Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - Nicaragua: Nueve defensoras de los derechos de las mujeres. (Tarjeta)

NEUF DÉFENSEURES DES DROITS DES FEMMES

NICARAGUA



ÉCRIRE POUR LES DROITS



AMNESTY INTERNATIONAL

Document public

AMR 43/014/2009

ÉFAI


Décembre 2009




AIDEZ-NOUS !



Neuf défenseures des droits des femmes font l'objet de poursuites judiciaires pour le rôle qu'elles ont joué en faveur d'une fillette qui, tombée enceinte à la suite d'un viol à l'âge de neuf ans, a obtenu un avortement légal dans son pays. Il est à craindre qu'elles aient été visées pour leurs travaux en matière de droits humains, et notamment dans le domaine de la santé génésique.


Ana María Pizarro, Juanita Jiménez, Lorna Norori, Luisa Molina Arguello, Marta María Blandón, Martha Munguía, Mayra Sirias, Violeta Delgado et Yamileth Mejía sont des militantes nicaraguayennes bien connues. Ces défenseures des droits humains travaillent dans diverses ONG.


En octobre 2007, l'Association nicaraguayenne pour les droits humains, une ONG soutenue par l'Église catholique au Nicaragua, a porté plainte en justice contre les femmes, en citant leurs travaux sur le cas de la fillette de neuf ans.


Cela fait maintenant deux ans que la plainte a été déposée, mais aucune accusation n'a été officiellement émise.Amnesty International craint que la plainte soit uniquement motivée par le travail de défense des droits humains mené par ces femmes et par leurs activités militantes visant à ce que les femmes et les filles puissent recourir à des services de santé sûrs et efficaces en matière de sexualité et de procréation, y compris à l'avortement thérapeutique.


Les organisations auxquelles appartiennent ces militantes ont fait campagne contre la réforme législative adoptée au Nicaragua en 2008, qui a érigé en infraction pénale toutes les formes d'avortement. La loi ne prévoit aucune exception, dans aucune circonstance. Les femmes, les jeunes filles et les fillettes dont la vie ou la santé sont mises en péril par la grossesse, ou qui sont enceintes à la suite d'un viol ou d'un inceste, sont donc désormais contraintes de mener leur grossesse à terme.

Des femmes qui se trouvaient dans ces circonstances peuvent maintenant être emprisonnées pour avoir voulu bénéficier d'un avortement en toute sécurité ; des professionnels de la santé risquent d'être sanctionnés parce qu'ils ont fourni des soins médicaux essentiels afin de sauver la vie d'une patiente enceinte ou d'empêcher que leur santé ne se dégrade de manière irréversible.


Il est essentiel que les défenseurs des droits des femmes puissent poursuivre leurs activités légitimes au Nicaragua sans crainte d'être harcelés ou intimidés.



AGISSEZ



Écrivez au procureur général du Nicaragua :


- indiquez que la plainte apparemment sans fondement contre les neuf défenseures des droits humains reste ouverte depuis deux ans, et appelez le Bureau du procureur à résoudre cette affaire et à en clarifier la situation juridique ;


- engagez les autorités à faire en sorte que ces neuf femmes puissent poursuivre leur travail sans faire l'objet d'actes d'intimidation.


Dr Julio Centeno Gómez

Fiscal General de la República de Nicaragua

Ministerio Público

Km 4, Carretera Masaya

Contiguo al Bancentro

Managua

Nicaragua


Fax : 505 2255 6832

Formule d'appel : Monsieur le Procureur général



Marta María Blandón

© Ipas

Ana María Pizarro

© Amnesty International

Luisa Molina Arguello

© Amnesty International

Martha Munguía

© Amnesty International

Mayra Sirias

© Amnesty International

Violeta Delgado

© Amnesty International

Yamileth Mejía

© Amnesty International

Juanita Jiménez

© Amnesty International

Lorna Norori

© Amnesty International




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