Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - Honduras. Temor por la seguridad, amenazas de muerte y homicidio ilegítimo

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 010506 – AMR 37/010/01
Action complémentaire sur l'AU 169/01 (AMR 37/007/01 du 6 juillet 2001) et suivante (AMR 37/008/01 du 19 juillet 2001)

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.



CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ / MENACES DE MORT /
HOMICIDE ILLÉGAL


HONDURAS

Personne tuée : Carlos Roberto Flores

Dirigeants communautaires : Rafael de Jésus Ulloa, maire de Gualaco, et les sept conseillers municipaux de Gualaco, dont Macario Echevarría, Luís Rufino García, Manuel Enterio Santos, Ramón Orlando Escobar et Angela María Rivera

les autres membres des communautés de la municipalité de Gualaco, située dans le département d'Olancho

la famille de Carlos Roberto Flores : Rosa Elvira Flores (f) et Martín de Jesús Solís (ses parents), Tereza Martínez Avila (f) (sa femme) et leurs deux enfants, âgés de 3 et 5 ans

________________________________________________________________________________________________________

Londres, le 2 août 2001


Les habitants des communautés de la municipalité de Gualaco, située dans le département d'Olancho, vivent toujours dans la peur de nouvelles attaques depuis que Carlos Roberto Flores a été abattu le 30 juin 2001, apparemment par des agents de sécurité.


Une délégation d'Amnesty International s'est rendue à Gualaco le 31 juillet et a pu s'entretenir avec de nombreux habitants de cette municipalité, parmi lesquels la famille de Carlos Flores, le maire, les conseillers municipaux et d'autres responsables communautaires. Un sentiment d'insécurité extrêmement vif régnait au sein de la population, qui craint que quelqu'un d'autre ne soit tué à tout moment.


Au cours du mois dernier, Rafael de Jésus Ulloa, le maire de Gualaco, et les sept conseillers municipaux ont apparemment été avertis à plusieurs reprises que leur tête avait été mise à prix pour d'importantes sommes d'argent. Le maire et les conseillers municipaux ont récemment cessé d'assister aux manifestations publiques organisées à Gualaco, de crainte d'être attaqués.


Rosa Elvira Flores Juárez, la mère de Carlos Flores, a déclaré aux délégués d'Amnesty International que des agents de sécurité braquaient leurs armes sur son domicile chaque fois qu'ils passaient à côté en voiture. L'école locale a fermé il y a environ trois mois de cela, après que des agents de sécurité eurent apparemment ouvert le feu sur une salle de classe, contraignant l'enseignant et les enfants qui s'y trouvaient à se jeter à terre.


Le militant écologiste Carlos Flores était un des principaux animateurs de la campagne menée par les communautés de la municipalité de Gualaco contre la construction d'un barrage hydroélectrique par l'entreprise privée Energisa. Selon des témoins oculaires, cet homme a été abattu devant son domicile par 10 individus employés, semble-t-il, par un service privé de sécurité local travaillant pour Energisa.


Des mandats d'arrêt ont été décernés à l'encontre de cinq des individus soupçonnés d'avoir participé au meurtre de Carlos Flores. Les autorités n'ont toutefois procédé à aucune interpellation, laissant les communautés d'autant plus exposées à de nouvelles attaques.


Amnesty International est préoccupée par l'immobilisme des pouvoirs publics, qui n'ont pris aucune mesure pour garantir la sécurité des habitants de la région.


ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après
(en espagnol ou en français) :

– dites-vous préoccupé par la situation d'insécurité particulièrement grave qui règne dans la municipalité de Gualaco ;


– exprimez la crainte que d'autres personnes ne perdent la vie, à moins que des mesures ne soient prises de toute urgence pour garantir la protection de tous les individus menacés, en accord avec ceux-ci ;


– exhortez les autorités à ouvrir une enquête sur les menaces et les actes d'intimidation imputés à des agents de sécurité opérant dans la région ;


– appelez les autorités à veiller à ce qu'une enquête exhaustive et impartiale soit menée dans les plus brefs délais sur la mort de Carlos Roberto Flores, à ce que les résultats de ces investigations soient rendus publics, et à ce que ceux qui ont planifié, ordonné et commis ce crime soient traduits en justice.



APPELS À :

Président de la République :

S. E. Carlos Roberto Flores Facussé

Presidente de la República de Honduras

Casa Presidencial

Boulevard Juan Pablo Segundo

Palacio José Cecilio del Valle

Tegucigalpa, Honduras

Fax : + 504 234 1484

Courriers électroniques : law_bureau@hotmail.com

Télégrammes : Presidente de la República, Tegucigalpa, Honduras

Formule d'appel : Señor Presidente, / Monsieur le Président de la République,



Procureur général :

Dr. Roy Edmundo Medina

Fiscal General de la República

Fiscalía General, Ministerio Público

Edificio Castillo Poujol, 4 Avd,

Colonia Palmira, Boulevard Morazán

Tegucigalpa, Honduras

Télégrammes : Fiscal General, Tegucigalpa, Honduras

Fax : + 504 221 5667

Formule d'appel : Señor Fiscal General, / Monsieur le Procureur général,


Ministre de la Sécurité :

Dr. Gautama Fonseca

Ministro de Seguridad

Ministerio de Seguridad

Tegucigalpa, Honduras

Télégrammes : Ministro Seguridad, Tegucigalpa, Honduras

Fax : + 504 239 6892

Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre,



COPIES À :

Organisation non gouvernementale (ONG) de défense des droits humains :

Coordinadora Nacional Contra la Impunidad

Apartado Postal 1243

Tegucigalpa, Honduras



Commissaire national pour la protection des droits humains :

Dr. Leo Valladares Lanza

Comisionado Nacional de Protección de los Derechos Humanos

Avda. La Paz No. 2444, Contiguo a Galerías La Paz

Tegucigalpa, Honduras


ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Honduras dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 13 SEPTEMBRE 2001, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous trouverez les documents en français sur LotusNotes, rubrique ÉFAI - IS documents
Vous pouvez également consulter le site Internet des ÉFAI :
www.efai.org

Cómo puedes ayudar

AMNISTÍA INTERNACIONAL EN EL MUNDO