Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - VENEZUELA. Temor por la seguridad

ACTION URGENTE 1

DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 030302 – AMR 53/007/2003
AU 130/03

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.

CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ

VÉNÉZUÉLA

Miguel Angel Díaz Loreto (h)

Dinorah María Díaz Loreto (f)

Jairo Alexis Díaz Loreto (h)

Bladimir Díaz (h)

Alexandra Gualdron (f)

Enmary Cava (f)

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Londres, le 9 mai 2003


Amnesty International est vivement préoccupée par la sécurité de Miguel Angel Díaz Loreto, Dinorah María Díaz Loreto, Jairo Alexis Díaz Loreto, Bladimir Díaz, Alexandra Gualdron et Enmary Cava. Ces personnes appartiennent toutes à la même famille et résident dans la ville de Cagua, située dans l’État d’Aragua. Ces derniers mois, les menaces de mort et les manœuvres de harcèlement à leur encontre se sont multipliées. Ces agissements seraient imputables à des membres de la police de l’État d’Aragua.


Les personnes citées ci-dessus avaient exhorté les autorités locales à mener une enquête exhaustive sur la mort de trois membres de leur famille : deux frères, Robert Díaz Loreto et Antonio Díaz Loreto, ainsi que leur père, Octavio Ignacio Díaz. Tous trois ont été tués dans des circonstances suspectes, le 6 janvier 2003, par des membres de la police de l’État d’Aragua.


Depuis l’ouverture d’une enquête sur ces homicides, les proches des personnes tuées seraient continuellement la cible d’actes de harcèlement et de menaces de mort. Le dernier en date de ces agissements a eu lieu le 26 avril. Des policiers, non munis de mandat, semble-t-il, se sont présentés au domicile de Miguel Angel Díaz Loreto. Ils voulaient procéder à son arrestation car ils le soupçonnaient d’être impliqué dans une infraction commise récemment. À la suite de cette opération de police, Miguel Angel Díaz Loreto a été placé en garde à vue pour une courte durée.


Également placée en garde à vue pour une courte durée au cours de cette opération de police, Dinorah María Díaz Loreto se serait entendu déclarer par un policier qu’il tuerait tous les membres de sa famille s’ils ne mettaient pas fin à l’enquête menée sur les circonstances de la mort de Robert Díaz Loreto, Antonio Díaz Loreto et Octavio Ignacio Díaz. Il a également été fortement conseillé à Miguel Angel Díaz Loreto de ne plus s’occuper de cette affaire.


INFORMATIONS GÉNÉRALES

Dans de nombreux États vénézuéliens, notamment l’Aragua, le Bolívar, l’Anzóatequi, le Portuguesa et le Falcón, la police, depuis longtemps, commet des exécutions extrajudiciaires et s’abstient d’assurer la protection des témoins et des proches des victimes. La Cour interaméricaine des droits de l’homme et la Commission interaméricaine des droits de l'homme sont intervenues à plusieurs reprises, demandant aux autorités locales et nationales d’enquêter sur ces crimes et de protéger les personnes menacées. Dans la plupart des cas, cependant, les autorités n’ont pas appliqué les mesures recommandées par les instances du système interaméricain des droits de l’homme.


En décembre 2002, Cesar Emilio Machado aurait été agressé et menacé par la Policía Municipal (police municipale) de la municipalité de Girardot, à Maracay, ville située dans l’État d’Aragua. Ces manœuvres visaient à l’empêcher de témoigner contre la police municipale dans le cadre d’un procès (voir l’AU 32/03, AMR 53/004/2003 du 29 janvier 2003).


ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après
(en espagnol, en anglais ou dans votre propre langue) :

– faites part de votre préoccupation quant à la sécurité de Miguel Angel Díaz Loreto, Dinorah María Díaz Loreto, Jairo Alexis Díaz Loreto, Bladimir Díaz, Alexandra Gualdron et Enmary Cava, et demandez aux autorités vénézuéliennes de prendre les mesures qui s’imposent pour assurer leur protection, conformément aux souhaits de ces personnes ;

– appelez les autorités à mener sans délai une enquête exhaustive et impartiale sur les menaces de mort et les actes de harcèlement dont ces personnes ont été la cible ; demandez que les résultats de ces investigations soient rendus publics et que les auteurs présumés soient déférés à la justice ;

– demandez que soit ouverte immédiatement une enquête exhaustive et impartiale sur les circonstances de la mort de Robert Díaz Loreto, Antonio Díaz Loreto et Octavio Ignacio Díaz, que les résultats de ces investigations soient rendus publics et que les responsables présumés soient traduits en justice.


APPELS À :

Procureur général du Vénézuéla :

Fiscal General de la República

Dr. Isaías Rodríguez

Avenida Universidad

Esquina Pele el ojo a Misericordia

Frente a Parque Carabobo

Caracas, Vénézuéla

Télégrammes : Fiscal General de la República, Caracas, Venezuela

Fax : +58 212 576 4419

Formule d'appel : Estimado Señor Fiscal General, / Monsieur le Procureur général,



Gouverneur de l’État d’Aragua :

Gobernador del estado Aragua

Sr. Didalco Bolívar

Palacio de Gobierno

Maracay

Estado de Aragua, Vénézuéla

Télégrammes : Gobernador del estado Aragua, Maracay, Estado de Aragua, Venezuela

Fax : +58 243 237 7002

Formule d’appel : Estimado Señor Gobernador, / Monsieur le Gouverneur,


Responsable de la police de l’État d’Aragua :

Comandante de la policía de Aragua

Comisario Angel Mercado

(pas d’adresse disponible)

Télégrammes : Comandante de la policía de Aragua, Maracay, Estado de Aragua, Venezuela

Fax : +58 243 235 1220

Formule d'appel : Estimado Señor Comisario, / Monsieur le Commissaire,



Médiateur :

Defensoría del Pueblo

Dr. Germán Mundaraín

Bellas Artes Comienzo Avenida México

frente al Ateneo de Caracas

Plaza Morelos

Caracas, Vénézuéla

Télégrammes : Defensoría del Pueblo, Caracas, Venezuela

Fax : +58 212 575 4467 (Si un correspondant vous répond, dites : “ tono de fax por favor ” pour obtenir la ligne de fax.)

Courriers électroniques : gmundarain@defensoria.gov.ve

Formule d'appel : Estimado Señor, / Monsieur,

COPIES À :

Commission pour le respect des droits humains, la justice et la paix dans l’État d’Aragua :

Comisíon de Derechos Humanos, de Justicia y Paz del Estado Aragua

Calle Negro Primero, Oeste N 98, frente al Liceo ‘Valentin Espinal’

Cruce con Avenida Ayacucho

Maracay, Estado de Aragua, Vénézuéla

Tél./Fax. : +58 243 233 6363 (Si un correspondant vous répond, dites : “ tono de fax por favor ” pour obtenir la ligne de fax.)



ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Vénézuéla dans votre pays.



PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 20 JUIN 2003, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.

1 La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous trouverez les documents en français sur LotusNotes, rubrique ÉFAI - IS documents
Vous pouvez également consulter le site Internet des ÉFAI :
www.efai.org

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