Documento - ARGENTINA. Tortura y temor por la seguridad
ACTION URGENTEi
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 010714 – AMR 13/022/01
AU 283/01
Avertissement : Amnesty International défend des
individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
TORTURE / CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ
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ARGENTINE |
F. A. Rodríguez
(f) |
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Londres, le 6 novembre 2001
Amnesty International est vivement préoccupée par la sécurité des deux travestis nommés ci-dessus. À une dizaine de jours d'intervalle, elles ont été toutes deux torturées et injuriées par des policiers dans la ville de Buenos Aires.
D'après les informations recueillies, aux premières heures du jour, le 19 octobre, une patrouille de police a barré la route à F. A. Rodríguez et lui a demandé ses papiers d'identité. Elle a ensuite été passée à tabac par quatre membres des forces de l'ordre, qui lui ont tiré les cheveux et l'ont jetée à terre avant de continuer à la frapper à la tête. Après quoi, elle a été conduite au commissariat de police n° 25, à Buenos Aires, où ces brutalités se sont poursuivies avec la participation d'autres fonctionnaires.
F. A. Rodríguez a été frappée à coups de poing, de pied et de matraque pendant environ une heure. Un médecin a ensuite été appelé, mais malgré les graves blessures qui lui avaient été infligées, il ne l'a pas examinée. Elle a finalement été relâchée au bout de plusieurs heures, mais ses papiers d'identité et son argent ne lui ont pas été restitués. Le 25 octobre, elle a porté plainte à propos du traitement qu'elle avait subi en garde à vue, auprès du bureau de la Defensora del Pueblo (médiatrice) de Buenos Aires et de la Juzgado de Instrucción n° 27 (juridiction d'instruction n° 27), qui est habilitée à enquêter sur ce type de plainte.
Précédemment, Nadia Echazú, un autre travesti, avait été arrêtée le 7 octobre par des fonctionnaires du commissariat de police n° 25, à Buenos Aires, alors qu'elle participait dans la rue à une campagne de prévention du VIH/sida. Un des trois policiers présents lui a demandé ses papiers d'identité avant de lui cracher dessus. Il a également menacé de la « briser » s'il la retrouvait dans les parages. Elle a été frappée dans le ventre, tirée par les cheveux, jetée à terre et frappée à coups de pied alors qu'elle était allongée sur le sol. Les policier l'ont ensuite menottée, lui ont projeté du gaz lacrymogène au visage, et l'un d'eux l'aurait insulté en ces termes : « Je vais t'en donner des droits, pédé dégénéré. » Elle a été contrainte à monter dans une voiture de police et menacée d'une arme à feu tandis qu'elle était emmenée au commissariat. Relâchée le 11 octobre, elle a porté plainte auprès du bureau de la Defensora del Pueblo de Buenos Aires.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Amnesty International a fait part de sa préoccupation aux autorités à maintes reprises, après avoir recueilli des informations faisant état de membres de minorités sexuelles harcelés, menacés de mort, soumis à la torture ou à d'autres formes de mauvais traitements, voire décédés dans des circonstances controversées en Argentine (voir l'AU 237/00, AMR 13/011/00 du 10 août 2000, et ses mises à jour). Les autorités persistent néanmoins à ne pas enquêter de manière satisfaisante sur les allégations faisant état d'actes de torture et d'autres formes de mauvais traitements infligés par des policiers. En outre, dans de nombreux cas, ceux qui dénoncent ces violations des droits humains s'exposent à des représailles qui entravent le cours de la justice.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez
parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue)
:
– dites-vous préoccupé par les informations selon lesquelles des policiers ont torturé F. A. Rodríguez et Nadia Echazú ;
– faites part de votre inquiétude pour la sécurité de ces deux personnes ;
– demandez instamment que soit ouverte une enquête indépendante, impartiale et efficace sur les circonstances dans lesquelles des policiers ont agressé F. A. Rodríguez et Nadia Echazú, et que les responsables présumés soient traduits en justice ;
– appelez le gouvernement à s'acquitter des obligations qui lui incombent aux termes de la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
APPELS À :
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Ministre de la Justice et des Droits humains : Sr. Ministro de Justicia y Derechos Humanos Dr. Jorge Enrique de la Rua Ministerio de Justicia y Derechos Humanos Sarmiento 329, 5 Piso 1041 Buenos Aires C.F. Argentine Télégrammes : Ministro Justicia, Buenos Aires, Argentine Fax : + 54 11 4328 5395 Formule d'appel : Sr Ministro, / Monsieur le Ministre, |
|
Ministre de l'Intérieur : Sr. Ministro del Interior Sr. Ramón Bautista Mestre Ministerio del Interior, Balcarce 50 1064 Buenos Aires, Argentine Télégrammes : Ministro Interior, Buenos Aires, Argentine Fax : + 54 11 4331 4571 Formule d'appel : Sr. Ministro, / Monsieur le Ministre, |
Ministre des Affaires étrangères :
Sr. Ministro de Relaciones Exteriores, Comercio Internacional y Culto
Dr. Adalberto Rodriguez Giavarini
Ministerio de Relaciones Exteriores, Comercio Internacional y Culto
Reconquista 1088 – Piso 14
1003 Buenos Aires C.F.
Argentine
Télégrammes : Ministro Relaciones Exteriores, Buenos Aires, Argentine
Fax : + 54 11 4819 7619
Formule d'appel : Sr Ministro, / Monsieur le Ministre,
COPIES À :
|
Sous-secrétaire aux droits humains : Subsecretaria de Derechos Humanos Dra. Diana Conti Sarmiento 329, Buenos Aires Argentine Fax : + 54 11 43 81 08 97 |
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Médiatrice (chargée de veiller à la défense des droits humains) de la ville de Buenos Aires : Defensora del Pueblo de la Ciudad de
Buenos Aires Venezuela 842, Buenos Aires Argentine Fax : + 54 11 43 38 49 00 |
ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l'Argentine dans votre pays.
ACTION URGENTEii
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 010714 – AMR 13/022/01
AU 283/01
Avertissement : Amnesty International défend des
individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
COMPLÉMENT D'INFORMATION
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ARGENTINE |
F. A. Rodríguez
(f) |
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Londres, le 8 novembre 2001
Certains d'entre vous ont peut-être eu des problèmes avec le fax du ministre de la Justice. Nous venons d'être informés que l'obtention de la ligne pouvait s'avérer difficile, bien que le numéro indiqué soit correct. En cas de problème de transmission, veuillez appeler le + 54 11 43 28 60 39 et demander : « Tono de fax, por favor. »
PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 18 DÉCEMBRE 2001, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL
FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
iLa version originale a été publiée par
Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous trouverez les documents en français sur LotusNotes, rubrique
ÉFAI - IS documents
Vous pouvez également consulter le site Internet des ÉFAI :
www.efai.org
iiLa version originale a été publiée par
Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
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