Documento - VENEZUELA. Temor por la seguridad / amenazas de muerte
DOCUMENT PUBLIC AMR 53/009/2004 – ÉFAI
Action complémentaire sur l’AU 124/02 (AMR 53/004/02 du
23 avril 2002) et sa mise à jour (AMR 53/008/2003 du
15 mai 2003)
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
MENACES DE MORT / CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ
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VÉNÉZUÉLA |
Liliana Ortega (f), présidente du Comité de
Familiares de Victimas del 27 de Febrero (COFAVIC, Comité des
parents des victimes des événements du 27 février) |
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Londres, le 17 mai 2004
Amnesty International est à nouveau préoccupée par la sécurité de Liliana Ortega et des autres membres du Comité de Familiares de Victimas del 27 de Febrero (COFAVIC, Comité des parents des victimes des événements du 27 février), une organisation vénézuélienne de défense des droits humains, car ils ont été la cible de menaces de mort et de manœuvres d’intimidation.
Le 12 mai, en début d’après-midi, un membre du COFAVIC a vu un inconnu disposer des tracts à l’entrée principale du siège de l’organisation. Il s’agissait de menaces de mort contre Liliana Ortega et d’insultes. Les tracts représentaient par ailleurs une caricature de Liliana Ortega disant : « On me paie pour défendre les droits humains des crapules de l’opposition ».
Le même jour, le COFAVIC a reçu un certain nombre d’appels téléphoniques d’interlocuteurs inconnus, qui demandaient des renseignements sur Liliana Ortega et sur l’organisation avant de raccrocher brusquement.
Ces menaces semblent avoir un rapport avec les activités menées par le COFAVIC, qui recueille des informations sur des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements imputables à des membres des forces de sécurité et dénonce de tels agissements. L’organisation a été citée dans un rapport d’Amnesty International, également publié le 12 mai, sur les violences politiques qui ont secoué le Vénézuéla en février et mars 2004.
À la suite de ces menaces de mort, des policiers ont de nouveau été postés devant les portes des bureaux du COFAVIC. Toutefois, tant que les autorités vénézuéliennes n’auront pas clairement indiqué qu’elles ne toléreront en aucune circonstance les menaces et actes de violence visant les organisations de défense des droits humains comme le COFAVIC, Amnesty International craint que ces défenseurs des droits de la personne ne restent en danger de mort.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Entre le 27 février et le 4 mars 2004, des affrontements ont opposé manifestants de l’opposition et membres des forces de l’ordre. Pas moins de 14 personnes ont été tuées, et plus de 200 blessées. Par ailleurs, plus de 500 ont été appréhendées (veuillez consulter le document d’Amnesty International intitulé Venezuela: Human Rights under Threat, AMR 53/005/2004, mai 2004).
Comme d’autres organisations vénézuéliennes et internationales de défense des droits fondamentaux, le COFAVIC a demandé publiquement qu’une enquête indépendante et impartiale soit menée sur les violations des droits humains perpétrées lors de ces troubles, afin que les responsabilités des uns et des autres, à tous les niveaux, soient établies, et que les responsables présumés soient traduits en justice.
Une nouvelle fois, le Vénézuéla est en proie à des tensions politiques après l’arrestation, en mai 2004, d’une centaine de paramilitaires présumés originaires de la Colombie. Ceux-ci seraient impliqués dans un complot visant à renverser le gouvernement élu du président Chávez. Une enquête a été ouverte sur les suspects.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que
vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires
mentionnés
ci-après (en espagnol ou dans
votre propre langue) :
– dites-vous préoccupé par les menaces dont Liliana Ortega et les autres membres du Comité de Familiares de Victimas del 27 de Febrero (COFAVIC, Comité des parents des victimes des événements du 27 février) ont été la cible ;
– exhortez les autorités à prendre des mesures efficaces pour garantir la sécurité des personnes menacées, après concertation avec celles-ci ;
– demandez instamment qu’une enquête impartiale et exhaustive soit menée dans les plus brefs délais sur les menaces formulées contre Liliana Ortega et le COFAVIC, que les résultats de ces investigations soient rendus publics et que les responsables présumés de ces agissements soient déférés à la justice ;
– rappelez aux autorités que la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et de protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, reconnaît la légitimité des activités des défenseurs des droits humains et leur droit de mener ces activités sans restriction ni crainte de représailles.
APPELS À :
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Président de la République : Hugo Chávez Frías Presidente de la República Bolivariana de Venezuela Palacio de Miraflores Esquina de Bolero Av. Urdaneta Caracas, Vénézuéla Fax : +58 212 806 3376 Formule d’appel : Señor Presidente, / Monsieur le Président de la République, |
Procureur général du Vénézuéla : Dr. Isaías Rodríguez Fiscal General de la República Avenida Universidad Esquina Pele el ojo a Misericordia Frente a Parque Carabobo Caracas, Vénézuéla Fax : +58 212 576 4419 Formule d'appel : Estimado Dr Rodríguez, / Monsieur le Procureur général, |
Ministre de l’Intérieur et de la Justice :
General Lucas Rincón Romero
Ministro del Interior y Justicia
Ministerio del Interior y Justicia
Avenida Urdaneta Esquina de Platanal
Edificio Interior y Justicia
Despacho del Ministro, piso tres
Caracas, Vénézuéla
Fax : +58 212 506 1194 / 1507
Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre,
COPIES À :
Comité des parents des victimes des événements du 27 février :
Comité de Familiares de Victimas del 27 de Febrero (COFAVIC)
Apdo Postal 16150
La Candelaria
Caracas 1010-A
Vénézuéla
ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Vénézuéla dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 28 JUIN 2004, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT
ENCORE INTERVENIR. MERCI.
La version originale a
été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l'adresse
suivante : http://www.efai.org