Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - Tonga: Detenidos nuevamente los presos de conciencia que habian quedado en libertad

AMNESTY INTERNATIONAL

BULLETIN D'INFORMATIONS 217/96


TONGA

Des prisonniers d'opinion qui avaient été libérés ont été à nouveau arrêtés

Index AI : ASA 40/03/96


Amnesty International est préoccupée par l'attitude actuelle du gouvernement des Tonga, qui semble vouloir intimider la presse et les milieux politiques favorables à la démocratie. Aujourd'hui (vendredi 15 novembre), la police de ce pays a arrêté deux hommes politiques et un journaliste. Le chef d'accusation retenu contre eux serait celui de sédition.

« C'est la troisième fois cette année que des journalistes et des hommes politiques se retrouvent en prison aux Tonga, pour avoir critiqué de manière pourtant pacifique le gouvernement, a déclaré Amnesty International.

« Il y a un mois à peine, l'Organisation se félicitait de la libération anticipée de deux des personnes arrêtées à nouveau aujourd'hui, que nous considérions comme des prisonniers d'opinion. Il semble qu'elles risquent d'être de nouveau condamnées à des peines d'emprisonnement pour les mêmes activités, mais en vertu d'une autre loi », a poursuivi Amnesty International.

Les deux hommes politiques, 'Akilisi Pohiva et Tesina Fuko, seraient toujours détenus à Nuku'alofa, dans des cellules de la police. Filokalafi 'Akau'ola, rédacteur en chef adjoint du Times of Tonga, a été quant à lui libéré. Selon certaines informations, ces trois hommes risquent d'être inculpés de sédition, en relation avec des articles de presse réclamant davantage de démocratie.

Aux Tonga, une minorité de huit députés est élue au suffrage universel, tandis que les 21 autres sièges du Parlement sont occupés par des membres du Conseil des ministres, nommés par le roi Taufa'Ahau Tupou IV, ainsi que par des nobles, représentants coutumiers du roi dans les villages.

'Akilisi Pohiva est l'un des dirigeants du mouvement en faveur de la démocratie, Tesina Fuko est le représentant officiel de l'archipel Ha'apai, au nord-est des Tonga. Filokalafi 'Akau'ola avait déjà été arrêté en janvier, en même temps que deux autres sympathisants du mouvement en faveur de la démocratie, pour avoir provoqué la colère du ministre de l'Intérieur, Clive Edwards.

Le 19 septembre, 'Akilisi Pohiva et Filokalafi 'Akau'ola avaient été incarcérés pour outrage au Parlement, sur décision de l'Assemblée législative. Cependant, ils avaient été libérés au bout de trois semaines, après que la Cour suprême eut stipulé que leur incarcération contrevenait à la Constitution et au règlement du Parlement. Ils avaient été arrêtés avec le rédacteur en chef du Times of Tonga, Kalafi Moala, à la suite de la publication dans ce journal d'une motion s'opposant au ministre de la Justice.

Leur emprisonnement faisait suite à des allégations selon lesquelles la motion n'avait pas encore été soumise officiellement lorsque le journal l'avait publiée, le 4 septembre. Il semble cependant que le secrétaire du groupe parlementaire des Peoples' Representatives (Représentants du peuple) ait remis la motion au secrétariat du Parlement onze jours avant qu'elle n'ait été publiée.

« Les Tonga ne peuvent prétendre échapper à la vigilance de la communauté internationale en matière de respect des droits de l'homme du seul fait de leurs dimensions réduites et de leur isolement géographique », a conclu Amnesty International l



La version originale a été publiée par Amnesty International, Secretariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 8DJ, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi. La version française a été traduite et diffusée par les Éditions francophones d'Amnesty International - ÉFAI -


--

Cómo puedes ayudar

AMNISTÍA INTERNACIONAL EN EL MUNDO