Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - Corea del Sur: Amnistía Internacional pide la excarcelación de presos en Corea del Sur


CORÉE DU SUD

Amnesty International demande la libération de prisonniers

Index AI : ASA 25/11/99


Déclaration publique


Amnesty International a demandé aujourd’hui (8 février 1999) confirmation de la libération de 17 prisonniers politiques de longue date, qui devrait intervenir à la faveur d’une grâce dans le courant du mois. Le gouvernement a en effet laissé entendre que ces détenus, âgés, pourraient figurer parmi les personnes graciées. L’Organisation a également demandé la libération de l’ensemble des personnes incarcérées en raison de leurs activités politiques et syndicales non violentes.

« Ces 17 personnes sont emprisonnées depuis trente à quarante ans dans des conditions éprouvantes et auraient dû être libérées depuis longtemps, a déclaré Amnesty International. Nous craignons toutefois que d’autres prisonniers politiques ne bénéficient pas de cette grâce uniquement en raison de leur refus de signer l’engagement de respecter la législation. »

Au nombre des prisonniers politiques de longue date qui se sont vu refuser la libération l’an dernier figurent Kang Yong-ju et Cho Sang-nok. Condamnés à l’issue d’un procès inique sous de précédents gouvernements, ils ont déclaré que l’obligation de signer l’engagement de respecter la Loi relative à la sécurité nationale allait à l’encontre de leur droit à la liberté d’opinion. Ahn Jae-Ku, soixante-cinq ans, et Yu Rak-jin, soixante et onze ans, qui souffrent tous deux de problèmes de santé, devraient également être libérés.

Les arrestations pour motifs politiques en vertu de la Loi relative à la sécurité nationale se poursuivent à un rythme alarmant – près de 400 personnes ont été interpellées en 1998 et accusées d’avoir enfreint la législation en soutenant la Corée du Nord ; certaines d’entre elles ont été condamnées à de lourdes peines. En janvier 1999, quinze dirigeants de syndicats, d’associations de travailleurs, de mouvements de jeunes et de femmes ont été condamnés à des peines comprises entre trois et quinze ans d’emprisonnement.

Le gouvernement avait déclaré à Amnesty International que la loi ne serait pas appliquée de manière abusive, mais les atteintes aux droits fondamentaux se poursuivent.

« Tant que la Loi relative à la sécurité nationale n’aura pas été amendée, les détenus libérés seront rapidement remplacés et les atteintes aux droits humains continueront. La seule solution à long terme implique une réforme législative », a conclu Amnesty International. l



La version originale a été publiée par Amnesty International, Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 8DJ, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi. La version française a été traduite et diffusée par les Éditions francophones d’Amnesty International - ÉFAI -


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