, qui a récemment subi une opération chirurgicale, a été conduit à l'hôpital.



INFORMATIONS GÉNÉRALES

C'est en 1997 que des journaux indépendants ont été autorisés à fonctionner parallèlement aux médias d'État en Érythrée, dans le cadre du régime extrêmement contraignant prévu par la Loi relative à la presse. Au cours des deux dernières années, plusieurs journalistes ayant rédigé des articles critiques à l'égard du gouvernement ont été arrêtés, inculpés de diffamation ou enrôlés dans les forces armées au cours de la récente guerre avec l'Éthiopie.


Pris dans leur ensemble, ces 10 journalistes ont travaillé pour chacun des huit journaux indépendants érythréens, qui ont été frappés d'interdiction lorsque ces hommes ont été arrêtés. Parallèlement, 11 membres de premier plan du parti au pouvoir, le Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ), dont trois anciens ministres des Affaires étrangères, ont été appréhendés. Ils avaient publié une lettre ouverte adressée au président Issayas Afeworki en mai 2001, demandant des réformes démocratiques et l'amélioration de la situation des droits humains. Les autorités n'ont toujours pas révélé où ils se trouvaient et en février, le président Issayas Afeworki les a accusés de trahison à l'Assemblée nationale.


Les huit journaux indépendants érythréens avaient publiés des interviews et des commentaires relatifs au débat suscité par la lettre ouverte. Plusieurs autres journalistes ont fui le pays à la suite de ces interpellations.



ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après
(en anglais ou dans votre propre langue) :

– dites-vous préoccupé par la sécurité des dix journalistes nommés ci-dessus pendant qu'ils sont maintenus en détention secrète ;


– appelez les autorités à révéler où ils se trouvent et à leur permettre de recevoir la visite de leurs proches, d'avocats et de médecins de leur choix ;


– efforcez-vous d'obtenir l'assurance qu'on ne les maltraitera pas et qu'on ne les nourrira pas de force pour les obliger à mettre un terme à leur grève de la faim ;


– demandez instamment qu'ils soient libérés immédiatement et sans condition, en soulignant que ces hommes sont des prisonniers d'opinion qui n'ont ni eu recours à la violence ni prôné son usage.



APPELS À :

Président :

His Excellency Issayas Afewerki

President of Eritrea

Office of the President

PO Box 257, Asmara

Érythrée

Fax : + 2911 125123

Formule d'appel : Your Excellency, / Monsieur le Président,


Responsable de la police :

Brigadier-General Mussa Raba

Commissioner of Police

Ministry of Internal Affairs

PO Box 1223, Asmara

Érythrée

Fax : + 2911 122135

Formule d'appel : Dear Commissioner, / Monsieur,


COPIES :

Ministre de l’Information :

Mr Naizghi Kiflu

Minister of Information and Culture

Ministry of Information and Culture

PO Box 242, Asmara

Érythrée

Fax : + 291 1 124647


Ministre de la Justice :

Ms Fawzia Hashim

Minister of Justice

Ministry of Justice

PO Box 241, Asmara

Érythrée

Fax : + 291 1 126422

ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l’Érythrée dans votre pays.



PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 20 MAI 2002, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous trouverez les documents en français sur LotusNotes, rubrique ÉFAI - IS documents
Vous pouvez également consulter le site Internet des ÉFAI :
www.efai.org

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