Documento - COLOMBIA. Temor por la seguridad / amenazas de muerte
Avertissement :
Amnesty International défend des individus sans prendre position
ni sur leurs idées ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
COLOMBIE
CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ
MENACES DE MORT
Yolanda Becerra(f), présidente de l’Organización Femenina Popular
(OFP, Organisation populaire de femmes), à Barrancabermeja, dans le département de Santander
les autres membres de l’OFP
personne tuée: Esperanza Amaris Miranda(f), 40 ans
ACTION URGENTE
DOCUMENT PUBLIC
AMR 23/068/2003
Action complémentaire sur l’AU 144/02 (AMR 23/055/02 du 13 mai 2002)
ÉFAI
Londres, le 21 octobre 2003
Amnesty International est vivement préoccupée par la sécurité des membres de l’Organización Femenina Popular (OFP, Organisation populaire de femmes), une de leurs militantes ayant été tuée à Barrancabermeja, ville du département de Santander.
Selon les informations recueillies par Amnesty International, Esperanza Amaris Miranda a été enlevée le 16 octobre 2003, à 19 h 30, alors qu’elle se trouvait à son domicile, à Versalles, un quartier de Barrancabermeja. Trois membres du Bloque central Bolívar(Bloc central Bolívar), une unité du groupe paramilitaire des Autodefensas Unidas de Colombia(AUC, Milices d'autodéfense unies de Colombie), qui opère dans la région avec le soutien de l’armée, l’ont contrainte à monter dans un taxi. Sa fille de vingt et un ans a tenté de s’interposer et s’est battue avec les ravisseurs. Cinq minutes plus tard, Esperanza Amaris Miranda a été tuée devant l’école Camilo Torres Restrepo, et son cadavre a été jeté au milieu de la rue.
Esperanza Amaris Miranda était membre de l’OFP, et travaillait depuis 2002 pour la division nord-est de cette organisation, à Barrancabermeja, dans le quartier Primero de Mayo. Selon les informations recueillies, des paramilitaires l’avaient menacée de mort avant son enlèvement, et les services du ministère public avaient été informés de ces agissements.
La présidente de l’OFP, Yolanda Becerra, et d’autres membres de cette organisation reçoivent toujours des menaces émanant de paramilitaires. Ainsi, en septembre, des paramilitaires ont déclaré l’OFP «objectif militaire»et, selon certaines sources, ont menacé Yolanda Becerra de mort. À la suite du meurtre d’Esperanza Amaris Miranda, la présidente de l’OFP a exhorté les autorités à prendre des mesures pour assurer la sécurité des militantes de cette organisation, afin que celles-ci puissent poursuivre leurs activités légitimes de défense des droits humains.
ACTION RECOMMANDÉE: dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en espagnol ou dans votre propre langue) :
– demandez instamment qu’une enquête exhaustive et impartiale soit ouverte sans délai sur le meurtre d’Esperanza Amaris Miranda, et que les responsables présumés de cet homicide soient traduits en justice ;
– exhortez les autorités colombiennes à prendre les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité des militantes de l’Organización Femenina Popular (OFP, Organisation populaire de femmes), afin qu'elles puissent poursuivre leurs activités légitimes de défense et de promotion des droits fondamentaux ;
– rappelez au gouvernement colombien les obligations qui lui incombent envers les défenseurs des droits humains, telles qu’elles sont énoncées dans la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et invitez-le à prendre des mesures pour assurer la sécurité de ces personnes, comme l’Organisation des États américains (OEA) l’y a invité à l’occasion de résolutions répétées ;
– dites-vous préoccupé par le fait que le gouvernement n'a pris aucune mesure efficace contre les groupes paramilitaires qui opèrent dans la région de Barrancabermeja, bien que les Nations unies lui aient recommandé à maintes reprises de combattre et de démanteler ces formations et qu’il se soit lui-même engagé à agir en ce sens ;
– exhortez les autorités à ouvrir une enquête approfondie et impartiale sur les liens existant entre les forces de sécurité et les groupes paramilitaires qui opèrent dans le département de Santander, à rendre publics les résultats de ces investigations, et à déférer à la justice les personnes soupçonnées de soutenir ces groupes ou d'en faire partie.
APPELS À
Président de la République :
Señor Presidente Álvaro Uribe Vélez
Presidente de la República
Palacio de Nariño
Carrera 8 No. 7-26
Santafé de Bogotá, Colombie
Télégrammes: Presidente de la Republica, Bogotá, Colombie
Fax : + 57 1 342 0592 / 337 58 90
Formule d'appel : Excelentísimo Sr. Presidente Uribe, / Monsieur le Président de la République,Gouverneur du département de Santander :
Sr. Jorge Eliecer Gómez Villamizar
Gobernador del Departamento de Santander
Gobernación de Santander
Calle 37, N° 10-30
Bucaramanga, Santander
Colombie
Télégrammes: Gobernador Santander, Bucaramanga, Colombie
Fax: + 57 76 842 843
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Formule d’appel : Sr. Gobernador Gómez Villamizar, / Monsieur le Gouverneur, |
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Fiscal General de la Nación[qui chapeaute le système judiciaire] :
Dr. Luis Camilo Osorio
Fiscal General de la Nación
Fiscalía General de la Nación
Diagonal 22B 52-01 (Ciudad Salite)
Santafé de Bogotá, Colombie
Fax :+57 1 570 2022 / 2017 (si quelqu’un décroche,
dites : «me da tono de fax por favor»)
Formule d'appel :Estimado Dr. Osorio, / Monsieur,
COPIES À
Organización Femenina Popular (OFP, Organisation populaire de femmes) :
Organización Femenina Popular
Cra 22 No 52B - 36
Barrancabermeja, Santander,
Colombie
ainsi qu'aux représentants diplomatiques de la Colombie dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 2 DÉCEMBRE 2003, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
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