Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - Iran: En libertad bajo fianza clérigo Iraní.


Information complémentaire sur l'AU 25/10, MDE 13/014/2010 – Iran 2 février 2010


ACTION URGENTE

IRAN : UN ECCLÉSIASTIQUE LIBÉRÉ SOUS CAUTION

L'ayatollah iranien Mohammad Taghi Khalaji a été libéré sous caution le 1er février, après avoir passé près de trois semaines en détention à la prison d'Evin, à Téhéran (la capitale de l'Iran). Bien qu'il n'ait pas été formellement inculpé, il pourrait plus tard faire l'objet de poursuites pénales et être traduit en justice. Avant son arrestation, il avait critiqué le recours à la violence contre des manifestants pacifiques.

L'ayatollah Mohammad Taghi Khalaji, 61 ans, a été libéré après avoir cédé les titres de propriété de sa maison de Qom. Son passeport et ses effets personnels confisqués lors de son arrestation ne lui ont pas été rendus.Il avait été arrêté chez lui, à Qom, dans le nord de l'Iran, le 12 janvier.Il soutenait le grand ayatollah Montazeri, éminente figure religieuse, très critique à l'égard du gouvernement iranien.Des manifestations ont éclaté lors de la mort du grand ayatollah Montazeri, le 20 décembre, ainsi que lors des fêtes religieuses de Tassoua et de l'Achoura, les 26 et 27 décembre, mais elles ont été violemment réprimées par les forces de sécurité.

Selon sa famille, depuis l'élection présidentielle contestée de juin 2009, l'ayatollah Mohammad Taghi Khalaji a prononcé plusieurs discours critiquant les autorités et en particulier leur recours à la violence contre des manifestants pacifiques.La dernière fois qu'il a prononcé un discours de ce type, c'était juste avant l'Achoura. Il a également appelé à un apaisement des tensions entre le gouvernement et l'opposition.Il avait reçu des avertissements de la part des autorités iraniennes à la suite de ses précédents discours.

Le gouvernement iranien a interdit tout rassemblement hors de Qom pour les funérailles du grand ayatollah Montazeri. Le 23 décembre, à Ispahan, lors d'une cérémonie de deuil non autorisée pour le grand ayatollah, la police a utilisé du gaz lacrymogène et du gaz poivre pour disperser la foule et elle a arrêté des dizaines de personnes.Le 27 décembre, septième jour de deuil pour le grand ayatollah et date de l'Achoura, une importante fête religieuse chiite, des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Téhéran et d'autres grandes villes, notamment Meched, Ispahan, Chiraz, Tabriz et Qom.Des centaines de manifestants ont été arrêtés et quelques uns ont été tués.À divers moments, les autorités ont reconnu entre huit et 15 décès, bien que ce chiffre ait ensuite été réduit à sept.

Les autorités iraniennes ont déclaré que les manifestants qui « se soulèvent » ou commettent des actes de violence tels que des incendies volontaires seraient inculpés de mohareb(inimitié à l'égard de Dieu), une infraction passible de la peine de mort.Le 18 janvier, cinq personnes dont on ignore les noms ont été jugées pour moharebà la suite des manifestations de l'Achoura.Le 28 janvier, deux hommes ont été exécutés pour mohareb. Ils étaient accusés d'avoir organisé les manifestations de juin et de juillet bien qu'ils aient été en détention avant les élections du mois de juin.Selon un communiqué de l'agence de presse Fars daté du 2 février, le responsable adjoint du pouvoir judiciaire, Abrahim Raisi, aurait déclaré que neuf autres personnes seraient exécutées « bientôt » pour avoir participé aux manifestations « dans le but de créer des divisions et de renverser le système ».

Selon Jaras, un site d'information de l'opposition en persan, bien plus de 180 journalistes, défenseurs des droits humains et membres de partis politiques proches de Mir Hossein Moussavi et de l'ancien président Khatami auraient été arrêtés depuis les manifestations de l'Achoura, parmi lesquels Emaddedin Baghi, le lauréat 2009 du prix Martin Ennals, décerné à des défenseurs des droits humains.Voir l'AU 05/10,MDE 13/003/2010.Pour obtenir plus d'informations au sujet des événements qui ont suivi les élections, veuillez consulter le document intitulé Iran: Election contested, Repression compounded(index AI : MDE 13/123/2009), décembre 2009, http://www.amnesty.org/en/library/info/MDE13/123/2009/en (en anglais).

Aucune action complémentaire n'est requise de la part du Réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.


Ceci est la première mise à jour de l'AU 25/10 (AMR 13/013/2010). Pour plus d'informations : http://amnesty.org/fr/library/info/MDE13/013/2010/fr


Information complémentaire sur l'AU 25/10, MDE 31/014/2010, 2 février 2010

Cómo puedes ayudar

AMNISTÍA INTERNACIONAL EN EL MUNDO