Documento - Venezuela: Fear for Safety / Ill-treatment
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 010007 – AMR
53/001/01
AU 03/01
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ / MAUVAIS TRAITEMENTS
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VÉNÉZUÉLA |
La communauté des indigènes pemon de San Rafael de
Kamoirán, et notamment : |
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Londres, le 4 janvier 2001
Des indigènes pemon protestant contre la construction d’un réseau de distribution électrique dans la région de Gran Sabana, au Vénézuela, ont été soumis à des manœuvres de harcèlement par l’armée, et l’un d’entre eux s’est vu infliger de graves sévices. Amnesty International est vivement préoccupée par la sécurité de ces personnes.
Le 29 décembre 2000, au petit matin, Juan Ramón Lezama aurait été frappé par deux soldats, qui lui auraient serré la gorge jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Lorsqu’il est revenu à lui, il a tenté de s’échapper, mais a été pourchassé par les deux hommes. Il s’est alors pris dans des fils barbelés, où il a délibérément été laissé. Il semble qu’il ait été blessé au cou, aux bras et aux jambes. Amnesty International ignore s’il est toujours aux mains de l’armée.
Ces événements se sont produits après que l’armée, selon les informations reçues, se fut mise, fin décembre 2000, à exercer une surveillance constante sur la communauté indigène pemon de San Rafael de Kamoirán, dans la municipalité de Gran Sabana (État de Bolívar). Des soldats se sont rendus une première fois dans la communauté le 26 décembre et ont offert à la population de la nourriture gratuite. Les membres de la communauté ont rejeté cette proposition, pensant que l’objectif était de les persuader d’abandonner la campagne qu’ils mènent contre la construction d’un réseau électrique dans la région. Les trois jours suivants, les soldats sont retournés dans la communauté, ont interrogé certains de ses membres et ont confisqué des outils. Ils ont également encerclé la maison de Silviano Castro, le chef de la communauté.
Des membres de la communauté ont fait la déclaration suivante : le harcèlement continuel de l’armée « se produit sur nos propres terres, affecte notre vie quotidienne et menace notre culture et notre sécurité ».
INFORMATIONS GÉNÉRALES
La communauté des indigènes pemon proteste contre la construction d’un réseau de distribution électrique (tendido eléctrico) qui prévoit l’installation de pylônes et de lignes à haute tension dans le parc national de Canaïma, dans la réserve forestière d’Imataca et dans la région de Gran Sabana. Les travaux ont débuté en 1997, à la suite de la signature d’un accord dans lequel le Vénézuéla s’est engagé à alimenter en électricité le nord du Brésil.
Des indigènes pemon protestant contre la construction de ce réseau ont été soumis à des actes d’intimidation. En octobre 2000, Amnesty International a lancé une Action urgente en faveur d’une autre communauté d’indigènes pemon, celle de Santa Cruz de Maupari, dont les membres avaient reçu des menaces de mort (cf. AU 332/00, AMR 53/014/00 du 30 octobre 2000).
La nouvelle Constitution qui est entrée en vigueur au Vénézuéla en 1999 prévoit que les membres des communautés indigènes et leur environnement doivent être protégés. La Constitution comporte également des dispositions relatives au respect des droits humains et dispose que les conventions et traités internationaux relatifs à ces droits font partie intégrante des normes juridiques applicables au Vénézuéla.
ACTION RECOMMANDÉE : télégramme / lettre par avion / aérogramme / fax (en espagnol ou dans votre propre langue) :
– dites-vous préoccupé par les informations selon lesquelles Juan Ramón Lezama a été arrêté et frappé par des soldats le 29 décembre 2000 à San Rafael de Kaimorán, dans la municipalité de Gran Sabana (État de Bolívar) ;
– exhortez les autorités, si cet homme est toujours détenu, à le libérer immédiatement, à moins qu’il ne soit inculpé d’une infraction dûment prévue par la loi ;
– demandez instamment que soit menée sans délai une enquête indépendante sur les mauvais traitements dont cet homme aurait fait l’objet, que les résultats de ces investigations soient rendus publics et que les responsables présumés soient déférés à la justice ;
– faites état de votre inquiétude quant à la sécurité des membres de la communauté de San Rafael de Kaimorán, notamment Juan Ramón Lezama et Silviano Castro, et engagez les autorités à prendre toutes les mesures qui s’imposent afin ces personnes soient protégées.
APPELS À :
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Président de la République : Sr. Hugo Chávez Frías Presidente de la República Bolivariana de Venezuela Palacio de Miraflores Esquina de Bolero Av. Urdaneta Caracas Vénézuéla Fax : +582 806 3101 / 3325 (Ces numéros peuvent être difficiles à obtenir. Nous vous invitons à faire preuve de patience et à ne pas vous décourager.) Formule d’appel : Señor Presidente, / Monsieur le Président de la République, |
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Ministre de l’Intérieur et de la Justice : Sr. Luis Alfonso Dávila Ministro del Interior y Justicia Ministerio del Interior y Justicia Avenida Urdaneta Esquina de Platanal Edificio Interior y Justicia Caracas, Vénézuéla Fax : +582 861 1967 / 0363 Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre, |
COPIES À :
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Organisation de défense des droits des indigènes : AMIGRANSA Apartado Postal 50 460 Caracas 1050-A Vénézuéla
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ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Vénézuéla dans votre pays. |
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PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 15 FÉVRIER 2001, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL
FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.