Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - ERITREA. Detención en régimen de incomunicación / presos de conciencia / malos tratos

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC AFR 64/010/2003 - ÉFAI
Action complémentaire sur l’AU 269/03 (AFR 64/006/2003 du 18 septembre 2003)



Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.


DÉTENTION AU SECRET / PRISONNIERS D'OPINION /
MAUVAIS TRAITEMENTS

ÉRYTHRÉE 

6 élèves des deux sexes membres de groupes chrétiens minoritaires

Personnes libérées : 51 élèves des deux sexes membres de groupes chrétiens minoritaires

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Londres, le 27 novembre 2003


Cinquante et un jeunes gens et jeunes filles membres de groupes chrétiens minoritaires qui étaient retenus captifs à l’intérieur de conteneurs métalliques dans le camp militaire de Sawa, dans l’ouest de l’Érythrée, auraient été libérés. Ils avaient été arrêtés à la mi-août et retenus en détention au secret dans des conditions apparentées à la torture ou à des traitements cruels, inhumains et dégradants.


Six autres sont toujours retenus prisonniers à la caserne militaire de Sawa. Ils seraient détenus au secret dans des cellules souterraines et n’ont été présentés devant aucun juge ni inculpés d’aucune infraction. Ils ont été arrêtés pour possession de bibles et ont été forcés de renoncer à leur religion.


INFORMATIONS GÉNÉRALES

Aux termes de la législation et de la Constitution érythréennes, la persécution religieuse est interdite ; le gouvernement affirme en outre respecter la liberté de culte. Cependant, des centaines de membres de groupes religieux chrétiens minoritaires ont fait l'objet d'arrestations arbitraires et de mauvais traitements en 2003.


Plus de 330 personnes, parmi lesquelles plus de 80 conscrits, hommes et femmes, sont toujours détenus. Ces événements ont fait suite à une ordonnance gouvernementale datant de mai 2002, qui dispose qu'à l'exception des quatre principales religions – représentées par l'Église orthodoxe érythréenne, l'Islam, l'Église évangélique érythréenne (luthérienne) et l'Église catholique – tous les groupes religieux doivent être dissous et effectuer une demande afin d'être officiellement enregistrés, demande dans laquelle ils doivent notamment communiquer des informations sur leurs membres et sur tout financement étranger.


L'offensive lancée par le gouvernement contre les groupes religieux minoritaires, qui, pour la plupart, sont nés dans le sillage d'un mouvement de renaissance évangélique apparu ces dernières années, semble procéder d'une politique de répression générale des droits à la liberté d'opinion et de culte. Cependant, selon les informations communiquées à Amnesty International, ces groupes ne font pas de politique ; ils semblent en outre n'entretenir aucun lien avec des personnalités politiques influentes ou des journalistes actuellement détenus pour avoir demandé des réformes démocratiques, et considérés à ce titre comme des prisonniers d'opinion par Amnesty International.


ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après(en anglais, en français ou dans votre propre langue) :

  • renouvelez les appels pour la libération immédiate et inconditionnelle des 6 écoliers qui sont toujours retenus captifs au camp militaire de Sawa et considérés comme des prisonniers d'opinion par Amnesty International ;


  • félicitez-vous de la libération des 51 autres jeunes gens et jeunes filles ;


  • demandez aux autorités de fournir des informations sur ce qu’il est advenu d’eux, afin de savoir s’ils ont repris les cours et s’ils ont été autorisés à pratiquer leur religion, ou s’ils ont été enrôlés dans l’armée ;


  • exhortez les autorités à respecter le droit des étudiants à la liberté de religion qui est garantie par la Constitution et la législation érythréennes, ainsi que par les traités internationaux signés par l’Érythrée, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ;


  • exprimez vos préoccupations quant au traitement sévère auquel ont été soumis ces prisonniers, tout d’abord retenus prisonniers dans des conteneurs métalliques puis placés en détention au secret, semble-t-il, dans des cellules souterraines.



APPELS À :

Président :
His Excellency Issayas Afewerki
President of the State of Eritrea
Office of the President
PO Box 257, Asmara
Érythrée
Fax : + 2911 125123
Formule d'appel : Your Excellency, / Monsieur le Président,

Ministre de la Justice :
Ms Fawzia Hashim
Minister of Justice
Ministry of Justice
PO Box 241, Asmara
Érythrée
Fax : + 2911 126422
Formule d'appel : Dear Minister, / Madame la Ministre,


COPIES À :

Responsable de la sécurité :
Brigadier General Abraha Kassa
Head of Security
Office of the President
PO Box 257, Asmara
Érythrée
Fax : + 2911 125123
Formule d'appel : Dear Brigadier General, / Mon Général,

(si c'est un homme qui écrit) ou Général, (si c'est une femme qui écrit)

Directeur du Département des affaires religieuses
Mr Semere Beyene
Director, Department of Religious Affairs
Office of the President
PO Box 257
Asmara, Érythrée
Fax : + 2911 125 123
Formule d'appel : Dear Sir, / Monsieur,


ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l’Érythrée dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 9 JANVIER 2003, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

a version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l'adresse suivante :
http://www.efai.org

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