Documento - El Salvador: Further information on fear for safety / death threats: William Hernández
ACTION URGENTEi
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 000685 – AMR 29/006/00
Informations complémentaires sur l’EXTRA 159/99 (AMR 29/06/99 du
12 novembre 1999 et complémentaire, AMR 29/002/00 du
3 février 2000)
Avertissement : Amnesty International défend des
individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ / MENACES DE MORT
|
SALVADOR |
William Hernández, directeur d'Entre Amigos (Entre amis), une organisation non gouvernementale (ONG) travaillant avec les minorités sexuelles |
________________________________________________________________________________________________________
Londres, le 25 octobre 2000
La police a finalement offert sa protection à William Hernández fin février, alors que les membres du Réseau d’Actions urgentes étaient plus mobilisés que jamais en sa faveur. Il a chaleureusement remercié tous ceux qui étaient intervenus en son nom, et a récemment fait la déclaration suivante à une délégation d’Amnesty International : « Sans les pressions que vous avez exercées, il ne fait aucun doute que nous n’aurions pas bénéficié d’une protection policière. »
Au cours de sa rencontre avec les délégués de l’Organisation, William Hernández a montré les dossiers où il conserve des copies de tous les appels qui ont été envoyés : 468 lettres et 858 courriers électroniques au total. Lorsque les autorités ont prétendu qu’elles ignoraient tout de son cas, William Hernández a rétorqué qu’il avait en sa possession des doubles de toutes les lettres qui leur avaient été adressées.
Comme vos appels les y incitaient, les ambassades ont également fait pression sur les autorités, leur écrivant régulièrement pour leur demander quelles mesures avaient été prises.
Si les autorités commencent à enquêter sur certaines affaires dans lesquelles des minorités sexuelles sont impliquées, l’impunité et la discrimination restent la règle en ce qui concerne les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transsexuels au Salvador.
Selon certaines sources qui ont dénoncé la pratique généralisée des écoutes téléphoniques au Salvador, l’organisation non gouvernementale (ONG) dirigée par William Hernández, Entre Amigos, est l’un des mouvements dont les lignes téléphoniques ont été placées sur écoute. En février 2000, Entre Amigos s’en est inquiétée auprès du chef de la police, puis a porté plainte contre la compagnie de téléphone. Une enquête doit s’ouvrir sous peu.
La Commission internationale de défense des droits des personnes homosexuelles a récemment décerné le prix Felipa de Souza 2000 à William Hernández pour sa contribution à la lutte en faveur du respect des droits fondamentaux et des libertés des minorités sexuelles au Salvador.
Aucune action complémentaire n'est requise de la part des membres du Réseau d'Actions urgentes.
Un grand merci à tous ceux qui sont intervenus en faveur de cet homme
iLa version originale a été publiée par
Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée par les Éditions
Francophones d'Amnesty International - éfai -